<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F952" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F952"><dc:title>Enfant victime de maltraitance</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>En cas de maltraitance envers un enfant, des dispositifs existent pour protéger l’enfant, alerter les autorités et poursuivre les auteurs.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2025-11-19</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F952</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181751/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165311, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181756/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165378/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043409351, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049531911, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N260</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N260">Mineur victime</Niveau><Niveau ID="F952" type="Fiche d'information conditionnée">Enfant victime de maltraitance</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20279">Justice des mineurs</SousThemePere><DossierPere ID="N260"><Titre>Mineur victime</Titre><Fiche ID="F20283">Vol ou racket</Fiche><Fiche ID="F952">Mauvais traitements</Fiche><Fiche ID="F2274">Infraction sexuelle</Fiche><Fiche ID="F31985">Harcèlement à l'école</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>En cas de maltraitance envers un enfant, qu’il s’agisse de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences, des dispositifs existent pour protéger l’enfant, alerter les autorités et poursuivre les auteurs. Comment procéder ? Nous vous donnons les démarches à suivre et les aides disponibles.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>À quoi correspond la maltraitance sur un enfant ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La maltraitance sur un enfant correspond à toute atteinte portée à son intégrité physique, psychologique ou affective, ainsi qu’à son développement.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être exercée par ses parents, par d’autres membres de sa famille, ou par des personnes de son entourage (voisin, ami, proche…).</Paragraphe><Paragraphe>Cette maltraitance peut être caractérisée par :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>des <LienInterne LienPublication="F2274" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">violences physiques ou sexuelles</LienInterne> (morsure, brûlure, étranglement, attouchement, mutilation sexuelle...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>des violences psychologiques (brimades, menaces...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>ou la privation volontaire de soins (alimentation, médicaments, hygiène...).</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le <LienInterne LienPublication="F31985" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">harcèlement scolaire</LienInterne> et les autres cas de violences entre élèves font l'objet d'un traitement spécifique.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui doit faire un signalement lorsqu'un enfant est victime de maltraitance et comment ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Toute personne</MiseEnEvidence> (mineure ou majeure) témoin d'un acte de maltraitance envers un enfant ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l'être <MiseEnEvidence>doit</MiseEnEvidence> signaler les faits. Il peut s'agir d'un particulier ou d'un professionnel (assistante sociale, médecin...).</Paragraphe><Paragraphe>Le signalement peut être <MiseEnEvidence>anonyme</MiseEnEvidence>, qu'il soit fait par courrier ou par téléphone.</Paragraphe><Paragraphe>119</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu'une situation de maltraitance envers un enfant est constatée, que l'on soit victime ou témoin (direct ou indirect), il convient d'appeler le 119.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R20576" sve="non" type="Centre de contact"><Titre>Enfance en danger - 119</Titre><Texte><Paragraphe>Numéro d'appel destiné à tout enfant ou adolescent victime de violences ou à toute personne préoccupée par une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être.</Paragraphe><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par téléphone</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>119</MiseEnEvidence> (appel gratuit et confidentiel)</Paragraphe><Paragraphe>24h/24 et 7 jours/7</Paragraphe><Paragraphe>Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Sur le site www.allo119.gouv.fr</Paragraphe></Titre><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/besoin-daide?tchat=1">Tchat en temps réel</LienExterne> destiné aux moins de 21 ans (7 jours/7 de15 h à 21 h)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/je-suis-sourd-ou-malentendant-comment-puis-je-contacter-119">Dispositif en langue des signes française</LienExterne> pour les personnes sourdes et malentendantes</Paragraphe><Paragraphe>Cette plateforme est ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h et le samedi de 9 h à 12 h.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.allo119.gouv.fr/recueil-de-situation?p=majeur">Formulaire de recueil en ligne</LienExterne> pour déposer une situation si vous êtes adulte</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre></Texte></OuSAdresser><Paragraphe>Services d'urgence (15, 17, 18)</Paragraphe><Paragraphe>En cas d'urgence, les <LienInterne LienPublication="F33954" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">services de secours</LienInterne> peuvent être sollicités.</Paragraphe><Paragraphe>Aide sociale à l'enfance (ASE)</Paragraphe><Paragraphe>Les services du département (l’aide sociale à l'enfance - ASE - ou la cellule de recueil des informations préoccupantes - Crip) peuvent également être saisis.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R3" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Services du département</Titre><PivotLocal>cg</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/cg"/></OuSAdresser><Paragraphe>Procureur de la République</Paragraphe><Paragraphe>Pour les cas d'une exceptionnelle gravité (violences physiques ou sexuelles par exemple), il est possible de s'adresser directement, par courrier, au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Défenseur des droits</Paragraphe><Paragraphe>Il est également possible de s'adresser au Défenseur des droits, notamment pour signaler des dysfonctionnements dans la prise en charge ou la protection de l’enfant.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R37857" sve="non" type="Centre de contact"><Titre>Défenseur des droits</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par courrier (depuis la France, gratuit et sans affranchissement)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Défenseur des droits</Paragraphe><Paragraphe>Libre réponse 71120</Paragraphe><Paragraphe>75342 Paris cedex 07</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Attention :</MiseEnEvidence> joindre à votre courrier les photocopies des pièces relatives à votre saisine.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par messagerie électronique</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Accès au <LienExterne URL="https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/code/afficher.php?ETAPE=accueil_2016">formulaire de contact</LienExterne></Paragraphe></Chapitre></Texte></OuSAdresser><Paragraphe>La personne à l'origine du signalement est informée des suites données à une information préoccupante sur un mineur en danger sauf si cette information est contraire à ses intérêts ou à ceux de l'enfant.</Paragraphe><Paragraphe>La non-dénonciation d'une situation de maltraitance dont une personne a connaissance peut être punie de 3 ans de prison et de <Valeur>45 000 €</Valeur> d'amende. Lorsque ces faits concernent un mineur de moins de 15 ans, la loi considère la situation comme plus grave et les peines sont portées à cinq ans de prison et <Valeur>75 000  €</Valeur>d'amende.</Paragraphe><Paragraphe>Le fait d'alerter volontairement les autorités sur des faits inexacts relève de la <LienIntra LienID="R63295" type="Définition de glossaire">dénonciation calomnieuse</LienIntra>. Ce délit est puni par une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans et une amende de <Valeur>45 000 €</Valeur>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> peut également lancer, de lui-même, une enquête à la suite d'un signalement.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment l'enfant victime de maltraitance peut-il porter plainte ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Même en cas d'implication des parents, une <LienInterne LienPublication="F1567" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">plainte simple</LienInterne> peut être déposée par la victime. Cet acte permet de <MiseEnEvidence>signaler</MiseEnEvidence> à la justice (procureur de la République, officiers de police judiciaire) les faits subis (violences physiques ou psychologiques, privation de soin...).</Paragraphe><Paragraphe>Mais, si la victime mineure souhaite que sa plainte donne lieu à des poursuites, obtenir une indemnisation, elle devra <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">se constituer partie civile</LienInterne>. Pour ce faire, elle devra <MiseEnEvidence>obligatoirement</MiseEnEvidence> être représentée :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>par une personne majeure (grand-parent, tuteur, <LienIntra LienID="R31608" type="Définition de glossaire">administrateur ad hoc</LienIntra>...),</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>ou par une association de plus de 5 ans d'ancienneté, dont l'objet est la défense des victimes. Dans ce cas, la procédure doit déjà avoir été lancée par le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> ou faire suite à la plainte.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R54969" type="Définition de glossaire">délai de prescription</LienIntra> concernant la plupart des infractions commises sur les mineurs est de 30 ans à compter de la majorité de la victime en cas de viol. L'auteur des maltraitances peut donc être poursuivi et condamné même longtemps après les faits.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment l'enfant victime de maltraitance peut-il bénéficier d'un accompagnement psychologique ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enfant victime de maltraitance peut bénéficier d’un soutien psychologique via :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>les services de l’<LienInterne LienPublication="R31134" type="Acronyme">Ase</LienInterne>,</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>les centres médico-psychologiques (CMP) ou CMPP,</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>les maisons des adolescents,</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>les unités médico-judiciaires (UMJ),</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>les cellules de psychotrauma créées dans chaque région.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces soins sont <MiseEnEvidence>gratuits</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>confidentiels</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quand intervient l'aide sociale à l'enfance à la suite d’un signalement de maltraitance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>À la suite du signalement, le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) peut intervenir au domicile de l'enfant pour évaluer sa situation.</Paragraphe><Paragraphe>Si cet examen conclut à l'existence d'un danger ou d'un risque de danger pour l'enfant, le service peut proposer diverses mesures de protection administratives (par exemple des aides à domicile, un accueil ou hébergement ponctuel).</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, l’hébergement en hôtel est interdit pour les enfants confiés à l’ASE, sauf exception (jeunes de plus de 16 ans, 2 mois maximum).</Paragraphe><Paragraphe>Si l'examen de la situation conclut à un danger pour l'enfant et que les parents refusent les mesures de protection administratives ou qu'elles ne sont pas efficaces, le service peut saisir le procureur de la République. Celui-ci peut s'adresser à un juge des enfants pour qu'il mette en place des mesures d'assistance éducative (mesure de suivi et d'aide à la famille) ou, si l'enfant court un grave danger, décider de le placer temporairement en urgence (dans une famille d'accueil par exemple).</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles mesures de protection peuvent être prises par la justice lorsqu'un enfant est victime de maltraitance ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants peut prendre des mesures de suivi et d'aide à la famille et des mesures de placement.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mesures de suivi et d'aide à la famille</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants essaie, dans la mesure du possible, de <MiseEnEvidence>maintenir l'enfant dans sa famille.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Il peut désigner une personne qualifiée ou un service spécialisé pour aider la famille.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><Paragraphe>La personne qualifiée est chargée d’accompagner l’enfant et sa famille au quotidien. Elle apporte des conseils éducatifs, un soutien personnalisé et peut orienter la famille vers des services adaptés.</Paragraphe><Paragraphe>Le service spécialisé doit mettre en place un accompagnement social et éducatif de la famille pour <MiseEnEvidence>assurer la santé, la sécurité et l'éducation de l'enfant</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'enfant peut également bénéficier d'un accompagnement psychologique.</Paragraphe><Paragraphe>Quand l'enfant est suivi par un service spécialisé, il peut y être hébergé de façon exceptionnelle ou périodique (1 semaine par mois par exemple).</Paragraphe><Paragraphe>Le juge peut soumettre l'enfant ou ses parents au respect de certaines obligations. Elles peuvent être les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Suivre une scolarité (être inscrit dans un établissement sanitaire ou d'éducation, y compris en internat)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Exercer une activité professionnelle par l'enfant, s'il est <LienInterne LienPublication="F1649" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">en âge de travailler</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Respecter un suivi psychologique ou médical.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si l'enfant est suivi par un service spécialisé, la mesure peut durer <MiseEnEvidence>2 ans maximum</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>renouvelable 1 fois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'enfant est suivi par une personne qualifiée, il n'y a <MiseEnEvidence>pas de durée maximale.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Le juge peut également ordonner une <LienInterne LienPublication="F18360" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">aide à la gestion du budget familial</LienInterne>, dont le but est de rétablir l'autonomie financière de la famille ou une <LienInterne LienPublication="F970" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">aide éducative à domicile</LienInterne> dont le but est de restaurer les liens entre les parents et l'enfant.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge peut également ordonner une médiation familiale, notamment pour favoriser la communication entre parents et enfants, sous conditions spécifiques (accord des parents, absence de violence). Ce dispositif vise à apaiser les tensions et améliorer la situation familiale.</Paragraphe><Paragraphe>Par ailleurs, le juge peut décider d'une mesure judiciaire d’investigation éducative pour mieux évaluer la situation familiale avant de prendre des mesures plus contraignantes.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut aussi interdire la sortie du territoire national de l’enfant pour une durée maximale de 2 ans en complément d’une mesure d’assistance éducative.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mesures de placement</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge des enfants peut décider d'une <LienInterne LienPublication="F3140" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">mesure de placement</LienInterne> dans les cas les plus graves.</Paragraphe><Paragraphe>Cette mesure ne retire pas <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'autorité parentale</LienInterne> aux parents de l'enfant.</Paragraphe><Paragraphe>Cette mesure est fixée pour une durée de <MiseEnEvidence>2 ans maximum</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>renouvelable 1 fois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, il est possible que les mesures soient ordonnées pour une durée supérieure si la situation de la famille l'exige.</Paragraphe><Paragraphe>Les parents peuvent obtenir un <LienInterne LienPublication="F18786" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">droit de visite</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les frais occasionnés par la prise en charge du mineur doivent être payés par les parents, sauf décision contraire du juge.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de placement d'urgence, le juge peut prendre une décision rapide sans audition préalable des parties, mais doit les convoquer dans un délai de 15 jours pour confirmer ou modifier la mesure.</Paragraphe><Paragraphe>Les mesures de placement sont exécutées sous la responsabilité de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), qui assure le suivi éducatif et social du mineur.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les peines applicables en cas de maltratitance sur un enfant ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La loi prévoit des sanctions spécifiques pour protéger les mineurs.</Paragraphe><Paragraphe>Les peines varient selon l’âge de la victime et celui de l’auteur de l’infraction.</Paragraphe><Paragraphe>Les enfants de moins de 15 ans bénéficient d’une protection renforcée. Toute infraction à leur encontre entraîne des peines plus sévères que si la victime était plus âgée. Les mineurs de 15 ans et plus restent protégés mais avec des sanctions proches de celles prévues pour les adultes, sauf circonstances aggravantes.</Paragraphe><Paragraphe>L’âge de l’auteur joue également un rôle déterminant : un mineur auteur est généralement soumis à des <LienInterne LienPublication="F1837" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">mesures éducatives ou à des peines adaptées</LienInterne> à son âge et à son discernement.</Paragraphe><Tableau><Titre>Principales infractions et peines correspondantes selon l’âge de la victime et de l’auteur</Titre><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="30" type="normal"/><Rangée type="header"><Cellule><Paragraphe>Type d’infraction</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Victime &lt; 15 ans et auteur mineur</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Victime &lt; 15 ans et auteur majeur</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Victime ≥ 15 ans et auteur mineur</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Victime ≥ 15 ans et auteur majeur</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Violences physiques</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives ou peines adaptées à l’âge et au <LienIntra LienID="R72953" type="Définition de glossaire">discernement</LienIntra></Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Incapacité totale de travail (ITT) &lt; 8 jours : 5 ans et <Valeur>75 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>ITT &gt; 8 jours : 10 ans et <Valeur>150 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Mutilation/perte fonction permanente : 20 ans</Paragraphe><Paragraphe>Décès : 30 ans</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives ou peines adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Aggravation possible si mineur victime et auteur ascendant ou ayant autorité sur l’enfant</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Violences sexuelles</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Agression : 7 ans et <Valeur>100 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Si ascendant/autorité : 10 ans et <Valeur>150 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Viol : 20 ans, 30 ans en cas de circonstances aggravantes</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Aggravation possible si mineur victime et auteur ascendant ou ayant autorité sur l’enfant</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Privation de soin / mise en danger</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Privation de soins : 7 ans et <Valeur>100 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Si décès : 20 ans</Paragraphe><Paragraphe>Mise en danger directe : 1 an et <Valeur>15 000 €</Valeur></Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Aggravation possible si mineur victime</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Exploitation / atteinte à la moralité</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mendicité forcée : 5 ans et <Valeur>75 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Corruption : 7 ans et <Valeur>100 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Traite/exploitation sexuelle : jusqu’à 20 ans</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Mesures éducatives adaptées</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Aggravation possible si mineur victime</Paragraphe></Cellule></Rangée></Tableau><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Lorsqu’on parle d’ITT, il ne s’agit pas d’incapacité de travailler professionnellement pour un mineur, mais de la période pendant laquelle il est empêché de mener sa vie normale, c’est-à-dire de se déplacer, de se nourrir, d’aller à l’école ou de jouer.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Les peines principales peuvent également s’accompagner de peines complémentaires telles que :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>le retrait de l’autorité parentale,</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>l’interdiction d’exercer une activité en contact avec des enfants</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>ou la privation de certains droits civiques, civils ou familiaux.</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F20283" audience="Particuliers"><Titre>Mineur victime de vol ou d'extorsion (racket)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2274" audience="Particuliers"><Titre>Mineur victime d'infraction sexuelle</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F38050" audience="Particuliers"><Titre>Combien de temps peut-on agir en justice en cas d'infraction sexuelle sur mineur ?</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181751/" ID="R32635"><Titre>Code pénal : articles 222-7 à 222-16-3</Titre><Complement>Peines encourues en cas de violences</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165311" ID="R52550"><Titre>Code pénal : articles 226-10 à 226-12</Titre><Complement>Dénonciation calomnieuse</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006181756/" ID="R2175"><Titre>Code pénal : articles 226-13 à 226-14</Titre><Complement>Dérogation au secret professionnel en cas de mineur en danger</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165321/" ID="R2302"><Titre>Code pénal : articles 227-15 à 227-28-3</Titre><Complement>Peines encourues en cas de mise en danger d'un mineur</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165378/" ID="R14973"><Titre>Code pénal : articles 434-1 à 434-7</Titre><Complement>Peines encourues en cas de non-dénonciation d'un crime ou d'un délit</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043409351" ID="R35702"><Titre>Code de procédure pénale : article 7</Titre><Complement>Délais de prescription pour les actes criminels commis sur des enfants</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049531911" ID="R34938"><Titre>Code de procédure pénale : article 8</Titre><Complement>Délais de prescription pour les actes délictuels commis sur les enfants</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033460642/" ID="R35710"><Titre>Code de procédure pénale : article 2-3</Titre><Complement>Exercices des droits de la partie civile par une association de protection de l'enfance</Complement></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R2571" URL="https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2023-05/guide_aah.pdf" audience="Particuliers" format="application/pdf" poids="753.9 KB"><Titre>Les administrateurs ad hoc</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R38927" URL="https://www.has-sante.fr/jcms/c_1760393/fr/maltraitance-chez-l-enfant-reperage-et-conduite-a-tenir" audience="Particuliers" format="application/pdf" poids="164.4 KB"><Titre>Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir</Titre><Source ID="R30720">Haute Autorité de santé</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R32657" URL="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/familles-enfance/publications-10757/protection-de-l-enfance-guides/" audience="Particuliers"><Titre>Guides pratiques sur la protection de l'enfance</Titre><Source ID="R30662">Ministère chargé de la santé</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R41472" URL="https://www.justice.gouv.fr/cjpm-outils-pratiques-fiches-techniques" audience="Particuliers"><Titre>Justice pénale des mineurs</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R59005" URL="https://parcours-victimes.fr" audience="Particuliers"><Titre>Parcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques)</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63295"><Titre>Dénonciation calomnieuse</Titre><Texte><Paragraphe>Fait de dénoncer une personne à la police ou à la gendarmerie pour des faits que l'on sait totalement ou partiellement inexacts.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31608"><Titre>Administrateur ad hoc</Titre><Texte><Paragraphe>Personne chargée d'accompagner juridiquement un mineur non émancipé afin de protéger ses intérêts</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000006136228/#LEGISCTA000031345343" ID="R15663"><Titre>Code civil : articles 388 à 388-2</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R54969"><Titre>Délai de prescription d'une action</Titre><Texte><Paragraphe>Temps pendant lequel une action en justice peut être introduite</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R72953"><Titre>Capable de discernement (mineur)</Titre><Texte><Paragraphe>Est capable de discernement le mineur de plus de 13 ans ou celui qui a compris et voulu son acte et qui est apte à comprendre le sens de la procédure pénale dont il fait l'objet</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R31134" type="Acronyme"><Titre>Ase</Titre><Texte><Paragraphe>Aide sociale à l'enfance</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F17777" audience="Particuliers">Comment le juge des enfants intervient-il pour protéger un mineur en danger ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F781" audience="Particuliers">Enfant en danger : comment le signaler ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F1567" audience="Particuliers">Un mineur peut-il porter plainte ?</QuestionReponse></Publication>