<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F762" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2025-11-28T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F762"><dc:title>Procédure d’expropriation</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Logement</dc:subject><dc:description>La procédure d'expropriation permet à l'État d'acquérir un bien privé pour cause d’utilité publique tout en garantissant une indemnisation au propriétaire.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-11-28</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F762</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733580, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971031, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733600/#LEGISCTA000029734352, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733642/#LEGISCTA000029734322, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029971959, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733646/#LEGISCTA000029734319, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733686, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734284, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734240, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733782/#LEGISCTA000029734226, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733714</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N326</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19808">Logement</Niveau><Niveau ID="N326">Expropriation</Niveau><Niveau ID="F762" type="Fiche d'information conditionnée">Procédure d’expropriation</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19808"><Titre>Logement</Titre></Theme><SousThemePere ID="N10702">Expropriation - Préemption</SousThemePere><DossierPere ID="N326"><Titre>Expropriation</Titre><Fiche ID="F762">Procédure d’expropriation</Fiche><Fiche ID="F39367">Droits des personnes expropriées</Fiche><Fiche ID="F39380">Indemnisation des personnes expropriées</Fiche><Fiche ID="F39455">Recours des personnes expropriées</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>L’expropriation est une procédure encadrée par la loi qui permet de <MiseEnEvidence>contraindre</MiseEnEvidence> un <MiseEnEvidence>propriétaire</MiseEnEvidence> à <MiseEnEvidence>céder son bien</MiseEnEvidence> (appartement, maison, terrain etc) pour la réalisation d’un <MiseEnEvidence>projet reconnu d’utilité publique</MiseEnEvidence>. En contrepartie, le propriétaire reçoit une <MiseEnEvidence>indemnité</MiseEnEvidence> juste et préalable. La procédure d’expropriation est engagée par une <LienIntra LienID="R74132" type="Définition de glossaire">personne publique</LienIntra>. Elle est divisée en une phase <MiseEnEvidence>administrative</MiseEnEvidence> et une phase <MiseEnEvidence>judiciaire</MiseEnEvidence>. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qu’est-ce que l’expropriation ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’expropriation est un mécanisme qui permet de <MiseEnEvidence>contraindre</MiseEnEvidence> un propriétaire à <MiseEnEvidence>céder</MiseEnEvidence> (transférer la propriété) son <MiseEnEvidence>bien</MiseEnEvidence> (appartement, maison, immeuble, terrain etc.), dans un <MiseEnEvidence>but d’utilité publique</MiseEnEvidence> et contre une <MiseEnEvidence>indemnité</MiseEnEvidence> juste et préalable.</Paragraphe><Paragraphe>L’expropriation est mise en œuvre lorsqu’aucun accord amiable n’a pu être conclu, pour permettre aux <LienIntra LienID="R74132" type="Définition de glossaire">personnes publiques</LienIntra> (État, collectivités territoriales etc.) ou privées d’acquérir les biens nécessaires à la réalisation de leurs missions, notamment la réalisation d’ouvrages publics et d’aménagements urbains. C’est ce qu’on appelle une <LienIntra LienID="R74048" type="Définition de glossaire">prérogative de puissance publique</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Il s’agit ainsi d’un mode de cession forcée de la propriété qui peut être utilisée à l’encontre d’un particulier ou d’une <LienIntra LienID="R40703" type="Définition de glossaire">personne morale</LienIntra>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L’expropriation ne doit <MiseEnEvidence>pas</MiseEnEvidence> être confondue avec le <MiseEnEvidence>droit de préemption urbain</MiseEnEvidence>, qui est un <MiseEnEvidence>droit d’achat prioritaire</MiseEnEvidence> exercé par une commune sur un bien mis en vente dans une zone urbaine. La <MiseEnEvidence>préemption</MiseEnEvidence> respecte la <MiseEnEvidence>volonté initiale du propriétaire de céder son bien</MiseEnEvidence>, tandis que <MiseEnEvidence>l’expropriation</MiseEnEvidence> permet, à l’inverse, d’obliger le propriétaire à vendre malgré son refus.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les biens concernés par l’expropriation ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Tous</MiseEnEvidence> les biens immobiliers ou droits immobiliers appartenant à une personne privée (<LienIntra LienID="R62708" type="Définition de glossaire">physique</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R40703" type="Définition de glossaire">morale</LienIntra>) peuvent être expropriés.</Paragraphe><Paragraphe>Notamment :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Immeubles bâtis ou non bâtis</MiseEnEvidence> (maisons, terrains, appartements, parcelles agricoles, locaux commerciaux, etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Droits réels immobiliers</MiseEnEvidence> (<LienInterne LienPublication="F934" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">usufruit</LienInterne>, <LienIntra LienID="R1069" type="Définition de glossaire">servitude</LienIntra> etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Biens mobiliers indissociables de l’immeuble</MiseEnEvidence> (par exemple certains équipements intégrés).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'expropriation peut porter sur la <MiseEnEvidence>totalité</MiseEnEvidence> du bien ou sur une <MiseEnEvidence>partie</MiseEnEvidence> de celui-ci.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Il est possible d’exproprier un immeuble classé monument historique lorsque le propriétaire refuse d’exécuter les travaux nécessaires à sa conservation ou lorsque le monument présente un intérêt public historique ou artistique.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui peut décider de recourir à l’expropriation ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Seul <MiseEnEvidence>l’État</MiseEnEvidence> a la compétence pour décider d’une expropriation.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut <MiseEnEvidence>néanmoins</MiseEnEvidence> être mise en œuvre <MiseEnEvidence>à la demande</MiseEnEvidence> ou au <MiseEnEvidence>bénéfice</MiseEnEvidence> d’autres personnes publiques. C’est le cas, par exemple, des <LienIntra LienID="R1088" type="Définition de glossaire">collectivités territoriales</LienIntra> ou des établissements publics.</Paragraphe><Paragraphe>La loi peut également habiliter des personnes privées à recourir à l’expropriation. C’est le cas, par exemple, des concessionnaires d’ouvrages de transport ou de distribution d’électricité ou d’installations hydrauliques.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les conditions pour recourir à l’expropriation ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour recourir à l’expropriation d’un bien, il faut que <MiseEnEvidence>toutes</MiseEnEvidence> les conditions suivantes soient remplies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’opération doit avoir une <LienIntra LienID="R74054" type="Définition de glossaire">utilité publique</LienIntra><MiseEnEvidence/>, constatée avant l’expropriation et à la suite d’une enquête. L’utilité publique peut être déclarée dans tous les domaines à savoir social, d’hygiène, scientifique, sportif, éducatif, environnemental, artistique ou économique. C’est le cas, par exemple, de la création de lotissements communaux ou d’espaces verts, de marchés, d’établissements d’enseignement ou hospitaliers.</Paragraphe><Paragraphe>Il faut ainsi que l’opération présente un intérêt général et qu’elle ne puisse pas être réalisée avec les biens déjà détenus par l’expropriant dans des conditions équivalentes. Autrement dit, si la collectivité possède déjà un terrain qui pourrait convenir pour le même projet, elle ne peut pas exproprier un particulier simplement par simplicité ou préférence. L’expropriation est utilisée en dernier recours.</Paragraphe><Paragraphe>De même, l’expropriation doit présenter des avantages plus importants que les inconvénients subis.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>parcelles</MiseEnEvidence> à exproprier doivent être <MiseEnEvidence>déterminées</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>propriétaires</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence>titulaires des droits</MiseEnEvidence> ainsi que de <MiseEnEvidence>toute personne intéressée</MiseEnEvidence> par les parcelles concernées par le projet d’expropriation doivent avoir été recherchées</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Une <MiseEnEvidence>indemnité</MiseEnEvidence> juste et préalable doit être versée au propriétaire.</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les étapes de la procédure d’expropriation ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La procédure d’expropriation est séparée en 2 phases, à savoir une <MiseEnEvidence>phase administrative</MiseEnEvidence> et une <MiseEnEvidence>phase judiciaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Phase administrative</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La procédure d’expropriation débute par une phase administrative qui se déroule en <MiseEnEvidence>4 étapes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’enquête préalable</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La déclaration d’utilité publique</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’enquête parcellaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’arrêté de cessibilité.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Enquête préalable</Paragraphe><Paragraphe>L’enquête préalable à l’expropriation a pour objectif d’<MiseEnEvidence>informer le public</MiseEnEvidence> sur le projet envisagé. Elle permet à toute personne intéressée de formuler ses observations ou ses remarques sur l’opération d’expropriation.</Paragraphe><Paragraphe>Cette étape de consultation vise ainsi à recueillir le plus grand nombre d’avis afin d’éclairer l’administration sur l’<LienIntra LienID="R74054" type="Définition de glossaire">utilité publique</LienIntra> du projet avant toute décision.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Avant la mise en place de l’enquête préalable, l’administration peut, de façon facultative, consulter le public en organisant un débat public ou un référendum.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L’enquête préalable se déroule en <MiseEnEvidence>plusieurs étapes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="numero"><Item><Paragraphe>L’<LienIntra LienID="R74074" type="Définition de glossaire">expropriant</LienIntra> doit d’abord envoyer un <MiseEnEvidence>dossier au préfet</MiseEnEvidence> du département où l’opération doit être réalisée.</Paragraphe><Paragraphe>Ce dossier doit notamment contenir une notice explicative du projet, un plan de situation, un plan général des travaux, les caractéristiques principales des ouvrages les plus importants et l’appréciation sommaire des dépenses.</Paragraphe><Paragraphe>Dans l’hypothèse où le projet a des incidences importantes sur l’environnement ou la santé humaine, il est également obligatoire de fournir une étude d’impact.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Un <MiseEnEvidence>commissaire enquêteur</MiseEnEvidence> est ensuite nommé par le tribunal administratif. C’est lui qui effectuera l’enquête publique préalable.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Un <LienIntra LienID="R71568" type="Définition de glossaire"/><MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R71568" type="Définition de glossaire">arrêté préfectoral</LienIntra> </MiseEnEvidence>est alors pris par le préfet, ordonnant l’ouverture de l’enquête.</Paragraphe><Paragraphe>Cette ouverture est mentionnée dans les journaux locaux diffusés dans le département et fait l'objet d'un affichage en mairie où le projet doit avoir lieu. Il y est indiqué les heures et le lieu où le public peut prendre connaissance du dossier et formuler des observations sur un registre ouvert à cet effet.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Par la suite, le commissaire enquêteur réalise <MiseEnEvidence>l’enquête publique</MiseEnEvidence> préalable. Cela consiste, principalement, à mettre en place un registre d’enquête destiné à recueillir les informations/observations du public et à étudier les documents techniques du projet.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>À la fin de l’enquête, le commissaire enquêteur examine les observations recueillies, il rédige un rapport avec ses conclusions motivées sur le projet, <MiseEnEvidence>précisant s’il est ou non favorable à l’opération envisagée</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le commissaire enquêteur transmet le dossier d’enquête et ses conclusions au Préfet. La copie de ce rapport est consultable par le public.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Dès l’ouverture de l’enquête préalable, l’<LienIntra LienID="R74074" type="Définition de glossaire">expropriant</LienIntra> peut <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifier</LienIntra> aux propriétaires concernés une offre d’indemnité et les inviter à indiquer le montant de leur propre demande.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Déclaration d’utilité publique</Paragraphe><Paragraphe>Au vu des résultats de l'enquête du commissaire-enquêteur, si l'utilité publique du projet est identifiée, le préfet prononce, par un arrêté, une <MiseEnEvidence>déclaration d'utilité publique (DUP)</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Pour certains domaines, la DUP peut être prise par un arrêté en Conseil d’État. C’est le cas, par exemple, pour des travaux de création d’autoroute, d’aérodrome ou de canaux de navigation d’une longueur supérieure à 5 km.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>La DUP doit indiquer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le but d’utilité publique de l’opération</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les textes sur lesquels elle est fondée</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les travaux éventuels nécessaires à sa réalisation</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le bénéficiaire de l’expropriation</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le délai accordé pour réaliser l’expropriation (5 ans maximum).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L’acte déclaratif d’utilité publique doit être publié au Journal officiel s’il a la forme d’un décret ou par voie d’affichage dans les communes concernés s’il a été pris par arrêté préfectoral. Il n’y a donc pas de notification individuelle aux personnes concernées.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'acte déclarant l'utilité publique doit intervenir <MiseEnEvidence>au plus tard 1 an après la clôture de l'enquête préalable</MiseEnEvidence>. Ce délai peut être prolongé dans certains cas.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Enquête parcellaire</Paragraphe><Paragraphe>L’enquête parcellaire a pour but de :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Déterminer contradictoirement les parcelles à exproprier par l’établissement des caractéristiques cadastrales et des adresses postales, l’identification des <LienIntra LienID="R1069" type="Définition de glossaire">servitudes</LienIntra> et des <LienIntra LienID="R12443" type="Définition de glossaire">hypothèques,</LienIntra>la mesure des surfaces et la recherche de l’origine de propriété. L’identification des biens à exproprier se fait en présence et avec la participation des propriétaires concernés.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Rechercher les propriétaires, titulaires de <LienIntra LienID="R53028" type="Définition de glossaire">droits réels</LienIntra> et de tout intéressé.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L’enquête parcellaire peut être menée postérieurement à la déclaration d’utilité publique (DUP) ou parallèlement à l’enquête publique préalable.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L<LienIntra LienID="R74074" type="Définition de glossaire">’expropriant</LienIntra> adresse ainsi au préfet un dossier contenant un plan parcellaire des terrains et des bâtiments à exproprier ainsi que la liste des propriétaires.</Paragraphe><Paragraphe>Le dépôt du dossier doit être<MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifié</LienIntra> individuellement</MiseEnEvidence> aux propriétaires figurant sur la liste contenue dans le dossier ou à leurs <LienIntra LienID="R12420" type="Définition de glossaire">mandataires</LienIntra>, gérants, administrateurs, par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette notification intervient à l’ouverture de l’enquête parcellaire afin de permettre aux propriétaires visés par l’expropriation de formuler leurs observations ou remarques durant l’enquête.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>En cas d'<LienIntra LienID="R12717" type="Définition de glossaire">indivision</LienIntra>, la notification est faite à chaque coïndivisaire. De même, la notification du dépôt du dossier d'enquête parcellaire est faite à l'<LienIntra LienID="R58072" type="Définition de glossaire">usufruitier</LienIntra> et au <LienIntra LienID="R58145" type="Définition de glossaire">nu-propriétaire</LienIntra>.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le préfet prend ensuite un <MiseEnEvidence>arrêté qui ouvre l'enquête parcellaire</MiseEnEvidence>. Cet arrêté est publié dans un journal diffusé dans le département concerné et par voie d’affichage dans les mairies touchées par l’opération d’expropriation.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R1" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Mairie</Titre><PivotLocal>mairie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/mairie"/></OuSAdresser><Paragraphe>Dans le même temps, le préfet désigne un commissaire enquêteur ou une commission d’enquête, chargé de l’enquête parcellaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le commissaire-enquêteur ou la commission d’enquête donne ensuite un avis sur l’<LienIntra LienID="R15257" type="Définition de glossaire">emprise</LienIntra> des ouvrages projetés et établit un procès-verbal de l’opération. Cet avis prend en compte les observations consignées par les propriétaires ou toute personne intéressée par le projet d’expropriation dans les registres mis à leur disposition pendant la durée de l’enquête.</Paragraphe><Paragraphe>Arrêté de cessibilité</Paragraphe><Paragraphe>Dès qu’il a reçu le procès-verbal du commissaire enquêteur ou de la commission d’enquête, le préfet prend un <MiseEnEvidence>arrêté de cessibilité</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Cet arrêté doit :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Désigner les propriétés déclarées cessibles en précisant la nature, la situation, la contenance et la situation cadastrale (section, numéro du plan et lieu-dit)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Préciser l’identité des propriétaires.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le préfet peut exclure des parcelles du dossier d’enquête parcellaire lorsqu’elles ne sont pas nécessaires ou utiles à la réalisation du projet.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le préfet peut augmenter l'<LienIntra LienID="R15257" type="Définition de glossaire">emprise</LienIntra> de l'opération projetée, si cette augmentation est justifiée par le projet et reste limitée.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>L’arrêté de cessibilité doit obligatoirement être notifié, par lettre recommandée avec avis de réception, aux propriétaires concernés par le projet d’expropriation. Cette notification doit mentionner les délais et les voies de recours.</Paragraphe><Paragraphe>De même, l’arrêté de cessibilité doit être transmis dans un délai de <MiseEnEvidence>6 mois</MiseEnEvidence> au greffe du juge de l’expropriation.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>L’arrêté de cessibilité constitue le dernier acte de la phase administrative de l’expropriation. Il n’opère toutefois pas de transfert de propriété. À ce stade, les<MiseEnEvidence> propriétaires conservent leurs droits sur leurs biens</MiseEnEvidence>. En l’absence d’accord amiable, c’est au juge judiciaire de prononcer la cession (transfert de propriété) du bien par l’ordonnance d’expropriation.</Paragraphe></Attention></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Phase judiciaire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La procédure d’expropriation se poursuit par la phase judiciaire qui a pour but :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>D’effectuer le transfert de propriété au moyen d’une ordonnance d’expropriation</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>De fixer les indemnités dues aux propriétaires en contrepartie de la cession de leur bien.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Transfert de propriété à l’expropriant</Paragraphe><Paragraphe>Une fois que le projet d'expropriation a été déclaré d'utilité publique et que l'arrêté de cessibilité a été <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifié</LienIntra> au propriétaire du bien, l’<LienIntra LienID="R74074" type="Définition de glossaire">expropriant</LienIntra> va notifier, par lettre recommandée avec avis de réception, une offre financière au propriétaire.</Paragraphe><Paragraphe>Cette notification peut prendre la forme d’un courrier classique ou d’un document intitulé « mémoire valant offre ». Ce document contient la désignation précise du bien exproprié (références cadastrales, superficie, situation, etc.), l’évaluation du bien faite par l’expropriant, la proposition d’indemnité formulée au profit du propriétaire et les éléments de calcul et justificatifs de cette estimation.</Paragraphe><Paragraphe>En cas d’accord sur la proposition indemnitaire, le transfert de propriété se fait par <MiseEnEvidence>par accord amiable</MiseEnEvidence> entre la personne publique et la personne expropriée. Cette cession amiable peut s’effectuer soit par acte notarié soit par <LienIntra LienID="R74138" type="Définition de glossaire">acte administratif</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>En l'absence d'accord, la <MiseEnEvidence>personne publique saisit le <LienInterne LienPublication="F20851" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">juge de l'expropriation</LienInterne></MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F20851" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers"/> à l’expiration d’un délai d’1 mois suivant la notification de son offre.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, le dossier transmis au juge par le préfet contient obligatoirement la copie des documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Acte déclaratif de l'utilité publique (DUP)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Plan parcellaire des terrains et bâtiments</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Arrêté du préfet organisant l'enquête parcellaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièces justifiant l'accomplissement des formalités de publication collective et de notification individuelle pour l’enquête parcellaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Procès-verbal établi à la suite de l'enquête parcellaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Arrêté de cessibilité ou de l'acte en tenant lieu datant de moins de 6 mois.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le dossier peut également contenir tous autres documents que le préfet estime utiles.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge de l’expropriation rend alors une <MiseEnEvidence>ordonnance d’expropriation</MiseEnEvidence> sur le seul fondement de ce dossier. Les propriétaires ne sont pas invités à comparaitre devant le juge, ni à formuler des observations ou des remarques.</Paragraphe><Paragraphe>L'ordonnance d'expropriation a pour effet de transférer juridiquement la propriété du bien et les droits réels immobiliers (usufruit, servitude…) de l'exproprié à la personne publique.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>À ce stade, l'exproprié ne peut donc plus vendre, ni faire de donation, ni constituer <LienIntra LienID="R12443" type="Définition de glossaire">d'hypothèque</LienIntra> sur le bien.</Paragraphe><Paragraphe>Le bail signé par un locataire occupant prend également fin.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L’ordonnance d’expropriation doit :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Désigner chaque immeuble ou fraction d'immeuble exproprié</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Préciser l'identité des expropriés</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et indiquer le bénéficiaire de l’expropriation.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Cette ordonnance <MiseEnEvidence>doit obligatoirement être <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra></MiseEnEvidence> à l’expropriant et à l’encontre de chacun des intéressés. Cette notification peut être effectuée par lettre recommandée avec avis de réception ou par l’intermédiaire d’un huissier (signification).</Paragraphe><Paragraphe>L’ordonnance d’expropriation <MiseEnEvidence>entraîne le transfert de propriété à la date où elle est rendue</MiseEnEvidence>. L’expropriant devient alors propriétaire du bien et ne peut plus renoncer à cette propriété. De même, l’ordonnance met fin aux <LienIntra LienID="R53028" type="Définition de glossaire">droits réels</LienIntra> et personnels sur le bien.</Paragraphe><Paragraphe>L’ordonnance d’expropriation doit être publiée au fichier immobilier. Ce registre public est tenu par le service de la publicité foncière dans chaque département.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R16857" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service de la publicité foncière et de l'enregistrement</Titre><PivotLocal>hypotheque</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/hypotheque"/></OuSAdresser><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Tant qu'il n'a pas été indemnisé par la personne publique, l'exproprié conserve la jouissance du bien. En effet, le transfert de propriété ne permet pas la prise du possession du bien. Celle-ci est conditionnée par le paiement d’une indemnité.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Indemnisation de l’exproprié</Paragraphe><Paragraphe>Dès l’ouverture de l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, l’expropriant peut <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifier</LienIntra> aux propriétaires concernés une offre d’indemnité et les inviter à indiquer le montant de leur propre demande.</Paragraphe><Paragraphe>Les expropriés disposent d’un <MiseEnEvidence>délai d’1 mois</MiseEnEvidence> à compter de cette notification pour répondre <MiseEnEvidence>par écrit</MiseEnEvidence>, soit en acceptant l’offre, soit en présentant leur demande chiffrée et motivée.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de désaccord, c’est le juge de l’expropriation qui fixe le montant de l’indemnité. La procédure est <MiseEnEvidence>écrite et contradictoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle se décompose en plusieurs étapes :</Paragraphe><Liste type="numero"><Item><Paragraphe>Chaque partie (exproprié et expropriant) doit ainsi <MiseEnEvidence>rédiger un mémoire </MiseEnEvidence>qui contient les nom, prénom, domicile, date et lieu de naissance ainsi que le fait qu’il est propriétaire ou expropriant, les éléments juridiques du dossier (nature du bien, consistance du bien etc.) et des éléments de comparaison qui permettent de déterminer la valeur du bien.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge examine ces mémoires, ainsi que les <MiseEnEvidence>conclusions du </MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R74097" type="Définition de glossaire">commissaire du gouvernement</LienIntra>, qui propose une évaluation motivée de l’indemnité due à l’exproprié.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le juge fixe ensuite, par ordonnance, <MiseEnEvidence>une date de la visite des lieux et l’audition d</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>es parties</MiseEnEvidence>. Le transport sur les lieux permet au juge d’apprécier la situation réelle du bien exproprié. Il doit être effectué dans un délai de 2 mois à compter du rendu de l’ordonnance.</Paragraphe><Paragraphe>La visite des lieux se fait en présence de l’expropriant, de l’exproprié et du commissaire du gouvernement. Un procès-verbal est établi à la suite de la visite.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>À la suite de cette visite, le juge va fixer la date et le lieu de l’<MiseEnEvidence>audience publique</MiseEnEvidence>. Lors de celle-ci, le juge entend les parties à savoir l’expropriant puis l’exproprié. Il peut également entendre le commissaire du gouvernement.</Paragraphe><Paragraphe>Il est obligatoire d’être représenté par un avocat pour cette procédure.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le juge va rendre un <MiseEnEvidence>jugement</MiseEnEvidence> qui fixera le montant des indemnités à verser à l’exproprié, à savoir :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’<MiseEnEvidence>indemnité principale</MiseEnEvidence> qui correspond à la valeur vénale du bien exproprié</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les<MiseEnEvidence> indemnités accessoires </MiseEnEvidence>qui ont pour objet de réparer les autres préjudices résultant de l’expropriation (par exemple, frais de déménagement et de réinstallation, la perte de revenu locatif, la perte de stationnement). Parmi ces indemnités, il y a ainsi l’<LienIntra LienID="R74098" type="Définition de glossaire">indemnité de remploi</LienIntra>, l’indemnité de dépréciation si l’expropriation portait sur une partie seulement de la propriété ou encore l’indemnité pour perte de clôture.</Paragraphe></Item></Liste></Item></Liste><Paragraphe>La prise de possession du bien interviendra après le paiement de l’indemnité d’expropriation définitivement fixée par le juge. L’expropriant a un délai de <MiseEnEvidence>3 mois</MiseEnEvidence> pour payer ou <LienIntra LienID="R57687" type="Définition de glossaire">consigner</LienIntra> l’indemnité. Sinon, il devra payer des <LienIntra LienID="R21707" type="Définition de glossaire">intérêts moratoires</LienIntra>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si, dans le délai d'un an à compter de la décision définitive fixant le montant de l'indemnité, celle-ci n'a été ni payée ni consignée, l'exproprié peut demander au juge qu'il soit à nouveau statué sur ce montant. Cette demande devra être réalisée par un avocat.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre></Chapitre></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733580" ID="R39401"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L1</Titre><Complement>Conditions générales</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971031" ID="R39403"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article R112-1</Titre><Complement>Ouverture de l'enquête publique</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733600/#LEGISCTA000029734352" ID="R74099"><Titre>Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : articles L121-1 à L121-5</Titre><Complement>Déclaration d’utilité publique</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733642/#LEGISCTA000029734322" ID="R74100"><Titre>Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : article L131-1</Titre><Complement>Enquête parcellaire</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029971959" ID="R39402"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles R131-3 à R131-8</Titre><Complement>Déroulement de l’enquête parcellaire</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733646/#LEGISCTA000029734319" ID="R74101"><Titre>Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : art L132-1 à L132-4</Titre><Complement>Arrêté de cessibilité</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733686" ID="R39404"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L220-1</Titre><Complement>Ordonnance d’expropriation</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734284" ID="R39405"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L222-1 à L222-4</Titre><Complement>Effets de l’ordonnance d’expropriation</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734240" ID="R39406"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L311-1 à L311-9</Titre><Complement>Procédure d’indemnisation</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733782/#LEGISCTA000029734226" ID="R74103"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L311-1 à L323-5</Titre><Complement>Fixation et paiement des indemnités</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733714" ID="R74102"><Titre>Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L231-1</Titre><Complement>Prise de possession</Complement></Reference><Definition ID="R74132"><Titre>Personne publique</Titre><Texte><Paragraphe>Personne morale de droit public disposant d’une autonomie juridique et financière, chargée d’une mission d’intérêt général et bénéficiant, pour l’accomplir, de prérogatives spécifiques</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74048"><Titre>Prérogative de puissance publique</Titre><Texte><Paragraphe>Pouvoir ou un droit exceptionnel reconnu à une personne publique (comme l’État, une collectivité territoriale, un établissement public) lui permettant d’imposer unilatéralement sa volonté, dans l’intérêt général, et en dehors du droit commun applicable</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R40703"><Titre>Personne morale</Titre><Texte><Paragraphe>Groupement de personnes physiques réunies pour accomplir quelque chose en commun (entreprises, sociétés civiles, associations, État, collectivités territoriales, etc.). Ce groupe peut aussi réunir des personnes physiques et des personnes morales. Il peut aussi n'être constitué que d'un seul membre (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - EURL - par exemple).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R62708"><Titre>Personne physique (versus personne morale)</Titre><Texte><Paragraphe>Individu, être humain</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1069"><Titre>Servitude</Titre><Texte><Paragraphe>Contrainte imposée sur une propriété pour l’usage et l’utilité d’un bien immobilier appartenant à un autre propriétaire (par exemple, droit de passage ou de vue sur les propriétés voisines)</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006429810" ID="R72147"><Titre>Code civil : article 637</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R1088"><Titre>Collectivité territoriale</Titre><Texte><Paragraphe>Commune, département, région, collectivité à statut particulier, collectivité d'outre-mer</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000571356/" ID="R328"><Titre>Constitution du 4 octobre 1958</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R74054"><Titre>Utilité publique</Titre><Texte><Paragraphe>Intérêt supérieur de la collectivité par rapport aux intérêts privés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74074"><Titre>Expropriant</Titre><Texte><Paragraphe>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71568"><Titre>Arrêté préfectoral</Titre><Texte><Paragraphe>Décision écrite rendue par un préfet</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12443"><Titre>Hypothèque</Titre><Texte><Paragraphe>Droit sur un bien immobilier accordé à une personne à qui l'on doit de l'argent en garantie du paiement de sa dette</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53028"><Titre>Droit réel immobilier</Titre><Texte><Paragraphe>Droit détenu par une personne sur une chose immobilière. Par exemple, un titre de propriété constitue un droit réel immobilier sur une construction et/ou un terrain.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12420"><Titre>Mandataire</Titre><Texte><Paragraphe>Personne chargée par une autre de la représenter et d'agir en son nom</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12717"><Titre>Indivision</Titre><Texte><Paragraphe>Situation dans laquelle deux ou plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'une même chose ou d'un même ensemble de choses (exemples : maison, portefeuille de titres, meubles, bijoux). L'indivision peut être créée volontairement (par exemple lors d'un achat à plusieurs, même dans des proportions inégales) ou résulter d'une situation de fait (indivision entre des héritiers d'une succession).</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136538" ID="R18644"><Titre>Code civil : articles 815 à 815-1</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R58072"><Titre>Usufruitier</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui bénéficie d'un droit qui lui permet d'utiliser un bien et d'en percevoir des revenus locatifs, sans pouvoir en disposer, notamment le vendre</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58145"><Titre>Nu-propriétaire</Titre><Texte><Paragraphe>Propriétaire d'un bien dont il peut disposer sans pouvoir l'utiliser, ni en avoir la jouissance attribuée à un usufruitier, ni en tirer un revenu locatif. Le nu-propriétaire peut vendre son droit de propriété, sans vendre la jouissance du bien.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R15257"><Titre>Emprise au sol d'une construction</Titre><Texte><Paragraphe>Projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements (exemple : marquises) sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74138"><Titre>Acte administratif (expropriation)</Titre><Texte><Paragraphe>Acte établi directement par l’administration expropriante, qui transfère la propriété du bien sans intervention d’un notaire. Cet acte a la même valeur qu’un acte notarié.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74097"><Titre>Commissaire du gouvernement</Titre><Texte><Paragraphe>Représentant de l’administration qui veille à l’application correcte de la loi et formule des propositions d’indemnisation dans l’intérêt de la collectivité publique</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74098"><Titre>Indemnité de remploi</Titre><Texte><Paragraphe>Indemnité destinée à l’acquisition d’un bien de remplacement, équivalent à celui exproprié</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57687"><Titre>Consignation d'une somme d'argent</Titre><Texte><Paragraphe>Versement de sommes d'argent à titre de garantie auprès de la Caisse des dépôts et consignations</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R21707"><Titre>Intérêts moratoires</Titre><Texte><Paragraphe>Majoration automatique, exprimée en pourcentage, des sommes à verser au titulaire d'un marché par un organisme public, lorsque celui-ci ne respecte pas le délai contractuel ou réglementaire de paiement des prestations prévues au contrat</Paragraphe></Texte></Definition></Publication>