<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F35709" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F35709"><dc:title>Castration chimique des auteurs d’infractions sexuelles</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>La castration chimique est un traitement médical destiné aux auteurs d'infractions sexuelles, qui vise à réduire leur libido sans entraîner une mutilation.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-12-05</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F35709</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000021958720/2024-05-10/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417320, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072665/LEGISCTA000006171238/#LEGISCTA000006171238</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N275</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N275">Condamnations et peines</Niveau><Niveau ID="F35709" type="Fiche d'information conditionnée">Castration chimique des auteurs d’infractions sexuelles</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20334">Sanctions pénales</SousThemePere><DossierPere ID="N275"><Titre>Condamnations et peines</Titre><SousDossier ID="N275-1"><Titre>Peines principales et complémentaires</Titre><Fiche ID="F32803">Amende prononcée par une juridiction pénale (amende non forfaitaire)</Fiche><Fiche ID="F35705">Peine de prison ferme</Fiche><Fiche ID="F1407">Travail d'intérêt général (TIG)</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-2"><Titre>Exécution des condamnations</Titre><Fiche ID="F1779">Décision du juge pénal</Fiche><Fiche ID="F1531">Application du sursis</Fiche><Fiche ID="F34157">Réductions de peine</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-3"><Titre>Suivi des anciens détenus</Titre><Fiche ID="F1278">Surveillance de sûreté</Fiche><Fiche ID="F18535">Rétention de sûreté</Fiche><Fiche ID="F32562">Libération conditionnelle</Fiche><Fiche ID="F34150">Libération sous contrainte</Fiche><Fiche ID="F38982">Prévention de la récidive terroriste</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-4"><Titre>Casier judiciaire</Titre><Fiche ID="F14710">Contenu du casier</Fiche><Fiche ID="F1420">Demande de bulletin numéro 3</Fiche></SousDossier></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Quel traitement peut être mis en place pour éviter la <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra> d’un délinquant sexuel ? La castration chimique, également appelée <Expression>traitement inhibiteur de libido</Expression>, est un <MiseEnEvidence>traitement médical</MiseEnEvidence> destiné à <MiseEnEvidence>réduire</MiseEnEvidence> la <MiseEnEvidence>libido</MiseEnEvidence> d’un <MiseEnEvidence>délinquant sexuel</MiseEnEvidence>. Ce traitement n’entraîne <MiseEnEvidence>pas de mutilation du corps humain</MiseEnEvidence>. La castration chimique n'est <MiseEnEvidence>pas irréversible</MiseEnEvidence> : ses effets cessent lorsque le condamné arrête son traitement. Voici les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qu'est-ce que la castration chimique ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La castration chimique est un <MiseEnEvidence>traitement médical</MiseEnEvidence> qui vise à <MiseEnEvidence>réduire</MiseEnEvidence> la <MiseEnEvidence>production de testostérone</MiseEnEvidence> par la prise de <MiseEnEvidence>médicaments</MiseEnEvidence>. Le traitement a pour but de <MiseEnEvidence>réduire</MiseEnEvidence> les <MiseEnEvidence>pulsions sexuelles</MiseEnEvidence> de l'individu. Il n'empêche pas les rapports sexuels, mais les rend beaucoup moins fréquents.</Paragraphe><Paragraphe>Les effets des médicaments durent <MiseEnEvidence>tant que le traitement est suivi</MiseEnEvidence>. Lorsque le traitement est arrêté, les effets cessent également.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>En France, il n'existe pas de mesure de castration <MiseEnEvidence>physique</MiseEnEvidence> à l'encontre des délinquants sexuels.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quels cas une castration chimique est-elle envisagée ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La castration chimique concerne les <MiseEnEvidence>auteurs d'infractions sexuelles</MiseEnEvidence>, telles que le <LienInterne LienPublication="F1526" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">viol</LienInterne> ou les <LienInterne LienPublication="F33891" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">agressions sexuelles sur majeur</LienInterne> et <LienInterne LienPublication="F2274" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">sur mineur</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être décidée dans le cadre d'un <LienIntra LienID="R53874" type="Définition de glossaire">suivi socio-judiciaire</LienIntra>, d'une <LienInterne LienPublication="F32562" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">libération conditionnelle</LienInterne>, d'une <LienIntra LienID="R68540" type="Définition de glossaire">surveillance judiciaire</LienIntra> ou d'une <LienInterne LienPublication="F1278" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">surveillance de sûreté</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour que la castration chimique ait lieu, il est nécessaire que le délinquant sexuel ait fait l'objet d'une expertise médicale et que les juges aient prononcé une <LienIntra LienID="R68536" type="Définition de glossaire">injonction de soins</LienIntra> à son encontre.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Un suivi socio-judiciaire accompagné d’une injonction de soins peut notamment être prononcé dans le cadre d’un <LienInterne LienPublication="F1531" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">sursis probatoire</LienInterne>.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui décide de la mise en place d'une castration chimique ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Qui peut prescrire une castration chimique ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La castration chimique n'est pas une mesure judiciaire. Il s'agit d'un <MiseEnEvidence>traitement médical</MiseEnEvidence>. Ainsi, la castration chimique (<Expression>traitement inhibiteur de libido</Expression>) est décidée par le médecin traitant de la personne condamnée à une <LienIntra LienID="R68536" type="Définition de glossaire">injonction de soins</LienIntra>. Ce traitement ne peut pas être ordonné par la <LienInterne LienPublication="F2189" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">juridiction pénale</LienInterne> qui a prononcé l’injonction de soins.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le médecin ne peut pas prescrire une castration chimique s’il constate que la personne condamnée est atteinte d’une maladie mentale (exemple :  schizophrénie).</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Le délinquant sexuel doit-il consentir à la castration chimique ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La mise en place d'une castration chimique nécessite le consentement de la personne condamnée. Néanmoins, si elle refuse de suivre ce traitement, elle encourt des sanctions pénales.</Paragraphe><Paragraphe>Dans le pire des cas, ces sanctions peuvent prendre la forme d’une peine d’emprisonnement de :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>3 ans en cas de <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>7 ans en cas de <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroule la castration chimique ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>À quel moment débute la castration chimique ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'auteur d'une infraction sexuelle commence son traitement dès lors qu'il se trouve<MiseEnEvidence> en dehors d'un établissement pénitentiaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, le traitement peut débuter <MiseEnEvidence>alors qu’il est encore détenu. </MiseEnEvidence>Dans ce cas, le délinquant sexuel est incarcéré dans un établissement spécialisé permettant d'assurer un suivi médical et psychologique adapté.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment le délinquant sexuel qui suit un traitement inhibiteur de libido est-il accompagné ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'auteur d'une infraction sexuelle est suivi par son <MiseEnEvidence>médecin traitant</MiseEnEvidence>. S'il n'en n'a pas, il doit en choisir un.</Paragraphe><Paragraphe>Le médecin traitant délivre des attestations de suivi du traitement à intervalles réguliers. Cela permet au condamné de justifier de l'accomplissement du traitement inhibiteur de libido.</Paragraphe><Paragraphe>Une fois par an, un <MiseEnEvidence>médecin coordonnateur, </MiseEnEvidence>désigné par le <LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire">juge de l'application des peines</LienIntra>, rencontre la personne condamnée pour faire un bilan de sa situation (évolution de l'état de la personne, propositions sur la poursuite des soins, etc.). Le médecin coordonnateur transmet ce bilan aux autorités judiciaires.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>À quel moment la castration chimique prend-elle fin ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le traitement inhibiteur de libido s'arrête lorsque cesse <LienIntra LienID="R68536" type="Définition de glossaire">l'injonction de soins</LienIntra>. La durée de cette mesure est fixée par le juge qui la prononce. Elle varie entre 1 et 20 ans.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En principe, l’injonction de soins ne peut pas être plus longue que la mesure dans le cadre de laquelle elle a été mise en place. Néanmoins, à la fin d’un <LienExterne URL="https://www.justice.fr/mon-suivi-justice/comprendre-ma-peine/suivi-socio-judiciaire">suivi socio-judiciaire</LienExterne> ou lors d’une <LienInterne LienPublication="F32562" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">libération conditionnelle</LienInterne>, le médecin coordonnateur informe la personne condamnée (par le biais de son médecin traitant) qu’elle peut continuer à bénéficier d’un traitement. Si la personne décide de continuer son traitement, le médecin coordonnateur lui indique la manière dont il devra être pris et la durée qu’il estime nécessaire pour que ce traitement fasse effet.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Le médecin traitant peut choisir d'<MiseEnEvidence>interrompre le traitement</MiseEnEvidence> s'il justifie d'un motif (par exemple, l'auteur de l'infraction ne supporte pas le traitement). Dans ce cas, il en informe le juge de l'applications des peines et le médecin coordonnateur.</Paragraphe><Paragraphe>Si le délinquant sexuel arrête son traitement contre l'avis de son médecin traitant, il peut être sanctionné pour avoir violé les obligations de son injonction de soins.</Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Parmi les sanctions qui peuvent être prononcées, il y a :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R71677" type="Définition de glossaire">révocation</LienIntra> du sursis probatoire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Une peine de prison de 3 ans en cas de <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Une peine de 7 ans de prison pour un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste></ANoter></SousChapitre></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F1526" audience="Particuliers"><Titre>Viol commis sur une personne majeure</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F33891" audience="Particuliers"><Titre>Agression sexuelle commise sur une personne majeure</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2274" audience="Particuliers"><Titre>Mineur victime d'infraction sexuelle</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000021958720/2024-05-10/" ID="R68537"><Titre>Code de procédure pénale : article 706-47-1</Titre><Complement>Castration chimique</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006417320" ID="R68538"><Titre>Code pénal : article 131-36-4</Titre><Complement>Consentement de la personne condamnée et peines encourues en cas de refus</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072665/LEGISCTA000006171238/#LEGISCTA000006171238" ID="R68542"><Titre>Code de la santé publique : articles L3711-1 à L3711-5</Titre><Complement>Rôle du médecin traitant et du médecin coordonnateur</Complement></Reference><Definition ID="R731"><Titre>Récidive légale</Titre><Texte><Paragraphe>Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53874"><Titre>Suivi socio-judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Peine complémentaire ou principale en matière de délit, qui impose à la personne condamnée le respect de différentes mesures telles que l'obligation de répondre aux convocations, de prévenir d'un changement d'adresse, l'interdiction de fréquenter certains lieux ou les injonctions de soins</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68540"><Titre>Surveillance judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Mesure dans le cadre de laquelle une personne est soumise à des obligations après sa sortie de prison pour éviter tout risque de récidive. Elle est applicable aux anciens détenus condamnés à une peine d'au moins 7 ans de prison pour un crime ou un délit faisant encourir un suivi socio-judiciaire ou à une peine d'au moins 5 ans de prison pour un crime ou un délit commis en récidive.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68536"><Titre>Injonction de soins</Titre><Texte><Paragraphe>Mesure qui peut être prononcée contre l’auteur d’un crime ou d’un délit pour lequel un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle). Le délinquant est suivi par un médecin ou par un psychologue qui lui prodigue les soins dont il a besoin pour éviter de commettre une nouvelle infraction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68535"><Titre>Juge de l'application des peines</Titre><Texte><Paragraphe>Juge compétent pour superviser la manière dont la peine va être appliquée à une personne condamnée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71677"><Titre>Révocation du sursis</Titre><Texte><Paragraphe>Décision qui consiste à remplacer le sursis par la peine initialement prévue. Ainsi, la personne qui avait bénéficié d'un sursis, doit exécuter une peine de prison ou purger toute autre sanction fixée dans la décision initiale. La révocation est envisagée si le condamné commet une nouvelle infraction ou ne respecte pas les obligations liées au sursis.</Paragraphe></Texte></Definition></Publication>