<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F2515" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2019-06-01T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2515"><dc:title>Écoutes téléphoniques</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Papiers - Citoyenneté - Élections</dc:subject><dc:description>Les écoutes téléphoniques sont des techniques permettant de capter et d’enregistrer des échanges à distance</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2026-03-13</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F2515</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167421, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047052850, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000032655289, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000038311673, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006138138/#LEGISCTA000038311675, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935034, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935046, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935064, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935076, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935094, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935846, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030939577</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N31725</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19810">Papiers - Citoyenneté - Élections</Niveau><Niveau ID="N31725">Mesures contraignantes de l'administration</Niveau><Niveau ID="F2515" type="Fiche d'information conditionnée">Écoutes téléphoniques</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19810"><Titre>Papiers - Citoyenneté - Élections</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20114">Relations avec l'administration</SousThemePere><DossierPere ID="N31725"><Titre>Mesures contraignantes de l'administration</Titre><Fiche ID="F1036">Contrôle d'identité</Fiche><Fiche ID="F32041">Palpation et fouille de personnes, contrôle des effets personnels, inspection d'un véhicule</Fiche><Fiche ID="F2515">Écoutes téléphoniques</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Dans quelles situations des conversations téléphoniques peuvent être écoutées ? Les écoutes téléphoniques sont souvent mises en place dans le cadre d’une procédure judiciaire, mais elles peuvent aussi être décidées par l’administration. Ces écoutes permettent de capter et d’enregistrer des échanges à distance. Si elles sont décidées de manière illégale, la personne écoutée peut faire un recours. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>Écoutes judiciaires</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quels cadres des écoutes téléphoniques judiciaires peuvent-elles être décidées ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les écoutes téléphoniques judiciaires peuvent être mises en place lors d’une enquête sur une <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">infraction</LienIntra> relevant du terrorisme, de la <LienIntra LienID="R72789" type="Définition de glossaire">criminalité ou de la délinquance organisée</LienIntra>, d’une enquête de recherche d’une personne en fuite ou lors d’une <LienIntra LienID="R52092" type="Définition de glossaire">information judiciaire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Les conditions de mise en œuvre de ces écoutes et leur durée diffèrent en fonction du cadre dans lequel elles interviennent :</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Enquête sur une infraction relevant du terrorisme, de la criminalité ou de la délinquance organisée</Titre><Paragraphe>Dans le cadre d’une enquête (<LienIntra LienID="R51715" type="Définition de glossaire">préliminaire</LienIntra> ou de <LienIntra LienID="R54382" type="Définition de glossaire">flagrance</LienIntra>) sur une infraction relevant du terrorisme, de la criminalité ou de la délinquance organisée, le <LienExterne URL="https://www.vie-publique.fr/fiches/38261-juge-des-libertes-et-de-la-detention-jld-lois-de-2000-et-2016">juge de la liberté et de la détention (JLD)</LienExterne> peut, sur demande du <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>, autoriser des écoutes téléphoniques.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque la personne est placée sur écoute, elle n’en n’est pas informée.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Dans sa décision, le JLD doit indiquer les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les raisons pour lesquelles il estime que les écoutes sont nécessaires</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’infraction pour laquelle les écoutes sont autorisées</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La (ou les) ligne téléphonique à intercepter (ligne de la personne mise en cause, ligne d’un proche de la personne suspectée, etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La durée des écoutes téléphoniques.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L’autorisation du JLD est valable pour <MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence>, renouvelable <MiseEnEvidence>1 fois</MiseEnEvidence> pour la même durée.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Il existe des règles particulières pour les interceptions de correspondance des avocats.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe><MiseEnEvidence>En savoir plus sur les écoutes téléphoniques des avocats</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>La ligne dépendant du cabinet ou du domicile d’un avocat peut être placée sur écoute s’il existe de véritables raisons de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre (en tant qu’auteur ou <LienIntra LienID="R68078" type="Définition de glossaire">complice</LienIntra>) l’infraction pour laquelle une enquête a été ouverte.</Paragraphe><Paragraphe>Par ailleurs, le <LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire">bâtonnier</LienIntra> doit en être informé.</Paragraphe><Paragraphe>Si les écoutes sont autorisées, les correspondances entre l’avocat et ses clients ne peuvent pas être utilisées si elles concernent l’exercice des droits de la défense (exemple : échange entre l’avocat et son client pour préparer un procès à venir).</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Information judiciaire</Titre><Paragraphe>À l’occasion d’une information judiciaire portant sur un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra> ou un <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> puni d’une peine <MiseEnEvidence>supérieure ou égale à 3 ans de prison</MiseEnEvidence>, le <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d’instruction</LienIntra> peut autoriser des écoutes téléphoniques.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est valable pour une durée de <MiseEnEvidence>4 mois</MiseEnEvidence>, renouvelable dans la limite d’1 an.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l’information judiciaire <MiseEnEvidence>porte</MiseEnEvidence> sur une infraction relevant du terrorisme, de la <LienIntra LienID="R72789" type="Définition de glossaire">criminalité ou de la délinquance organisée</LienIntra>, la décision est valable pour une durée de 4 mois, <MiseEnEvidence>renouvelable dans la limite de 2 ans.</MiseEnEvidence></Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Le juge d’instruction peut aussi ordonner une écoute dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour rechercher les causes de la mort ou de la disparition inquiétante d'une personne. La décision est prise pour une durée de <MiseEnEvidence>2 mois renouvelable</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans sa décision, le juge d’instruction doit indiquer les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les raisons pour lesquelles il estime que les écoutes sont nécessaires</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’infraction pour laquelle les écoutes sont autorisées</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La (ou les) ligne téléphonique à intercepter (ligne de la personne mise en cause, ligne d’un proche de la personne suspectée, etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La durée des écoutes téléphoniques.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>En principe, la personne placée sur écoute n’en est pas tenue informée. Néanmoins, elle peut l’être s’il s’agit d’une victime qui demande à ce que sa ligne téléphonique soit écoutée.</Paragraphe><Paragraphe>En effet, la victime d’un<MiseEnEvidence> délit puni d’emprisonnement</MiseEnEvidence> et commis depuis une ligne téléphonique (exemple : <LienInterne LienPublication="F32235" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">harcèlement téléphonique</LienInterne>) peut demander l’installation d’un dispositif d’écoute sur cette ligne. Cette demande doit être faite par écrit au juge d’instruction en charge de l’affaire.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R64999" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/></OuSAdresser><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Il existe des règles dérogatoires pour les avocats, les magistrats, les députés et les sénateurs.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe><MiseEnEvidence>En savoir plus sur les conditions d’autorisation des écoutes téléphoniques d’avocats, de magistrats, de députés et de sénateurs</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>La ligne dépendant du cabinet ou du domicile d’un avocat peut être placée sur écoute s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre (en tant qu’auteur ou complice) l’infraction pour laquelle une procédure a été ouverte. Par ailleurs, le <LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire">bâtonnier</LienIntra> doit en être informé.</Paragraphe><Paragraphe>Si la <Expression>mise sur écoute</Expression> d’un magistrat est envisagée, le juge d’instruction doit prévenir le premier président ou le <LienIntra LienID="R56196" type="Définition de glossaire">procureur général</LienIntra> du lieu où il habite. Si les écoutes concernent un député ou un sénateur, le juge avertit le président de l’assemblée à laquelle la personne écoutée appartient.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Recherche d’une personne en fuite</Titre><Paragraphe>Lorsqu’une personne est en fuite, le <LienExterne URL="https://www.vie-publique.fr/fiches/38261-juge-des-libertes-et-de-la-detention-jld-lois-de-2000-et-2016">juge de la liberté et de la détention</LienExterne>, sur demande du <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>, peut autoriser des écoutes téléphoniques.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque écoute autorisée doit concerner des personnes possiblement en contact avec la personne recherchée.</Paragraphe><Paragraphe>L’autorisation de mise sur écoute est valable pour une durée de 2 mois, renouvelable.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si la personne en fuite est soupçonnée d’avoir commis un <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra>, l’autorisation ne peut être renouvelée que 2 fois pour la même durée (soit 6 mois au total).</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quel est le fonctionnement des écoutes téléphoniques judiciaires ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge compétent (ou un <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de police judiciaire</LienIntra>) recourt aux agents qui gère la plateforme plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Ces agents sont en lien direct avec les opérateurs de communications électroniques qui installent les dispositifs d’interception des communications.</Paragraphe><Paragraphe>Les communications sont captées en temps réel et enregistrées. Pour les infractions relevant de la <LienIntra LienID="R72789" type="Définition de glossaire">criminalité ou de délinquance organisée</LienIntra>, les enregistrements peuvent également concerner la messagerie vocale de la personne mise sur écoute.</Paragraphe><Paragraphe>Pour chaque enregistrement, l’autorité compétente (magistrat, <LienInterne LienPublication="R51917" type="Sigle">OPJ</LienInterne>ou <LienInterne LienPublication="R75712" type="Acronyme">APJ</LienInterne>) rédige un <MiseEnEvidence>procès-verbal</MiseEnEvidence> qui indique la date, les heures de début et de fin de l’écoute.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge, l'OPJ ou l'APJ <MiseEnEvidence>transcrivent Ies enregistrements nécessaires pour connaître la vérité</MiseEnEvidence> et les ajoutent au dossier.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si les conversations ont lieu en langue étrangère, un interprète transcrit les enregistrements en français.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel délai les enregistrements d’écoutes téléphoniques sont-ils détruits ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les enregistrements sont détruits à la fin du <LienInterne LienPublication="F1157" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">délai pendant lequel l’infraction peut être poursuivie</LienInterne>. Ce délai est de :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>6 ans</MiseEnEvidence> pour un <LienInterne LienPublication="F1157" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">délit</LienInterne>,</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>20 ans </MiseEnEvidence>pour un <LienInterne LienPublication="F1157" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">crime</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Est-il possible de contester la mise en place d’écoutes téléphoniques judiciaires ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, la décision du juge de procéder à des écoutes téléphoniques ne peut pas être contestée.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, si la personne concernée estime que sa <Expression>mise sur écoute</Expression> a été décidée de façon irrégulière, elle peut contester la validité de cette décision devant la <LienIntra LienID="R68457" type="Définition de glossaire">chambre de l’instruction</LienIntra> ou devant la juridiction saisie.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R64999" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>Écoutes administratives</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Pour quels motifs des écoutes téléphoniques administratives peuvent être ordonnées ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'administration peut placer sur écoute une personne (et éventuellement son entourage) notamment dans les cas suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Défense</MiseEnEvidence> de <MiseEnEvidence>l'indépendance nationale</MiseEnEvidence>, de <MiseEnEvidence>l'intégrité </MiseEnEvidence>du <MiseEnEvidence>territoire</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>défense nationale</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Préservation</MiseEnEvidence> des<MiseEnEvidence> intérêts économiques</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>industriels</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>scientifiques</MiseEnEvidence> majeurs de la <MiseEnEvidence>France</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Prévention</MiseEnEvidence> du <MiseEnEvidence>terrorisme</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Prévention</MiseEnEvidence> des <MiseEnEvidence>atteintes</MiseEnEvidence> à la <MiseEnEvidence>forme républicaine</MiseEnEvidence> des <MiseEnEvidence>institutions</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Prévention</MiseEnEvidence> des <MiseEnEvidence>violences collectives</MiseEnEvidence> portant gravement <MiseEnEvidence>atteinte</MiseEnEvidence> à la <MiseEnEvidence>paix publique</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Prévention</MiseEnEvidence> de la <MiseEnEvidence>criminalité</MiseEnEvidence> et de la <MiseEnEvidence>délinquance organisées</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Prévention</MiseEnEvidence> de la <MiseEnEvidence>prolifération</MiseEnEvidence> des <MiseEnEvidence>armes</MiseEnEvidence> de <MiseEnEvidence>destruction massive</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L’administration pénitentiaire peut être autorisée à écouter les conversations téléphoniques d’un détenu pour empêcher une évasion et/ou assurer la sécurité en prison.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment les écoutes téléphoniques administratives sont-elles mises en place ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour qu’une écoute administrative soit autorisée, le ministre de la défense, de l’intérieur, de la justice, de l’économie, du budget ou des douanes doit adresser une proposition de <Expression>mise sur écoute téléphonique</Expression> au Premier ministre.</Paragraphe><Paragraphe>Cette proposition doit être écrite et justifiée.</Paragraphe><Paragraphe>Le Premier ministre autorise la <Expression>mise sur écoute</Expression> <MiseEnEvidence>après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR)</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Une fois l’autorisation rendue, les services habilités communiquent aux opérateurs téléphoniques, les coordonnées de la personne à mettre sur écoute et la décision du Premier ministre. Puis, ces opérateurs mettent en place un dispositif d’interception des communications téléphoniques.</Paragraphe><Paragraphe>L'autorisation est <MiseEnEvidence>valable</MiseEnEvidence> au <MiseEnEvidence>maximum 4 mois</MiseEnEvidence>, renouvelable pour la même durée et selon la même procédure.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel délai les enregistrements des écoutes administratives sont-ils détruits ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enregistrement d'une conversation téléphonique est <MiseEnEvidence>détruit au plus tard 30 jours à partir du recueil des renseignements</MiseEnEvidence>, sauf exceptions.</Paragraphe><Paragraphe>Seuls les <MiseEnEvidence>renseignements</MiseEnEvidence> en lien avec le motif de l’écoute sont <MiseEnEvidence>transcrits</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>transcription</MiseEnEvidence> doit être <MiseEnEvidence>détruite</MiseEnEvidence> dès que <MiseEnEvidence>sa conservation n'est plus indispensable.</MiseEnEvidence></Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels recours envisager face à des soupçons d'écoutes téléphoniques irrégulières ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne qui pense avoir été mise sur écoute de manière illégale peut faire une réclamation à la <LienInterne LienPublication="R48789" type="Sigle">CNCTR</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>La réclamation est faite par écrit. Elle doit être accompagnée de la copie d’une pièce d’identité et d’un justificatif des coordonnées de la ligne soi-disant écoutée (exemple : une facture de téléphone).</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit être transmise à la CNCTR par lettre recommandée avec accusé de réception.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R287" sve="non" type="National"><Titre>Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement</Titre><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/autorites-independantes/e5c7226e-a87e-4b1d-8c32-eb3aadecb213"/></OuSAdresser><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>La réclamation vaut uniquement pour la personne qui la transmet à la CNCTR. Si ses proches veulent également savoir s’ils ont été écoutés irrégulièrement, ils doivent, eux aussi, saisir la CNCTR.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Une fois la demande reçue, la CNCTR vérifie qu’aucune écoute administrative n’a été mise en place illégalement.</Paragraphe><Paragraphe>Par ailleurs, elle informe la personne qui a fait la demande que toutes les vérifications ont été demandées. Toutefois, elle ne lui précise pas si elle a été placée sur écoute ou non.</Paragraphe><Paragraphe>Si elle constate une irrégularité, elle ordonne l’interruption des écoutes et la destruction des enregistrements. En cas de refus du service habilité, elle saisit le Premier ministre et, si nécessaire, fait un recours devant le Conseil d’État.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Après avoir consulté la CNCTR, la personne qui pense être mise sur écoute peut également saisir le Conseil d’État. Elle dispose d’un délai de 2 mois à compter de la réponse de la CNCTR.</Paragraphe></ASavoir><OuSAdresser ID="R285" sve="non" type="National"><Titre>Conseil d'État</Titre><RessourceWeb URL="https://www.conseil-etat.fr/vos-demarches/contacts-et-informations-pratiques"/></OuSAdresser></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Dossier ID="N31725" audience="Particuliers"><Titre>Mesures contraignantes de l'administration</Titre><Theme ID="N19810"><Titre>Papiers - Citoyenneté - Élections</Titre></Theme></Dossier><Fiche ID="F32326" audience="Particuliers"><Titre>Perquisition</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1456" audience="Particuliers"><Titre>Information judiciaire (instruction préparatoire)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R11621" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Maison de justice et du droit</Titre><Complement>Pour obtenir des informations supplémentaires sur les écoutes téléphoniques</Complement><PivotLocal>mjd</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167421" ID="R19532"><Titre>Code de procédure pénale : articles 79 à 84-1</Titre><Complement>Écoutes judiciaires pour recherche des causes de la mort ou des causes d'une disparition</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047052850" ID="R76201"><Titre>Code de procédure pénale : article 74-2</Titre><Complement>Écoutes judiciaires pour recherche d’une personne en fuite</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000032655289" ID="R957"><Titre>Code de procédure pénale : articles 100 à 100-8</Titre><Complement>Écoutes judiciaires dans le cadre d’une instruction</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000038311673" ID="R57382"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-95 à 706-95-3</Titre><Complement>Écoutes judiciaires en matière de criminalité ou de délinquance organisée : autorisation et mise en œuvre</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006138138/#LEGISCTA000038311675" ID="R49541"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-73 à 706-74</Titre><Complement>Infractions relevant de la criminalité ou de la délinquance organisée (articles 706-73 et 706-73-1)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935034" ID="R956"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L811-1 à L811-4</Titre><Complement>Écoutes administratives : situations concernées (article L811-3)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935046" ID="R52940"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L821-1 à L822-8</Titre><Complement>Écoutes administratives : autorisation et mise en œuvre</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935064" ID="R57377"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L822-1 à L822-4</Titre><Complement>Écoutes administratives : Durée de conservation et transcriptions (articles L822-2 et L822-3)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935076" ID="R36344"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L831-1 à L831-2</Titre><Complement>Écoutes administratives : composition et fonctionnement de la CNCTR</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030935094" ID="R57378"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L833-1 à L833-11</Titre><Complement>Écoutes administratives : réclamation auprès de la CNCTR (article L833-4)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025503132/LEGISCTA000030935846" ID="R52939"><Titre>Code de la sécurité intérieure : articles L852-1 à L852-2</Titre><Complement>Interceptions de sécurité</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030939577" ID="R57380"><Titre>Code de justice administrative : articles L773-1 à L773-8</Titre><Complement>Écoutes administratives : saisine du Conseil d'État</Complement></Reference><Definition ID="R52056"><Titre>Infraction</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R72789"><Titre>Criminalité organisée</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des infractions commises par un groupe formé depuis longtemps, dans le but de retirer un avantage financier (exemple : trafic de drogues)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52092"><Titre>Information judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Enquête judiciaire menée dans une affaire pénale et dirigée par un juge d'instruction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51715"><Titre>Enquête préliminaire</Titre><Texte><Paragraphe>Enquête mise en œuvre par la police judiciaire, à son initiative ou à la demande du procureur de la République, avant l'ouverture d'une éventuelle instruction.</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006151877/" ID="R36503"><Titre>Code de procédure pénale : articles 75 à 78</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R54382"><Titre>Enquête de flagrance</Titre><Texte><Paragraphe>Enquête ouverte par l'officier de police judiciaire qui constate qu'une infraction a été commise ou est en train de se commettre.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68078"><Titre>Complice</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui aide l'auteur des faits à accomplir l'infraction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R19324"><Titre>Bâtonnier</Titre><Texte><Paragraphe>Avocat élu par ses confrères dans chaque barreau pour les représenter et garantir la déontologie et la discipline de la profession. Il désigne les avocats commis d'office, règle les différends entre eux ou avec leurs clients.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65185"><Titre>Juge d'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). </Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R56196"><Titre>Procureur général</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public) d'une cour d'appel ou de la Cour de la Cassation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51707"><Titre>Officier de police judiciaire (OPJ)</Titre><Texte><Paragraphe>Fonctionnaire de police ou militaire de la gendarmerie habilité à mettre en œuvre des moyens d’enquête (placement en garde à vue) sous la direction du procureur de la République, la surveillance du procureur général et le contrôle de la chambre de l’instruction</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167412" ID="R51710"><Titre>Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R68457"><Titre>Chambre de l'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction relevant de la cour d'appel dont le rôle est de garantir la bonne marche de la justice pénale</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R51917" type="Sigle"><Titre>OPJ</Titre><Texte><Paragraphe>Officier de police judiciaire</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R75712" type="Acronyme"><Titre>APJ</Titre><Texte><Paragraphe>Agent de police judiciaire</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R48789" type="Sigle"><Titre>CNCTR</Titre><Texte><Paragraphe>Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1157" audience="Particuliers">Infractions pénales : comment distinguer une contravention, un délit et un crime ?</QuestionReponse></Publication>