<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F2009" type="Fiche Question-réponse conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2009"><dc:title>Est-on obligé d'aider ses parents qui sont dans le besoin ?</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Famille - Scolarité</dc:subject><dc:description>Oui, un enfant a l'obligation d'aider un parent ou un beau-parent qui n'est pas en mesure d'assurer ses besoins (manger, s'habiller, se loger, se soigner...).</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-12-12</dc:date><dc:type>Question-réponse</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F2009</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000006136127, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000046369879/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000046369881/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165318, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006157562/, https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000023012626/</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N135</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Question-réponse</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19805">Famille - Scolarité</Niveau><Niveau ID="N135">Autorité parentale</Niveau><Niveau ID="F2009" type="Fiche Question-réponse conditionnée">Est-on obligé d'aider ses parents qui sont dans le besoin ?</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19805"><Titre>Famille - Scolarité</Titre></Theme><SousThemePere ID="N127">Enfant</SousThemePere><DossierPere ID="N135"><Titre>Autorité parentale</Titre><Fiche ID="F3132">Exercice</Fiche><Fiche ID="F3134">Délégation</Fiche><Fiche ID="F3135">Retrait</Fiche><Fiche ID="F1194">Émancipation</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Oui, les enfants ont l'<MiseEnEvidence>obligation</MiseEnEvidence> d'<MiseEnEvidence>aider </MiseEnEvidence>un parent ou un beau-parent qui n'est <MiseEnEvidence>pas en mesure</MiseEnEvidence> d'assurer ses besoins fondamentaux. On parle <Expression>d’</Expression><MiseEnEvidence><Expression>obligation alimentaire</Expression></MiseEnEvidence>. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qu'est-ce que l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’obligation alimentaire est une <MiseEnEvidence>aide</MiseEnEvidence> apportée à un <MiseEnEvidence>parent</MiseEnEvidence> ou à un <MiseEnEvidence>beau-parent</MiseEnEvidence> qui <MiseEnEvidence>n’arrive pas</MiseEnEvidence> à assurer ses <MiseEnEvidence>besoins fondamentaux</MiseEnEvidence> (logement, nourriture, soins, dépenses courantes...).</Paragraphe><Paragraphe>Elle est versée sous la forme d'une <MiseEnEvidence>pension alimentaire</MiseEnEvidence> ou en <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R51728" type="Définition de glossaire">nature</LienIntra></MiseEnEvidence> (obligation d'héberger, de nourrir et d'entretenir...).</Paragraphe><Paragraphe>La personne qui réclame l'obligation alimentaire est <Expression>créancier d'aliments</Expression>. Celle qui la verse est <Expression>obligé alimentaire</Expression> ou <Expression>débiteur d'aliments</Expression>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui doit l’obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les personnes suivantes doivent aider leurs parents dans le besoin :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Enfants</MiseEnEvidence>,<MiseEnEvidence> petits-enfants, </MiseEnEvidence>à l'égard de leurs <MiseEnEvidence>père, mère ou autres <LienIntra LienID="R12668" type="Définition de glossaire">ascendants</LienIntra></MiseEnEvidence> dans le besoin</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Gendres</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>belles-filles</MiseEnEvidence> à l’égard de leurs <MiseEnEvidence>beaux-parents</MiseEnEvidence> dans le besoin.<MiseEnEvidence/> Du fait des obligations liées au mariage, un époux doit aider le parent de son époux en cas de besoin. Cette obligation cesse au décès de l’époux qui faisait l’affinité et des enfants issus de l’union.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les obligations alimentaires sont <MiseEnEvidence>réciproques</MiseEnEvidence> : ceci signifie que les père, mère ou autres <LienIntra LienID="R12668" type="Définition de glossaire">ascendants</LienIntra> doivent également aider leurs enfants et petits-enfants dans le besoin. Il en est de même pour les beaux-parents à l’égard de leur gendre et belle-fille dans le besoin.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>En cas d’adoption, l’obligation alimentaire dépend à la fois du <LienInterne LienPublication="F15246" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">type d’adoption</LienInterne> (simple ou plénière) et du lien familial (filiation adoptive ou filiation biologique).</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>L'enfant admis comme <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F2065" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">pupille de l'État</LienInterne></MiseEnEvidence> ne doit pas d'<LienIntra LienID="R17620" type="Définition de glossaire">aliments</LienIntra> à ses parents biologiques.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment faire une demande d'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le créancier d’aliments qui demande l'aide doit <MiseEnEvidence>démontrer</MiseEnEvidence> qu'il est dans le besoin, c'est-à-dire qu'il ne peut pas faire face à ses besoins fondamentaux (logement, nourriture, soins, vêtements). <MiseEnEvidence>Avant</MiseEnEvidence> de solliciter le juge, il <MiseEnEvidence>peut</MiseEnEvidence> d'abord faire une <MiseEnEvidence>demande à l'amiable</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>Demande à l'amiable</Titre><Paragraphe>Le créancier et le débiteur d’<LienIntra LienID="R17620" type="Définition de glossaire">aliments</LienIntra> peuvent <MiseEnEvidence>tenter de trouver ensemble un accord amiable</MiseEnEvidence> soit par courrier <MiseEnEvidence>en invitant l’autre partie à trouver un accord</MiseEnEvidence>, soit par l’intermédiaire d'un <MiseEnEvidence>médiateur familial</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R42965" sve="non" type="Local"><Titre>Médiateur familial</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>L'accord trouvé peut être <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R55691" type="Définition de glossaire">homologué</LienIntra> </MiseEnEvidence>par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne> pour lui donner <LienIntra LienID="R51102" type="Définition de glossaire">force exécutoire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>L'homologation de l'accord peut être demandée par courrier au juge.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre>Demande au juge des affaires familiales</Titre><Paragraphe>Celui qui réclame l’obligation alimentaire peut saisir le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>La demande se fait par <LienIntra LienID="R12538" type="Définition de glossaire">assignation</LienIntra> ou à l'aide d’un formulaire :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R42402" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_15454.do" numerocerfa="15454*03" type="Formulaire"><Titre>Requête en obligation alimentaire - Saisine du juge aux affaires familiales</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>La requête doit être <MiseEnEvidence>envoyée</MiseEnEvidence> par lettre recommandée avec accusé de réception ou <MiseEnEvidence>déposée</MiseEnEvidence> au tribunal judiciaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le créancier d'aliments peut saisir le Jaf du tribunal judiciaire de son domicile ou de celui du débiteur d'aliments.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les établissements publics de santé peuvent également agir pour récupérer des sommes dus à leurs établissement (impayés de soins ou d’hébergement). Les collectivités chargées de l’aide sociale peuvent de même agir en leur nom ou au nom de la personne bénéficiant de l’aide sociale.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe><MiseEnEvidence>S'il y a plusieurs débiteurs d'aliments possibles,</MiseEnEvidence> le créancier d'aliments doit d'abord solliciter son époux s'il est marié, puis ses enfants.</Paragraphe><Paragraphe>Le créancier d’aliments n’est pas obligé d’engager une procédure contre tous les codébiteurs. Il n'y a pas de hiérarchie entre un <LienIntra LienID="R12574" type="Définition de glossaire">descendant</LienIntra> et un gendre ou une belle-fille : ils sont tenus de la même manière à l'obligation alimentaire.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'avocat n'est pas obligatoire</MiseEnEvidence> dans cette procédure.</Paragraphe><Paragraphe>Si une partie souhaite avoir un avocat mais qu'elle n'a pas suffisamment de revenus, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l’aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Savoir qui peut représenter ou assister un majeur protégé</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Le créancier d'aliments doit être :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Représenté par son tuteur s'il s'agit d'un majeur en <LienInterne LienPublication="F2120" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">tutelle</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Assisté par son curateur s'il s'agit d'un majeur en <LienInterne LienPublication="F2094" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">curatelle</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Représenté ou assisté (en fonction de l'étendue des missions) par la personne habilitée dans le cas d'une <LienInterne LienPublication="F33367" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">habilitation familiale.</LienInterne></Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Dans le cadre de l'exécution d'un <LienInterne LienPublication="F16670" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">mandat de protection future</LienInterne>, le majeur conserve la possibilité de faire sa demande lui-même.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est fixée l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le montant de l'obligation alimentaire est <MiseEnEvidence>fixé par le juge</MiseEnEvidence> en fonction des <MiseEnEvidence>besoins du créancier</MiseEnEvidence> d'aliments et des <MiseEnEvidence>ressources du débiteur</MiseEnEvidence> d'aliments. Il n’existe <MiseEnEvidence>pas de barème</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge fixe l’obligation alimentaire en tenant compte de la situation de tous les intéressés. C’est pourquoi le créancier d’aliments <MiseEnEvidence>doit prouver qu’il est dans le besoin</MiseEnEvidence> et qu’il n’a pas les ressources suffisantes pour faire face à ses dépenses essentielles.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge prend en compte l'ensemble des <MiseEnEvidence>revenus et des charges du débiteur</MiseEnEvidence> d'aliments.</Paragraphe><Paragraphe>Les revenus pris en compte sont les suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Revenus du travail (salaire, retraite, allocation chômage, indemnité versée par la sécurité sociale...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Aides sociales (allocation adulte handicapé, allocation logement, <LienInterne LienPublication="R24554" type="Sigle">RSA</LienInterne>...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Revenus du capital (intérêts issus d'un placement financier., revenu locatif, dividende...).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les charges prises en considération sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Charges de famille (enfant, conjoint ou concubin à charge, pension alimentaire, prestation compensatoire...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dépenses de la vie courante (logement, nourriture, impôts, frais de transport...)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Crédits, taux d’endettement etc.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Une fois cette contribution alimentaire fixée, <MiseEnEvidence>le débiteur d’aliments doit pouvoir continuer de subvenir à ses besoins</MiseEnEvidence> et à ceux des personnes vivant à son foyer.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les revenus de l’époux, du partenaire de <LienInterne LienPublication="R45368" type="Sigle">Pacs</LienInterne> ou du concubin du débiteur d’aliments ne sont pas ajoutés à ses revenus, car son obligation est personnelle. Les revenus de l’époux sont pris en compte seulement si des aliments lui sont également réclamés en tant que gendre ou belle-fille.</Paragraphe><Paragraphe>Les revenus du partenaire de Pacs ou du concubin peuvent être pris en considération dans la mesure<MiseEnEvidence> où ils réduisent les charges du débiteur d'aliments</MiseEnEvidence>. Par exemple, si le loyer et les charges courantes (nourriture, factures) sont payés par les 2 partenaires ou concubins. Ils ont un <Expression>revenu disponible</Expression> plus important qu'une personne qui assume seule le paiement de ces charges.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>En règle générale, le juge fixe l’obligation alimentaire sous la forme d’une <MiseEnEvidence>pension alimentaire versée mensuellement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois elle s’exécute parfois<MiseEnEvidence> en nature</MiseEnEvidence>, c’est-à-dire en recueillant chez soi le créancier d’aliments, en le nourrissant et en l’entretenant. C’est le cas lorsque le débiteur d’aliments justifie de ne pas pouvoir payer l’obligation alimentaire. C’est aussi le cas dans la situation spécifique du père ou de la mère qui offre de recevoir son enfant majeur chez lui plutôt que de payer une pension alimentaire.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Peut-on être dispensé de l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge peut décharger un ou plusieurs débiteurs d’aliments<MiseEnEvidence> dès lors qu’ils ont des ressources insuffisantes ou des charges trop importantes</MiseEnEvidence> pour venir en aide à leur parent dans le besoin.</Paragraphe><Paragraphe>Mais un débiteur d’aliments peut aussi être dispensé de l’obligation alimentaire pour d’autres raisons que sa capacité contributive : cette dispense doit être demandée ou peut être automatique.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Demande de dispense</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'enfant dont <MiseEnEvidence>le père ou la mère a manqué gravement à ses obligations</MiseEnEvidence> à son égard peut être dispensé de l'obligation alimentaire par le juge aux affaires familiales (Jaf). Il peut être déchargé en tout ou en partie de son obligation.</Paragraphe><Paragraphe>On ne peut pas demander à être dispensé <MiseEnEvidence>par avance</MiseEnEvidence> de cette obligation alimentaire. La demande de dispense se fait au moment où le débiteur d’aliments est sollicité à ce titre, souvent à l’occasion d’un hébergement en <LienInterne LienPublication="R61339" type="Acronyme">Ehpad</LienInterne> ou en maison de retraite ou à l’occasion d'une <MiseEnEvidence>demande d'aide sociale</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Pour être dispensée</MiseEnEvidence>, le débiteur d’aliments doit <MiseEnEvidence>prouver</MiseEnEvidence> que le parent a gravement manqué à ses obligations à son égard (abandon, violences). Il peut faire la preuve de ce manquement en produisant un jugement, des attestations, des documents des services sociaux...</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Dispense automatique</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’enfant dont le père ou la mère s’est vu <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">retirer son autorité parentale</LienInterne> est automatiquement dispensé de toute obligation alimentaire à l’égard de ce parent, sauf dispositions contraires dans le jugement de retrait.</Paragraphe><Paragraphe>L’enfant dont le <MiseEnEvidence>père ou la mère a été condamné pour un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra> commis sur lui ou sur l'un de ses <LienIntra LienID="R12668" type="Définition de glossaire">ascendants</LienIntra>, <LienIntra LienID="R12574" type="Définition de glossaire">descendants</LienIntra>, frères ou sœurs</MiseEnEvidence> est déchargé de son obligation alimentaire par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>, sauf décision contraire du juge.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L’enfant qui a été</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>retiré</MiseEnEvidence> de son milieu familial par décision judiciaire durant une période d'au moins <Valeur>36</Valeur> mois cumulés <MiseEnEvidence>et</MiseEnEvidence> avant ses <Valeur>18 </Valeur>ans est également automatiquement dispensé d’aider ses parents. C’est aussi le cas du <MiseEnEvidence>petit-enfant</MiseEnEvidence>, dans le cadre d'une demande <LienInterne LienPublication="F2444" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">d’aide sociale à l'hébergement (ASH)</LienInterne> pour le compte de l'un de ses grands-parents.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quel est le recours pour contester l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R64439" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra> peuvent faire <LienInterne LienPublication="F1384" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">appel</LienInterne> de la décision rendue par le <LienInterne LienPublication="R45626" type="Sigle">Jaf</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>L'avocat est <MiseEnEvidence>obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>L'obligation alimentaire peut-elle être révisée ou supprimée ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La suppression ou la révision de l’obligation alimentaire peut être demandée<MiseEnEvidence> si la situation du débiteur ou celle du créancier change</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>C’est le cas notamment dans les situations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>revenus</MiseEnEvidence> du débiteur d’aliments <MiseEnEvidence>diminuent</MiseEnEvidence> (chômage par exemple) ou ses <MiseEnEvidence>charges augmentent</MiseEnEvidence> (naissance d'un enfant par exemple)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>situation</MiseEnEvidence> financière du <MiseEnEvidence>créancier</MiseEnEvidence> d’aliments <MiseEnEvidence>s’améliore</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>situation</MiseEnEvidence> familiale du <MiseEnEvidence>créancier</MiseEnEvidence> ou du <MiseEnEvidence>débiteur</MiseEnEvidence> d’aliments <MiseEnEvidence>évolue</MiseEnEvidence> (mariage, divorce).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La demande de révision ou de suppression se fait sur papier libre ou en utilisant un formulaire :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R42402" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_15454.do" numerocerfa="15454*03" type="Formulaire"><Titre>Requête en obligation alimentaire - Saisine du juge aux affaires familiales</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Le créancier d’aliments doit saisir le <MiseEnEvidence>tribunal</MiseEnEvidence> dont <MiseEnEvidence>dépend son domicile</MiseEnEvidence> ou le tribunal dont <MiseEnEvidence>dépend le domicile du débiteur d'aliments</MiseEnEvidence>. Le débiteur d’aliments doit saisir le tribunal dont <MiseEnEvidence>dépend le domicile du créancier d’aliments</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que faire en cas de non paiement de l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si la pension alimentaire<MiseEnEvidence> n'est pas versée</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence>partiellement versée</MiseEnEvidence> par le débiteur d’aiment, le créancier d’aliments peut engager une des procédures suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Faire appel à un commissaire de justice qui peut mettre en place une <LienInterne LienPublication="F998" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">procédure de "paiement direct"</LienInterne>, une <LienInterne LienPublication="F1850" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie sur compte bancaire</LienInterne> ou une <LienInterne LienPublication="F1751" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie-vente</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Demander une <LienInterne LienPublication="F115" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie sur salaire</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L'obligé alimentaire qui ne verse pas la pension alimentaire pendant <MiseEnEvidence>plus de 2 mois</MiseEnEvidence> au créancier d’aliments commet le <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> d'abandon de famille</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quand prend fin l'obligation alimentaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'obligation d'aliments prend fin en cas de <MiseEnEvidence>décès du créancier ou du débiteur d'aliments</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut aussi prendre fin par décision du juge aux affaires familiales, à la suite d’une demande d’une partie, en cas de circonstances nouvelles. C’est le cas par exemple après un divorce ou en cas <LienIntra LienID="R50830" type="Définition de glossaire">d’insolvabilité</LienIntra> de celui qui la doit.</Paragraphe></Chapitre></Texte><OuSAdresser ID="R34" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Permanence juridique</Titre><PivotLocal>permanence_juridique</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-permanences-juridiques-21770.html"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R42965" sve="non" type="Local"><Titre>Médiateur familial</Titre><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000006136127" ID="R20164"><Titre>Code civil : articles 203 à 211</Titre><Complement>Obligations qui naissent du mariage</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000046369879/" ID="R63819"><Titre>Code civil : articles 356 à 359</Titre><Complement>Effets de l'adoption plénière sur l'obligation alimentaire (article 356 du code civil)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000046369881/" ID="R63823"><Titre>Code civil : articles 360 à 369-1</Titre><Complement>Effets de l'adoption simple sur l'obligation alimentaire (articles 364 et 367 du code civil)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165318" ID="R255"><Titre>Code pénal : articles 227-3 à 227-4-1</Titre><Complement>Délit d'abandon de famille (article 227-3 du code pénal)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006157562/" ID="R13626"><Titre>Code de l'action sociale et des familles : articles L132-1 à L132-12</Titre><Complement>Article L132-6 : exonération de l'obligation alimentaire dans certaines situations</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000023012626/" ID="R52897"><Titre>Cour de cassation - Chambre civile - n° 09-16839</Titre><Complement>Devoir de secours entre époux prime sur l'obligation alimentaire versée par un enfant</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R42402" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_15454.do" numerocerfa="15454*03" type="Formulaire"><Titre>Requête en obligation alimentaire - Saisine du juge aux affaires familiales</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R1444" URL="https://www.service-public.gouv.fr/simulateur/calcul/16146" numerocerfa="16146*03" type="Formulaire"><Titre>Demande d'aide juridictionnelle (formulaire)</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source><NoticeLiee ID="R12015" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/getNotice.do?cerfaFormulaire=16146*03&amp;cerfaNotice=52347%2303" type="Notice" numerocerfa="52347#03" format="application/pdf" poids="178.7 KB">Notice - Demande d'aide juridictionnelle</NoticeLiee></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R66463" URL="https://www.aidejuridictionnelle.justice.fr/authentification" type="Téléservice"><Titre>Demande d’aide juridictionnelle en ligne</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><Definition ID="R51728"><Titre>En nature</Titre><Texte><Paragraphe>Rémunéré autrement qu'avec de l'argent (en objets, en service ...)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12668"><Titre>Ascendant</Titre><Texte><Paragraphe>Personne dont on est issu (parent, grand-parent, arrière-grand-parent...)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R17620"><Titre>Aliments</Titre><Texte><Paragraphe>Somme versée par une personne à un proche parent (père, mère, grands-parents ou enfants) pour lui permettre d'assurer les besoins nécessaires à sa vie quotidienne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55691"><Titre>Homologation</Titre><Texte><Paragraphe>Approbation d'un acte ou d'une convention par le juge</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51102"><Titre>Force exécutoire</Titre><Texte><Paragraphe>Fait pour un écrit (décision de justice ou acte notarié) de pouvoir être exécuté avec l'aide de la force publique</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12538"><Titre>Assignation</Titre><Texte><Paragraphe>Acte du commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) informant une personne qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12574"><Titre>Descendant</Titre><Texte><Paragraphe>Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64439"><Titre>Parties (au procès)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R50830"><Titre>Insolvabilité</Titre><Texte><Paragraphe>Situation dans laquelle se trouve une personne n'étant pas en mesure de faire face aux dettes qu'elle a contractées</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R45626" type="Sigle"><Titre>Jaf</Titre><Texte><Paragraphe>Juge aux affaires familiales</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R24554" type="Sigle"><Titre>RSA</Titre><Texte><Paragraphe>Revenu de solidarité active</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R45368" type="Sigle"><Titre>Pacs</Titre><Texte><Paragraphe>Pacte civil de solidarité</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R61339" type="Acronyme"><Titre>Ehpad</Titre><Texte><Paragraphe>Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1249" audience="Particuliers">Que faire si la pension alimentaire n'est pas payée ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F21571" audience="Particuliers">Un enfant est-il responsable des dettes de ses parents ?</QuestionReponse></Publication>