<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F18535" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F18535"><dc:title>Rétention de sûreté pour criminels</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>Lorsqu'une rétention de sûreté est prononcée, le criminel est placé dans un centre de soins à la fin de sa peine de prison.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2024-12-11</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F18535</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000021958550, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019726098, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045489760/#LEGISCTA000045491976</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N275</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N275">Condamnations et peines</Niveau><Niveau ID="F18535" type="Fiche d'information conditionnée">Rétention de sûreté pour criminels</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20334">Sanctions pénales</SousThemePere><DossierPere ID="N275"><Titre>Condamnations et peines</Titre><SousDossier ID="N275-1"><Titre>Peines principales et complémentaires</Titre><Fiche ID="F32803">Amende prononcée par une juridiction pénale (amende non forfaitaire)</Fiche><Fiche ID="F35705">Peine de prison ferme</Fiche><Fiche ID="F1407">Travail d'intérêt général (TIG)</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-2"><Titre>Exécution des condamnations</Titre><Fiche ID="F1779">Décision du juge pénal</Fiche><Fiche ID="F1531">Application du sursis</Fiche><Fiche ID="F34157">Réductions de peine</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-3"><Titre>Suivi des anciens détenus</Titre><Fiche ID="F1278">Surveillance de sûreté</Fiche><Fiche ID="F18535">Rétention de sûreté</Fiche><Fiche ID="F32562">Libération conditionnelle</Fiche><Fiche ID="F34150">Libération sous contrainte</Fiche><Fiche ID="F38982">Prévention de la récidive terroriste</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N275-4"><Titre>Casier judiciaire</Titre><Fiche ID="F14710">Contenu du casier</Fiche><Fiche ID="F1420">Demande de bulletin numéro 3</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Suivi des anciens détenus</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Un détenu est-il systématiquement libéré à la fin de sa peine ? Non, s'il fait l'objet d'une rétention de sûreté. Cette mesure consiste à placer un criminel considéré comme très dangereux dans un centre de soins dès la fin de la <LienIntra LienID="R70392" type="Définition de glossaire">peine privative de liberté</LienIntra>. La rétention de sûreté peut être envisagée dès la condamnation ou au cours d'une surveillance de sûreté. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qu'est-ce que la rétention de sûreté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté est une mesure réservée aux criminels dont le profil laisse à penser qu'ils peuvent <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidiver</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce dispositif permet de placer une personne condamnée dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté, à la fin de la <LienIntra LienID="R70392" type="Définition de glossaire">peine privative de liberté</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le placement en centre de soins entraîne une prise en charge médicale, sociale et/ou psychologique ayant pour but de réduire l'état de dangerosité de la personne condamnée.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, le condamné reste privé de liberté jusqu'au moment où il ne représente plus un danger pour la société.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>À quelles conditions la rétention de sûreté peut-elle être envisagée ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Toutes les conditions suivantes doivent être remplies pour qu'un placement en rétention de sûreté soit envisagé.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées au crime commis et à la peine prononcée</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le type de <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crimes</LienIntra> qui peut entraîner un placement en rétention de sûreté dépend de l'âge de la personne sur laquelle cette <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">infraction</LienIntra> a été commise (victime majeure ou victime mineure).</Paragraphe><Paragraphe>Dans tous les cas, cette mesure peut être envisagée uniquement si le criminel a été condamné à une <MiseEnEvidence>peine supérieure ou égale à 15 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Crime commis sur un majeur</Titre><Paragraphe>La personne doit avoir été condamnée pour avoir commis l'un des crimes suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F1526" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Viol</LienInterne> aggravé (par exemple, un viol commis par plusieurs personnes ou accompagné d'actes de torture)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Meurtre aggravé (le meurtre qui suit un viol, par exemple)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R70658" type="Définition de glossaire">Assassinat</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Torture et actes de barbarie aggravés (par exemple, lorsque la victime est décédée à la suite de ses blessures)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Enlèvement ou séquestration aggravés (par exemple, enlèvement commis en <LienIntra LienID="R67137" type="Définition de glossaire">bande organisée</LienIntra>).</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Cette mesure peut également être mise en place lorsqu'un meurtre, des actes de torture et de barbarie, un viol, un enlèvement ou une séquestration ont été commis en <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra>.</Paragraphe></ASavoir></Cas><Cas><Titre>Crime commis sur un mineur</Titre><Paragraphe>La personne doit avoir été condamnée pour avoir commis l'un des crimes suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R70697" type="Définition de glossaire">Viol</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Meurtre ou <LienIntra LienID="R70658" type="Définition de glossaire">assassinat</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Torture et actes de barbarie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Enlèvement ou séquestration.</Paragraphe></Item></Liste></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées à la personnalité du criminel</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté peut être envisagée pour un criminel qui présente une grande dangerosité caractérisée par un risque très élevé de <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra>, car il souffre d'un trouble grave de la personnalité.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conditions liées à l'exécution de la peine</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Pendant l'exécution de la peine</MiseEnEvidence>, le condamné doit avoir bénéficié de soins adaptés au trouble de la personnalité dont il souffre.</Paragraphe><Paragraphe>Si ces soins n'ont pas permis de remédier à son état de dangerosité, la rétention de sûreté peut être décidée.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quels cadres la rétention de sûreté peut-elle être mise en place ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté peut être <MiseEnEvidence>envisagée</MiseEnEvidence> à 2 occasions :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Lors de la condamnation de l'auteur du <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra>, lorsque la <LienInterne LienPublication="F1487" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">cour d'assises</LienInterne> le prévoit</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pendant une <LienInterne LienPublication="F1278" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">surveillance de sûreté</LienInterne>, si le condamné ne respecte pas les obligations liées à cette mesure ou qu'il refuse son placement sous bracelet électronique.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Selon les cas, la procédure pour mettre en place une rétention de sûreté n'est pas la même.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>Lors de la condamnation</Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté peut être décidée <MiseEnEvidence>uniquement si</MiseEnEvidence> la cour d'assises <MiseEnEvidence>prévoit</MiseEnEvidence>, dans son <LienIntra LienID="R70698" type="Définition de glossaire">arrêt</LienIntra> de condamnation, que la situation du condamné sera réexaminée à la fin de sa peine.</Paragraphe><Paragraphe>La cour doit préciser que cet examen peut mener à un placement en rétention de sûreté.</Paragraphe><Paragraphe>Procédure pour mettre en place une rétention de sûreté</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Au moins 1 an avant la fin de la peine</MiseEnEvidence>, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûretés choisit un service spécialisé dans lequel le condamné sera placé <MiseEnEvidence>pendant 6 semaines.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Ce service a pour mission d'évaluer la dangerosité de la personne condamnée. Elle fait également l'objet d'une expertise médicale.</Paragraphe><Paragraphe>Si la <LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne> conclut que cette personne est particulièrement dangereuse, elle rend un avis argumenté au <LienIntra LienID="R56196" type="Définition de glossaire">procureur général</LienIntra> dont elle dépend.</Paragraphe><Paragraphe>Cet avis doit également démontrer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Que la rétention de sûreté est l'unique moyen de prévenir la commission de nouveaux <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crimes</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Que d'autres mesures (inscription au <LienInterne LienPublication="R39597" type="Sigle">FIJAIS</LienInterne> , placement sous bracelet électronique, <LienIntra LienID="R68536" type="Définition de glossaire">injonctions de soins</LienIntra>, suivi socio-judiciaire ou <LienIntra LienID="R70699" type="Définition de glossaire">surveillance judiciaire</LienIntra>) seraient insuffisantes pour prévenir le risque de <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Que le détenu a bénéficié, pendant l'exécution de sa peine, de soins adaptés au trouble de la personnalité dont il souffre.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si les conditions de la rétention de sûreté sont réunies, le procureur général saisit la <LienIntra LienID="R70700" type="Définition de glossaire">juridiction régionale de la rétention de sûreté</LienIntra> pour qu'elle se prononce sur le placement en rétention.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si la <LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne> estime que les conditions de la rétention de sûreté ne sont pas réunies mais que la personne reste dangereuse, elle renvoie le dossier au <LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire">juge de l'application des peines</LienIntra>. Ce juge peut éventuellement prononcer un placement sous <LienIntra LienID="R70699" type="Définition de glossaire">surveillance judiciaire</LienIntra>.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>La juridiction régionale de la rétention de sûreté rend une <LienIntra LienID="R58200" type="Définition de glossaire">décision motivée</LienIntra> après avoir entendu le procureur général, le condamné et son avocat au cours d'un <LienIntra LienID="R45502" type="Définition de glossaire">débat contradictoire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La décision est <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra> au condamné par l'intermédiaire du directeur de <LienIntra LienID="R70418" type="Définition de glossaire">l'établissement pénitentiaire</LienIntra> dans lequel il se trouve.</Paragraphe><Paragraphe>Si la juridiction régionale de la rétention de sûreté décide d'un placement en rétention, le condamné est conduit dans un centre de soins dès la fin de sa peine.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Devant la juridiction régionale de la rétention de sûreté, l'assistance d'un avocat est <MiseEnEvidence>obligatoire</MiseEnEvidence>. Si la personne condamnée n'a pas les ressources financières suffisantes pour faire appel à un avocat, elle peut <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">demander l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></ASavoir><Paragraphe>Contestation de la décision de placement en rétention de sûreté</Paragraphe><Paragraphe>La décision de placement en rétention peut être contestée par la personne condamnée devant la <MiseEnEvidence>juridiction nationale de la rétention de sûreté</MiseEnEvidence> (<LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>Cette juridiction se trouve à la Cour de cassation.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R182" sve="non" type="National"><Titre>Cour de cassation</Titre><RessourceWeb URL="https://www.courdecassation.fr/"/></OuSAdresser><Paragraphe>Le recours doit être fait dans un délai de 10 jours à partir de la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours n'est pas suspensif : la mesure de rétention de sûreté peut s'appliquer.</Paragraphe><Paragraphe>La décision de la <LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne> peut faire l'objet d'un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne> dans les 5 jours suivant sa notification.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Pendant la surveillance de sûreté</Titre><Paragraphe>La rétention de sûreté peut être décidée lorsque le condamné fait l'objet d'une <LienInterne LienPublication="F1278" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">surveillance de sûreté</LienInterne> et qu'il :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Ne respecte pas les obligations liées à cette mesure. Il existe donc un véritable risque de <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive</LienIntra>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Ou</MiseEnEvidence> refuse d'être placé sous bracelet électronique.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Décision de placement en rétention de sûreté</Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Le non-respect de la surveillance de sûreté peut être caractérisé lorsque le condamné refuse de suivre un traitement prescrit par un médecin dans le cadre d'une <LienIntra LienID="R68536" type="Définition de glossaire">injonction de soins</LienIntra>.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Dans ces conditions, le placement peut être ordonné <MiseEnEvidence>en urgence</MiseEnEvidence> par le président de la <LienIntra LienID="R70700" type="Définition de glossaire">juridiction régionale de la rétention de sûreté</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce placement provisoire doit être confirmé <MiseEnEvidence>au plus tard dans les 3 mois</MiseEnEvidence> suivant le début de la mesure de rétention, par la juridiction régionale de la rétention de sûreté.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si ce délai n'est pas respecté</MiseEnEvidence>, la rétention de sûreté prend automatiquement fin.</Paragraphe><Paragraphe>La <LienInterne LienPublication="R70709" type="Acronyme">JRRS</LienInterne> peut confirmer le placement en rétention après avoir obtenu l'avis favorable de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûretés.</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit également avoir entendu, le <LienIntra LienID="R56196" type="Définition de glossaire">procureur général</LienIntra>, le condamné et son avocat au cours d'un <LienIntra LienID="R45502" type="Définition de glossaire">débat contradictoire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra> à la personne condamnée par :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L'intermédiaire du directeur de <LienIntra LienID="R70418" type="Définition de glossaire">l'établissement pénitentiaire</LienIntra> dans lequel il se trouve</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'intermédiaire du directeur du centre médico-socio-judiciaire de sûreté si le condamné est déjà retenu</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Lettre <LienInterne LienPublication="R46090" type="Acronyme">RAR</LienInterne>, si le condamné est libre.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Devant la juridiction régionale de la rétention de sûreté, l'assistance d'un avocat est <MiseEnEvidence>obligatoire</MiseEnEvidence>. Si le détenu n'a pas les ressources financières suffisantes pour faire appel à un avocat, il peut <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">demander l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></ASavoir><Paragraphe>Contestation de la décision de placement en rétention de sûreté</Paragraphe><Paragraphe>La décision de placement en rétention peut être contestée par la personne condamnée devant la juridiction nationale de la rétention de sûreté (<LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>Cette juridiction se trouve à la Cour de cassation.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R182" sve="non" type="National"><Titre>Cour de cassation</Titre><RessourceWeb URL="https://www.courdecassation.fr/"/></OuSAdresser><Paragraphe>Le recours doit être fait dans un délai de 10 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> à partir de la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours n'est pas suspensif : la mesure de rétention de sûreté peut s'appliquer.</Paragraphe><Paragraphe>La décision de la <LienInterne LienPublication="R52422" type="Sigle">JNRS</LienInterne> peut faire l'objet d'un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne> dans les 5 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> suivant sa notification.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment la personne en rétention de sûreté est-elle prise en charge ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne qui fait l'objet d'une rétention de sûreté est placée dans un centre socio-médico-judiciaire de sûreté.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est suivie par des agents des services pénitentiaires et le personnel d'établissements publics de santé (médecins, psychologues, infirmiers, etc.).</Paragraphe><Paragraphe>Ces professionnels assurent une prise en charge médicale, sociale et psychologique du condamné (exemples : séances de thérapie).</Paragraphe><Paragraphe>Cette prise en charge a pour but de faire diminuer la dangerosité de la personne retenue afin que la rétention de sûreté puisse prendre fin.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La prise en charge médicale peut donner lieu à la prescription d'un <LienInterne LienPublication="F35709" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">traitement inhibiteur de libido</LienInterne>.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les droits de la personne en rétention de sûreté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Dès le début de la rétention de sûreté, la personne retenue est informée de ses droits.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droits applicables à toutes les personnes retenues</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Durant la rétention, la personne retenue a le droit :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>De participer à des activités éducatives ou de formation, au sein du centre de soins ou par correspondance</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>D'exercer un emploi compatible avec sa présence au centre</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>De pratiquer des activités culturelles, sportives ou de loisir</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>De pratiquer des activités religieuses ou philosophiques</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>D'émettre ou recevoir des correspondances, recevoir des visites et téléphoner chaque jour.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Permissions de sortir pour une raison particulière</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne retenue peut être autorisée à sortir du centre de soins dans 2 situations :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>En cas d'évènement familial grave (exemple : enterrement d'un parent). Dans ce cas, la sortie aura lieu <Expression>sous escorte</Expression> policière</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pour maintenir des liens familiaux ou pour préparer la fin de la rétention. Dans cette hypothèse, la sortie peut être accordée pour plusieurs jours mais la personne devra porter un bracelet électronique.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La permission est accordée ou refusée par le <LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire">juge de l'application des peines</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision peut être contestée devant la<LienIntra LienID="R70700" type="Définition de glossaire"> juridiction régionale de la rétention de sûreté</LienIntra> dans les 5 jours suivant sa <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra>.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Combien de temps peut durer une rétention de sûreté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La décision de placement en rétention de sûreté est valable pour une durée <MiseEnEvidence>d'un an</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être renouvelée pour la même durée, de manière illimitée.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, d'année en année, la rétention de sûreté peut être renouvelée sur décision de la <LienIntra LienID="R70700" type="Définition de glossaire">juridiction régionale de la rétention de sûreté</LienIntra>, après avis du <LienInterne LienPublication="R65648" type="Sigle">Jap</LienInterne> et de la <LienInterne LienPublication="R52421" type="Sigle">CPMS</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Néanmoins, le renouvellement a lieu <MiseEnEvidence>uniquement</MiseEnEvidence> si les conditions qui ont justifié sa mise en place sont réunies.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>À quel moment la rétention de sûreté prend-elle fin ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, la rétention de sûreté prend fin lorsque la personne retenue ne présente plus les risques de dangerosité qui ont motivé le recours à cette mesure.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, la rétention de sûreté peut se terminer <MiseEnEvidence>avant l'expiration du délai</MiseEnEvidence> prévu si la personne retenue fait une <MiseEnEvidence>demande de mise en liberté</MiseEnEvidence> et que :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La juridiction régionale de la rétention de sûreté accepte la demande</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Ou</MiseEnEvidence> que cette juridiction n'a pas répondu à la demande <MiseEnEvidence>dans un délai de 3 mois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item></Liste><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>La demande de mise en liberté peut être effectuée uniquement <MiseEnEvidence>après un délai de 3 mois suivant la <LienIntra LienID="R69580" type="Définition de glossaire">décision définitive</LienIntra> </MiseEnEvidence>de placement en rétention de sûreté. Si elle est rejetée, la personne retenue doit respecter un nouveau délai de 3 mois pour faire une autre demande.</Paragraphe></Attention></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F1278" audience="Particuliers"><Titre>Surveillance de sûreté d'un criminel</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F32562" audience="Particuliers"><Titre>Libération conditionnelle</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R17018" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip)</Titre><Complement>Pour s'informer sur la rétention de sûreté</Complement><PivotLocal>spip</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-services-penitentiaires-dinsertion-et-de-probation-21786.html"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><Complement>Pour être assisté devant les juridictions de la rétention de sûreté</Complement><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000021958550" ID="R18536"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-53-13 à 706-53-22</Titre><Complement>Règles propres à la rétention de sûreté</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019726098" ID="R33123"><Titre>Code de procédure pénale : article R53-8-53</Titre><Complement>Procédure de placement en rétention de sûreté</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045489760/#LEGISCTA000045491976" ID="R70702"><Titre>Code pénitentiaire : articles R541-1 à R441-18</Titre><Complement>Accueil des personnes en centre socio-médico-judiciaire de sûreté</Complement></Reference><Definition ID="R70392"><Titre>Peine privative de liberté</Titre><Texte><Paragraphe>Sanction pénale qui consiste à placer la personne en prison. L’emprisonnement peut être remplacé par une limitation de la liberté de circulation en raison d’un aménagement de peine (exemple : placement à l'extérieur, semi-liberté ou détention à domicile sous surveillance électronique)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R731"><Titre>Récidive légale</Titre><Texte><Paragraphe>Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52056"><Titre>Infraction</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R18488"><Titre>Réclusion criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>Peine de prison prononcée en cas de crime.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70658"><Titre>Assassinat</Titre><Texte><Paragraphe>Meurtre commis avec préméditation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67137"><Titre>Bande organisée</Titre><Texte><Paragraphe>Tout groupement présentant une organisation structurée de ses membres, réunis dans le but de préparer une ou plusieurs infractions</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70697"><Titre>Viol</Titre><Texte><Paragraphe>Toute pénétration sexuelle ou buccale commise par violence, menace, par la force ou par surprise</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70698"><Titre>Arrêt</Titre><Texte><Paragraphe>Décision rendue par les juridictions d'appel (exemple : cour d'appel), de cassation ou par la cour d'assises</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R56196"><Titre>Procureur général</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public) d'une cour d'appel ou de la Cour de la Cassation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68536"><Titre>Injonction de soins</Titre><Texte><Paragraphe>Mesure qui peut être prononcée contre l’auteur d’un crime ou d’un délit pour lequel un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle). Le délinquant est suivi par un médecin ou par un psychologue qui lui prodigue les soins dont il a besoin pour éviter de commettre une nouvelle infraction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70699"><Titre>Surveillance judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Mesure qui consiste à soumettre le condamné à des obligations et interdictions qu'il exécutera après sa libération. La surveillance judiciaire peut uniquement être prononcée contre certains condamnés (exemple : personne condamnée à une peine d'au moins 5 ans de prison pour une infraction commise en récidive)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70700"><Titre>Juridiction régionale de la rétention de sûreté</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction présente dans chaque cour d'appel, qui a pour mission de prononcer une mesure de sûreté (exemple : rétention de sûreté), de prolonger certaines mesures (exemple : surveillance judiciaire) ou d'en fixer les effets</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68535"><Titre>Juge de l'application des peines</Titre><Texte><Paragraphe>Juge compétent pour superviser la manière dont la peine va être appliquée à une personne condamnée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58200"><Titre>Décision motivée (justice)</Titre><Texte><Paragraphe>Obligation pour le juge d'expliquer les raisons pour lesquelles il a pris cette décision</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R45502"><Titre>Débat contradictoire</Titre><Texte><Paragraphe>Débat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70418"><Titre>Établissement pénitentiaire</Titre><Texte><Paragraphe>Lieu dans lequel les personnes en attente d'un jugement ou condamnées à une peine de prison sont détenues ou incarcérées (exemple : une maison d'arrêt)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1008"><Titre>Jour franc</Titre><Texte><Paragraphe>Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R69580"><Titre>Décision définitive</Titre><Texte><Paragraphe>Décision qui ne peut plus être contestée devant la cour d'appel, la Cour de cassation ou le Conseil d'État, car les délais pour exercer une voie de recours (appel, opposition, pourvoi en cassation) sont épuisés</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R52421" type="Sigle"><Titre>CPMS</Titre><Texte><Paragraphe>Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R39597" type="Sigle"><Titre>FIJAIS</Titre><Texte><Paragraphe>Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R52422" type="Sigle"><Titre>JNRS</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction nationale de la rétention de sûreté</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R70709" type="Acronyme"><Titre>JRRS</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction régionale de la rétention de sûreté</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R46090" type="Acronyme"><Titre>RAR</Titre><Texte><Paragraphe>Recommandé avec avis de réception</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R65648" type="Sigle"><Titre>Jap</Titre><Texte><Paragraphe>Juge d'application des peines</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1157" audience="Particuliers">Infractions pénales : comment distinguer une contravention, un délit et un crime ?</QuestionReponse></Publication>