<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F1487" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2024-09-30T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1487"><dc:title>Procès devant la cour d'assises ou la cour criminelle</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>La cour d'assises et la cour criminelle jugent les infractions les plus graves c'est-à-dire les crimes.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2024-09-30</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F1487</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167461/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167465/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167466/#LEGISCTA000044569049, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167468/#LEGISCTA000044569045, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006151894/#LEGISCTA000044568698, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167470/#LEGISCTA000044568694, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167471/#LEGISCTA000044568692, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167473/#LEGISCTA000044568690, https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=34350, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038418327, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041679843, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042134355, http://www.justice.gouv.fr/bo/2022/20221230/JUSD2235177C.pdf</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N263</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N263">Affaire pénale</Niveau><Niveau ID="F1487" type="Fiche d'information conditionnée">Procès devant la cour d'assises ou la cour criminelle</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N271">Procédures judiciaires</SousThemePere><DossierPere ID="N263"><Titre>Affaire pénale</Titre><SousDossier ID="N263-1"><Titre>Procédures alternatives</Titre><Fiche ID="F1824">Médiation pénale</Fiche><Fiche ID="F1461">Composition pénale</Fiche><Fiche ID="F36141">Ordonnance pénale</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-2"><Titre>Lancement des poursuites</Titre><Fiche ID="F1435">Plainte simple</Fiche><Fiche ID="F20798">Plainte avec constitution de partie civile</Fiche><Fiche ID="F1455">Citation directe</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-3"><Titre>Procédures rapides</Titre><Fiche ID="F10409">Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</Fiche><Fiche ID="F32129">Comparution immédiate</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-4"><Titre>Enquête</Titre><Fiche ID="F14837">Garde à vue</Fiche><Fiche ID="F32326">Perquisition</Fiche><Fiche ID="F1456">Information judiciaire (instruction préparatoire)</Fiche><Fiche ID="F1470">Mise en examen</Fiche><Fiche ID="F1807">Témoin assisté</Fiche><Fiche ID="F1489">Audition des témoins</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-5"><Titre>Mesures de sureté</Titre><Fiche ID="F2902">Contrôle judiciaire</Fiche><Fiche ID="F2007">Assignation à résidence avec surveillance électronique</Fiche><Fiche ID="F1042">Détention provisoire</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-6"><Titre>Déroulement d'un procès</Titre><Fiche ID="F1457">Devant le tribunal de police</Fiche><Fiche ID="F1485">Devant le tribunal correctionnel</Fiche><Fiche ID="F1487">Devant la cour d'assises</Fiche><Fiche ID="F34165">Audition des témoins</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Déroulement d'un procès</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> juge les personnes <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">accusées</LienIntra> de <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crimes</LienIntra> punis de plus de 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion. </LienIntra>Elle juge aussi les procès en appel. Elle est composée de juges et de citoyens tirés au sort, appelés les <Expression>jurés</Expression>. La <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> juge les personnes majeures <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">accusées</LienIntra> de <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crimes</LienIntra> punis entre 15 à 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion. </LienIntra>Elle est composée uniquement de juges professionnels. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Depuis le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2023, la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> se généralise sur l'ensemble du territoire français <MiseEnEvidence>(à l'exception du département de Mayotte)</MiseEnEvidence> pour le jugement des <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crimes</LienIntra> punis de 15 à 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion.</LienIntra></Paragraphe></ASavoir></Texte><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>Cour d'assises</Titre><Texte><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> est une juridiction départementale.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est la seule compétente pour juger les crimes (viol, meurtre, vol à main armée...) commis par les majeurs et les <LienInterne LienPublication="F1486" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">mineurs de plus de 16 ans</LienInterne>. Elle est aussi compétente pour juger les procès en appel.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> permet de juger les <MiseEnEvidence>crimes punis de plus de 20 ans de réclusion.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est saisie la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La cour d'assises est saisie par une décision de <Expression>mise en accusation</Expression> <Expression>et de renvoi</Expression> devant cette juridiction.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est prise par un juge <LienIntra LienID="R19714" type="Définition de glossaire">d'instruction</LienIntra> à la fin d'une <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">information judiciaire</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Si un appel est formé contre la décision du juge d'instruction, la décision est prise par la chambre de l'instruction.</Paragraphe><Paragraphe>La personne, déjà mise en accusation devant la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence>, peut être renvoyée devant la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> sur décision du 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel ou du président de la cour d'assises. Elle donne son<MiseEnEvidence> accord </MiseEnEvidence>en présence de son avocat.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>L'avocat est-il obligatoire en cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le cas est différent pour l'accusé, la victime ou la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Pour l'accusé</Titre><Paragraphe><LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">L'accusé</LienIntra> doit <MiseEnEvidence>obligatoirement</MiseEnEvidence> être représenté par <MiseEnEvidence>un avocat à l'audience</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>S'il n'en choisit pas, le président de la cour d'assises lui en désigne un d'office.</Paragraphe><Paragraphe>Cet avocat commis d'office n'est pas gratuit et doit être payé en fonction des revenus et de la complexité du dossier.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'accusé n'a pas suffisamment de revenus, il peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre>Pour la victime ou la partie civile</Titre><Paragraphe>La victime ou la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra> n'a pas l'obligation de choisir un avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Si elle en souhaite un et qu'elle n'a pas suffisamment de revenus, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la composition de la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La cour d'assises est composée de <MiseEnEvidence>3 juges</MiseEnEvidence> (1 président et 2 assesseurs) et de 6 <LienInterne LienPublication="F1540" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">jurés</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les 3 juges sont des <MiseEnEvidence>juges professionnels</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les jurés sont des citoyens inscrits et tirés au sort sur les listes électorales.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'accusé</MiseEnEvidence> peut <Expression>récuser</Expression>, c'est-à-dire refuser, jusqu'à 4 personnes sur la liste des jurés qui ont été tirés au sort.</Paragraphe><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra> peut en refuser jusqu'à 3.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque juré refusé est remplacé par un autre, également tiré au sort.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dans tous les cas</MiseEnEvidence>, il y a 6 jurés et un ou plusieurs jurés supplémentaires.</Paragraphe><Paragraphe>Ces jurés supplémentaires assistent aux débats comme les autres jurés titulaires. Un <MiseEnEvidence>juré supplémentaire </MiseEnEvidence>peut remplacer un <MiseEnEvidence>juré titulaire</MiseEnEvidence> en cas d'empêchement (maladie, chute de neige importante et soudaine...), lors des débats ou du délibéré. Pour avoir la même connaissance du dossier que les jurés titulaires, ces jurés complémentaires doivent avoir entendu et vu (<LienIntra LienID="R48790" type="Définition de glossaire">les scellés</LienIntra> ou les documents) de la même façon que les jurés titulaires.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les personnes présentes à l'audience de la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les personnes présentes sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Juges et jurés</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R54678" type="Définition de glossaire">Avocat général</LienIntra> représentant le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Greffier</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Accusé et son avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Victime <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra> ou son avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Commissaire de justice (anciennement huissier de justice).</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroule l'audience de la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Avant l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque la date de l'audience d'une affaire de la cour d'assises est fixée, le président décide de la date de l'<MiseEnEvidence>interrogatoire de l'accusé</MiseEnEvidence> et de celle de la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire criminelle</MiseEnEvidence>.  </Paragraphe><Paragraphe>Il prévoit que la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire</MiseEnEvidence> se tient, soit immédiatement à la suite de son <MiseEnEvidence>interrogatoire</MiseEnEvidence>, soit à une autre date.</Paragraphe><Paragraphe>L'accusé n'assiste pas à cette réunion. Le président, le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra> et les avocats de l'ensemble des parties participent à cette réunion.</Paragraphe><Paragraphe>Sauf impossibilité, la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire</MiseEnEvidence> doit intervenir au moins 45 jours avant la date de l'ouverture des débats.</Paragraphe><Paragraphe>Cette réunion permet d'établir la <MiseEnEvidence>liste des témoins </MiseEnEvidence>et <MiseEnEvidence>experts</MiseEnEvidence> qui sont <LienIntra LienID="R52112" type="Définition de glossaire">cités</LienIntra> à l'audience, leur ordre de déposition et la durée de l'audience.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Avant l'audience</MiseEnEvidence> (au plus tard le 6<Exposant>e</Exposant> jour avant les débats) , le président de la cour d'assises interroge l'accusé sur son identité et sur le fait qu'il est bien assisté par un avocat à l'audience. Si l'accusé n'a pas d'avocat, le président lui en désigne un d'office.</Paragraphe><Paragraphe>Si nécessaire, il l'informe de son droit à être assisté d'un interprète.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Pendant l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, l'audience devant la cour d'assises est publique mais le procès peut aussi se dérouler à <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">huis clos</LienIntra>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Audience publique</Titre><Paragraphe>Dans ce cas, tout le monde (c'est-à-dire <MiseEnEvidence>le public) peut y assister</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>témoins </MiseEnEvidence>et les <MiseEnEvidence>experts</MiseEnEvidence> convoqués pour le procès ne peuvent y assister qu'après leur déposition (déclaration à l'audience).</Paragraphe><Paragraphe>Le président de la cour peut décider que les mineurs n'assistent pas aux débats, s'il estime que la teneur des débats risque de heurter leur sensibilité.</Paragraphe><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">parties civiles</LienIntra>, même mineures, peuvent y assister.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Huis clos</Titre><Paragraphe>L'accès du public à l'audience peut être interdit, si le contenu des débats peut être dangereux pour <LienIntra LienID="R50177" type="Définition de glossaire">l'ordre public</LienIntra> ou les mœurs. Dans ce cas, seuls l'accusé, la victime partie civile et les avocats sont autorisés à y assister. Cette décision doit être prise uniquement par la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> c'est-à-dire les juges, sans les jurés.</Paragraphe><Paragraphe>Pour certains crimes (viol, actes de torture, proxénétisme aggravé...), le huis clos est accordé à la victime, partie civile qui le demande, sans condition. <MiseEnEvidence>L'accusé ne peut pas</MiseEnEvidence> demander le huis clos.</Paragraphe><Paragraphe>Dans les autres cas, le huis clos ne peut être ordonné que si l'une des victimes parties civiles ne s'y oppose pas.</Paragraphe><Paragraphe>Des règles spécifiques s'appliquent devant la <LienInterne LienPublication="F1486" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">cour d'assises des mineurs</LienInterne>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Même si le huis clos a été ordonné, la <MiseEnEvidence>décision</MiseEnEvidence> de la cour d'assises doit être <MiseEnEvidence>prononcée en audience publique</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ASavoir></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Organisation des débats à l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les débats sont oraux. Le président de la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> les dirige. Il prend toutes les mesures utiles à la découverte de la vérité et au bon déroulement de l'audience. C'est lui qui donne la parole aux différentes personnes, dans un ordre précis.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Au début de l'audience</MiseEnEvidence>, le président présente oralement les faits reprochés à l'accusé et les éléments qui lui sont défavorables et favorables. Il l'informe de ses droits de garder le silence au cours des débats et de bénéficier d'un interprète, si nécessaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>greffier</MiseEnEvidence> lit l'acte d'accusation.</Paragraphe><Paragraphe>Ensuite, le <MiseEnEvidence>président</MiseEnEvidence> de la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> interroge l'accusé et reçoit ses déclarations, avant de procéder à l'auditions des <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">témoins</LienInterne>, des experts et des victimes.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>liste des témoins</MiseEnEvidence> et des <MiseEnEvidence>experts</MiseEnEvidence> a été établie précédemment, pendant la réunion préparatoire criminelle ou à la demande du ministère public, de l'accusé et de la victime partie civile ou de leurs avocats.</Paragraphe><Paragraphe>Les assesseurs et les jurés peuvent poser des questions à l'accusé, aux témoins, aux experts et à la victime partie civile, <MiseEnEvidence>seulement si le président leur en donne l'autorisation</MiseEnEvidence>. L'accusé et la victime partie civile peuvent également poser des questions par l'intermédiaire du président.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Aucun enregistrement sonore ou audiovisuel n'est autorisé. Il peut toutefois être autorisé si cela a une portée pour la suite du procès (un accusé qui avoue finalement avoir commis le crime).</Paragraphe><Paragraphe>Pour un motif d'intérêt public, d'ordre pédagogique, informatif, culturel ou scientifique, les débats peuvent exceptionnellement faire l'objet d'un enregistrement sonore ou audiovisuel. L'autorisation est donnée par le 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Fin des débats à l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les étapes sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La victime partie civile ou son avocat sont entendus.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'avocat général prend ses <LienIntra LienID="R53627" type="Définition de glossaire">réquisitions</LienIntra>, il propose une peine pour l'accusé ou demande son acquittement.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'avocat de l'accusé plaide pour sa défense.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour clôturer les débats, le président demande à l'accusé s'il a une dernière déclaration à faire.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est prise la décision par la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'accusé peut être condamné sur les faits criminels (condamnation pénale) et condamné à indemniser les différents préjudices de la victime partie civile.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Sur la condamnation pénale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Immédiatement après les débats à l'audience, la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> et les <MiseEnEvidence>jurés</MiseEnEvidence> délibèrent. Le président, les assesseurs et les jurés se retirent dans une salle appelée <Expression>chambre des délibérés</Expression> pour décider, par des votes à bulletin secret, si l'accusé est coupable.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque question principale est posée ainsi : « L'accusé est-il coupable d'avoir commis tel fait ? ».</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé est reconnu coupable</MiseEnEvidence>, ils votent ensuite sur la peine.</Paragraphe><Paragraphe>Le délibéré est secret et comporte <MiseEnEvidence>2 phases</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Délibération sur la culpabilité</MiseEnEvidence> : une majorité de 7 voix est nécessaire pour toute décision défavorable à l'accusé. Les bulletins blancs ou nuls sont favorables à l'accusé. Si l'accusé est déclaré non coupable, il est <LienIntra LienID="R2696" type="Définition de glossaire">acquitté</LienIntra>. S'il est déclaré coupable, la cour décide de la peine.</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Délibération sur la peine</MiseEnEvidence> : la décision est prise à la majorité absolue des votants, mais la peine maximale ne peut être prononcée qu'à la majorité de 7 voix au moins.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La cour d'assises quitte la salle des délibérés seulement lorsque la décision finale est prise : c'est le <Expression>verdict</Expression>. La décision peut prendre plusieurs heures, c'est le <LienIntra LienID="R57606" type="Définition de glossaire">délibéré</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>décision de la cour d'assises</MiseEnEvidence> est prononcée en audience publique. Elle doit être <LienIntra LienID="R58200" type="Définition de glossaire">motivée</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé est condamné</MiseEnEvidence>, le président l'informe de sa possibilité de faire appel de la décision et lui indique qu'il a 10 jours <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">calendaires</LienIntra> pour faire appel à compter du prononcé de la décision.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé est acquitté</MiseEnEvidence>, il est remis en liberté, sauf s'il est en prison pour d'autres faits.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé a été acquitté</MiseEnEvidence>, il pourra faire une <LienInterne LienPublication="F13286" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">demande d'indemnisation pour détention injustifiée</LienInterne> dans les 6 mois à compter du prononcé de l'acquittement.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Sur la condamnation civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'audience pénale terminée, une audience civile peut suivre. Elle est destinée à examiner la <MiseEnEvidence>demande d'indemnisation formulée par la partie civile</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé a été reconnu coupable</MiseEnEvidence>, les juges statuent sur les <LienInterne LienPublication="F1422" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">dommages-intérêts</LienInterne> réclamés par la partie civile, sans l'assistance du jury.</Paragraphe><Paragraphe>La cour d'assises peut aussi renvoyer le dossier à une audience sur <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra> à une date ultérieure.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les recours après le prononcé d'un arrêt de la cour d'assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il est possible de <MiseEnEvidence>faire appel</MiseEnEvidence> d'un arrêt de la cour d'assises qui juge pour la première fois une affaire criminelle. L'appel se fait <MiseEnEvidence>par déclaration au <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra> de la cour d'assises</MiseEnEvidence> qui a rendu la décision, dans les 10 <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">jours calendaires</LienIntra> qui suivent le prononcé de l'arrêt.</Paragraphe><Paragraphe>L'appel peut être fait par l'une des personnes suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Accusé</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Procureur général représentant le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Partie civile, mais uniquement pour les <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra>. Cela veut dire qu'elle peut contester le montant des indemnités obtenues, mais pas la condamnation pénale de l'accusé.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Lorsque l'appel est fait par <MiseEnEvidence>l'accusé</MiseEnEvidence> ou le <MiseEnEvidence>ministère public</MiseEnEvidence>, il peut être limité à la durée de la peine, sans que la culpabilité ne soit contestée.</Paragraphe><Paragraphe>L'affaire est alors rejugée par une <MiseEnEvidence>cour d'assises d'appel </MiseEnEvidence>dont le fonctionnement est identique à la cour d'assises qui a jugé l'affaire.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En appel</MiseEnEvidence>, les différences sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Au début des débats, le président rappelle les éléments figurant dans la feuille de motivation écrite à la fin de l'arrêt de condamnation, en premier ressort.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>jurés</MiseEnEvidence> sont <MiseEnEvidence>9</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'<MiseEnEvidence>accusé</MiseEnEvidence> et l'<MiseEnEvidence>avocat général</MiseEnEvidence> peuvent chacun refuser 1 juré de plus.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>nombre de voix minimum</MiseEnEvidence> nécessaire lors des délibérations pour prendre une <MiseEnEvidence>décision défavorable</MiseEnEvidence> à l'accusé concernant sa culpabilité est porté à <MiseEnEvidence>8</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>nombre de voix minimum</MiseEnEvidence> nécessaire lors des délibérations pour <MiseEnEvidence>décider d'une peine</MiseEnEvidence> est porté à <MiseEnEvidence>8</MiseEnEvidence>, y compris en cas de prononcé de peine maximale.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dans l'attente de l'arrêt en appel</MiseEnEvidence>, l'accusé condamné est conduit ou reste détenu en prison.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>condamnation civile</MiseEnEvidence> peut être exécutée si l'exécution provisoire a été ordonnée par la décision de la cour d'assises.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>après l'arrêt en appel, il est possible de faire un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne>. Le pourvoi doit être fait dans les <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">10 jours francs</LienIntra> après la décision rendue auprès du greffe de la cour d'appel concernée.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></ASavoir></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>Cour criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour criminelle </MiseEnEvidence>est une juridiction départementale.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est compétente pour juger les <MiseEnEvidence>crimes punis de 15 à 20 ans de</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion</LienIntra> (viol, coups mortels, vol à main armée...), lorsque l'état de <LienIntra LienID="R731" type="Définition de glossaire">récidive légale</LienIntra> n'est pas retenu.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est aussi compétente pour juger les personnes déjà mises en accusation devant la cour d'assises, avant le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2023, pour ce type de crime.</Paragraphe><Paragraphe>Les personnes doivent <MiseEnEvidence>donner leur <MiseEnEvidence>accord</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence>, en présence de leur <MiseEnEvidence>avocat</MiseEnEvidence>, pour le renvoi devant la cour criminelle.</Paragraphe><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est saisie la cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La cour criminelle est saisie par une décision de <Expression>mise en accusation et de renvoi</Expression> devant cette juridiction.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est prise par un juge <LienIntra LienID="R19714" type="Définition de glossaire">d'instruction</LienIntra> à la fin d'une <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">information judiciaire</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Si un appel est formé sur la décision du juge d'instruction, la décision est prise par la chambre de l'instruction.</Paragraphe><Paragraphe>La personne, déjà mise en accusation devant la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence>, peut être renvoyée devant la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> sur décision du 1<Exposant>er </Exposant>président de la cour d'appel ou du président de la cour d'assises. Son <MiseEnEvidence>accord est recueilli </MiseEnEvidence>en présence de son avocat.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> doit renvoyer l'affaire devant la <MiseEnEvidence>cour d'assises</MiseEnEvidence> en cas de crime puni de 30 ans de réclusion criminelle (par exemple, viol suivi de mort) ou de réclusion criminelle à perpétuité (assassinat, trafic de stupéfiants...).</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>L'avocat est-il obligatoire devant le cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le cas est différent pour l'accusé, la victime ou la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Pour l'accusé</Titre><Paragraphe><LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">L'accusé</LienIntra> doit <MiseEnEvidence>obligatoirement</MiseEnEvidence> être représenté par <MiseEnEvidence>un avocat à l'audience</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>S'il n'en choisit pas, le président de la cour criminelle lui en désigne un d'office.</Paragraphe><Paragraphe>Cet avocat commis d'office n'est pas gratuit et doit être payé en fonction des revenus et de la complexité du dossier.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'accusé n'a pas suffisamment de revenus, il peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre>Pour la victime ou la partie civile</Titre><Paragraphe>La victime ou la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra> n'a pas l'obligation de choisir un avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Si elle en souhaite un et qu'elle n'a pas suffisamment de revenus, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les parties présentes à l'audience de la cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les personnes présentes à l'audience sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Cour criminelle composée des <MiseEnEvidence>5 juges professionnels</MiseEnEvidence> (1 président et 4 <LienIntra LienID="R54662" type="Définition de glossaire">assesseurs</LienIntra>)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R54678" type="Définition de glossaire">Avocat général</LienIntra> représentant le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Greffier</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Accusé et son avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Victime, partie civile ou son avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Commissaire de justice (anciennement huissier de justice)</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroule l'audience de la cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Avant l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque la date de l'audience d'une affaire de la cour criminelle est fixée, le président décide de la date de l'<MiseEnEvidence>interrogatoire de l'accusé</MiseEnEvidence> et de celle de la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire criminelle</MiseEnEvidence>.  </Paragraphe><Paragraphe>Il prévoit que la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire</MiseEnEvidence> se tient, soit immédiatement à la suite de son <MiseEnEvidence>interrogatoire</MiseEnEvidence>, soit à une autre date.</Paragraphe><Paragraphe>L'accusé n'assiste pas à cette réunion. Le président, le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra> et les avocats de l'ensemble des parties participent à cette réunion.</Paragraphe><Paragraphe>Sauf impossibilité, la <MiseEnEvidence>réunion préparatoire</MiseEnEvidence> doit intervenir au moins 45 jours avant la date de l'ouverture des débats.</Paragraphe><Paragraphe>Cette réunion permet d'établir la <MiseEnEvidence>liste des témoins </MiseEnEvidence>et <MiseEnEvidence>experts</MiseEnEvidence> qui sont <LienIntra LienID="R52112" type="Définition de glossaire">cités</LienIntra> à l'audience, leur ordre de déposition et la durée de l'audience.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Avant l'audience</MiseEnEvidence> (au plus tard le 6<Exposant>e</Exposant> jour avant les débats) , le président de la cour criminelle interroge l'accusé sur son identité et sur le fait qu'il est bien assisté par un avocat à l'audience. Si l'accusé n'a pas d'avocat, le président lui en désigne un d'office.</Paragraphe><Paragraphe>Si nécessaire, il l'informe de son droit à être assisté d'un interprète.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Pendant l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, l'audience devant la cour criminelle est publique mais le procès peut aussi se dérouler à <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">huis clos</LienIntra>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Audience publique</Titre><Paragraphe>Dans ce cas, tout le monde (c'est-à-dire <MiseEnEvidence>le public) peut y assister</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les témoins et les experts convoqués pour le procès ne peuvent y assister qu'après leur déposition (déclaration à l'audience).</Paragraphe><Paragraphe>Le président de la cour peut décider que les mineurs n'assistent pas aux débats, s'il estime que la teneur des débats risque de heurter leur sensibilité.</Paragraphe><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">parties civiles</LienIntra> même mineures peuvent y assister.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Huis clos</Titre><Paragraphe>La cour criminelle peut décider d'interdire l'accès à l'audience, pour tout le public, si le contenu des débats est dangereux pour <LienIntra LienID="R50177" type="Définition de glossaire">l'ordre public</LienIntra> ou les mœurs. Dans ce cas, seulement l'accusé, la victime partie civile et leurs avocats seront autorisés à y assister.</Paragraphe><Paragraphe>Pour certains crimes (viol, actes de torture, proxénétisme aggravé...), le huis clos est accordé sans condition à la victime partie civile qui le demande. <MiseEnEvidence>L'accusé ne peut pas</MiseEnEvidence> demander le huis-clos.</Paragraphe><Paragraphe>Dans les autres cas, le huis clos ne peut être ordonné que si l'une des victimes parties civiles ne s'y oppose pas.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>même si le huis clos a été ordonné, <MiseEnEvidence>la décision de la cour criminelle</MiseEnEvidence> doit être <MiseEnEvidence>prononcée en audience publique</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ASavoir></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Organisation des débats à l'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les débats sont oraux. Le président de la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> les dirige. Il prend toutes les mesures utiles à la découverte de la vérité et au bon déroulement de l'audience. C'est lui qui donne la parole aux différentes personnes, dans un ordre précis.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Au début de l'audience</MiseEnEvidence>, le président présente oralement les faits reprochés à l'accusé et les éléments qui lui sont défavorables et favorables. Il l'informe de ses droits de garder le silence au cours des débats et de bénéficier d'un interprète, si nécessaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>greffier</MiseEnEvidence> lit l'acte d'accusation.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>président</MiseEnEvidence> de la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> interroge ensuite l'accusé avant de procéder à l'auditions des <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">témoins</LienInterne>, des experts et des victimes.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>liste des témoins</MiseEnEvidence> et des <MiseEnEvidence>experts</MiseEnEvidence> a été établie précédemment, pendant la réunion préparatoire criminelle ou à la demande du ministère public, de l'accusé et de la victime partie civile ou de leurs avocats.</Paragraphe><Paragraphe>Les assesseurs peuvent poser des questions à l'accusé, aux témoins, aux experts et à la victime partie civile, <MiseEnEvidence>seulement si le président leur en donne l'autorisation</MiseEnEvidence>. L'accusé et la victime partie civile peuvent également poser des questions par l'intermédiaire du président.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Aucun enregistrement sonore ou audiovisuel n'est autorisé. Il peut toutefois être autorisé si cela a une portée pour la suite du procès (un accusé qui avoue finalement avoir commis le crime).</Paragraphe><Paragraphe>Pour un motif d'intérêt public, d'ordre pédagogique, informatif, culturel ou scientifique, les débats peuvent exceptionnellement faire l'objet d'un enregistrement sonore ou audiovisuel. L'autorisation est donnée par le 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Fin des débats</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les étapes sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La victime partie civile ou son avocat sont entendus.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'avocat général prend ses <LienIntra LienID="R53627" type="Définition de glossaire">réquisitions</LienIntra>, il propose une peine pour l'accusé ou demande son acquittement.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'avocat de l'accusé plaide pour sa défense.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour clôturer les débats, le président demande à l'accusé s'il a une dernière déclaration à faire.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment est prise la décision par la cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'accusé peut être condamné sur les faits criminels (condamnation pénale) et condamné à indemniser les différents préjudices de la victime partie civile.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Sur la condamnation pénale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Après les débats, la <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> se retire dans une salle appelée <Expression>chambre des délibérés</Expression>. Elle statue sur la culpabilité de l'accusé et prononce son éventuelle condamnation.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque question principale est posée ainsi : « L'accusé est-il coupable d'avoir commis tel fait ? ».</Paragraphe><Paragraphe>Les décisions portant sur la culpabilité et sur la peine sont prises à la <MiseEnEvidence>majorité des voix</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La cour criminelle quitte la salle de délibéré seulement lorsque la décision finale est prise : c'est le <Expression>verdict</Expression>. La décision peut prendre plusieurs heures, c'est le <LienIntra LienID="R57606" type="Définition de glossaire">délibéré</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>décision de la cour criminelle</MiseEnEvidence> est prononcée en audience publique. Elle doit être <LienIntra LienID="R58200" type="Définition de glossaire">motivée</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>cour criminelle</MiseEnEvidence> est également compétente pour juger les <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délits</LienIntra> pour lesquels l'accusé est déclaré coupable.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>S'il est condamné</MiseEnEvidence>, le président l'informe qu'il peut <LienInterne LienPublication="F1384" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">faire appel</LienInterne> de la décision dans un délai de 10 <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">jours calendaires</LienIntra> à compter du prononcé de la décision.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé est acquitté</MiseEnEvidence>, il est remis en liberté, sauf s'il est en prison pour d'autres faits.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>si l'accusé a été acquitté</MiseEnEvidence>, il pourra faire une demande d'indemnisation pour détention injustifiée dans les 6 mois après le prononcé de l'acquittement.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Sur la condamnation civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'audience pénale terminée, une audience civile peut suivre. Elle est destinée à examiner la <MiseEnEvidence>demande d'indemnisation formulée par la partie civile</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si l'accusé a été reconnu coupable</MiseEnEvidence>, les juges statuent sur les <LienInterne LienPublication="F1422" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">dommages-intérêts</LienInterne> réclamés par la partie civile, sans l'assistance du jury.</Paragraphe><Paragraphe>La cour d'assises peut aussi renvoyer le dossier à une audience sur <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra> à une date ultérieure.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les recours après le prononcé d'un arrêt de la cour criminelle ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il est possible de <MiseEnEvidence>faire appel</MiseEnEvidence> d'un arrêt de la cour criminelle qui juge pour la première fois une affaire. L'appel se fait par déclaration au <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra> de la cour criminelle qui a rendu la décision, dans les 10 <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">jours calendaires</LienIntra> qui suivent le prononcé de l'arrêt.</Paragraphe><Paragraphe>L'appel peut être fait par l'une des personnes suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Accusé</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R54678" type="Définition de glossaire">Avocat général</LienIntra> représentant le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Partie civile, mais uniquement pour les <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra>. Cela veut dire qu'elle peut contester le montant des indemnités versées, mais pas la condamnation pénale de l'accusé.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe><MiseEnEvidence>Lorsque l'appel est fait par l'accusé ou le ministère public</MiseEnEvidence>, il peut être limité à la durée de la peine, sans que la culpabilité ne soit contestée.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>L'affaire est alors rejugée par une <MiseEnEvidence>cour d'assises d'appel</MiseEnEvidence> avec les différences suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le nombre de jurés est de 9 personnes.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'accusé ou son avocat et l'avocat général peuvent chacun <Expression>récuser</Expression>, c'est-à-dire refuser 1 juré de plus.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>nombre de voix minimum</MiseEnEvidence> nécessaire lors des délibérations pour prendre une <MiseEnEvidence>décision défavorable à l'accusé</MiseEnEvidence> concernant sa culpabilité est porté à <MiseEnEvidence>8</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>nombre de voix minimum</MiseEnEvidence> nécessaire lors des délibérations pour <MiseEnEvidence>décider d'une peine</MiseEnEvidence> est porté à <MiseEnEvidence>7</MiseEnEvidence> (ou à <MiseEnEvidence>8</MiseEnEvidence> en cas de prononcé de la peine maximale encourue).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dans l'attente de la décision en appel</MiseEnEvidence>, l'accusé condamné reste détenu en prison.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>après l'appel, il est possible de faire un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">pourvoi en cassation</LienInterne>. Le pourvoi doit être fait dans les <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">10 jours francs</LienIntra> après la décision rendue auprès du greffe de la cour d'assises d'appel concernée.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F1489" audience="Particuliers"><Titre>Audition des témoins au cours d'une enquête pénale</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1540" audience="Particuliers"><Titre>Juré d'assises</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1384" audience="Particuliers"><Titre>Faire appel d'un jugement civil ou pénal</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1382" audience="Particuliers"><Titre>Contester un jugement civil ou pénal : recours en cassation</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R11621" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Maison de justice et du droit</Titre><PivotLocal>mjd</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167461/" ID="R55950"><Titre>Code de procédure pénale : articles 269 à 282</Titre><Complement>représentation par avocat de l'accusé articles 274 et 275</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167465/" ID="R18545"><Titre>Code de procédure pénale : articles 306 à 316-1</Titre><Complement>Déroulement des débats</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167466/#LEGISCTA000044569049" ID="R18546"><Titre>Code de procédure pénale : articles 317 à 322</Titre><Complement>Comparution de l'accusé</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167468/#LEGISCTA000044569045" ID="R18721"><Titre>Code de procédure pénale : articles 347 à 354</Titre><Complement>Fin des débats</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006151894/#LEGISCTA000044568698" ID="R19898"><Titre>Code de procédure pénale : articles 355 à 365-1</Titre><Complement>Délibération du jury</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167470/#LEGISCTA000044568694" ID="R19899"><Titre>Code de procédure pénale : articles 366 à 370</Titre><Complement>Lecture du verdict</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167471/#LEGISCTA000044568692" ID="R19982"><Titre>Code de procédure pénale : articles 371 à 375-2</Titre><Complement>Fixation des dommages et intérêts</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167473/#LEGISCTA000044568690" ID="R55951"><Titre>Code de procédure pénale : articles 376 à 379-1</Titre><Complement>De l'arrêt et du procès-verbal rôle du greffier</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=34350" ID="R10105" format="application/pdf" poids="288.1 KB"><Titre>Circulaire du 15 décembre 2011 relative au fonctionnement de la cour d'assises</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038418327" ID="R54483"><Titre>Arrêté du 25 avril 2019 relatif à l'expérimentation de la cour criminelle</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041679843" ID="R55952"><Titre>Arrêté du 2 mars 2020 portant extension de l'expérimentation de la cour criminelle</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042134355" ID="R56868"><Titre>Arrêté du 2 juillet 2020 portant extension de l'expérimentation de la cour criminelle dans 6 départements</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.justice.gouv.fr/bo/2022/20221230/JUSD2235177C.pdf" ID="R63953"><Titre>Circulaire du 7 décembre 2022 relative aux dispositions procédurales applicables à la cour criminelle départementale</Titre></Reference><Definition ID="R52098"><Titre>Accusé</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un crime et qui attend d'être jugée devant la cour criminelle, la cour d'assises ou la cour d’assises des mineurs</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R18488"><Titre>Réclusion criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>Peine de prison prononcée en cas de crime.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R19714"><Titre>Instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Phase de la procédure pénale durant laquelle le juge d'instruction enquête sur les faits. Il rassemble les éléments relatifs à l'existence d'une infraction, à ses éventuels auteurs et aux circonstances dans lesquelles elle a été commise.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53960"><Titre>Partie civile</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui demande au juge chargé de la répression d'une infraction la réparation du préjudice que cette infraction lui a causée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1127"><Titre>Parquet (ou ministère public)</Titre><Texte><Paragraphe>Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R48790"><Titre>Scellés judiciaires</Titre><Texte><Paragraphe>Dispositifs permettant à un juge de s'assurer qu'un objet ou un document est bien celui qui a été saisi par un officier de police judiciaire ou un juge d'instruction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54678"><Titre>Parquet général</Titre><Texte><Paragraphe>Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant la cour d'appel, la cour d'assises et la cour de cassation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52112"><Titre>Citation</Titre><Texte><Paragraphe>Acte de procédure par lequel une personne est convoquée devant une juridiction à une date précise</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54663"><Titre>À huis clos</Titre><Texte><Paragraphe>Sans le public</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R50177"><Titre>Ordre public</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des règles et principes fondamentaux du droit</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53627"><Titre>Réquisitions</Titre><Texte><Paragraphe>Désigne la manière dont, oralement ou par écrit, le Procureur de la République manifeste sa position dans une procédure pénale ou un procès pénal</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2696"><Titre>Acquittement</Titre><Texte><Paragraphe>Décision d'une cour d'assises ou d'une cour criminelle déclarant un accusé non coupable</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57606"><Titre>Délibéré</Titre><Texte><Paragraphe>Temps après l'audience pendant lequel les juges (et les jurés à la cour d'assises) discutent entre eux pour prendre une décision ensemble sur l'affaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58200"><Titre>Décision motivée (justice)</Titre><Texte><Paragraphe>Obligation pour le juge d'expliquer les raisons pour lesquelles il a pris cette décision</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1092"><Titre>Jour calendaire</Titre><Texte><Paragraphe>Correspond à la totalité des jours du calendrier de l'année civile, du 1<Exposant>er</Exposant> janvier au 31 décembre, y compris les jours fériés ou chômés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55945"><Titre>Intérêts civils</Titre><Texte><Paragraphe>Dédommagements accordés à la victime qui s'est constituée partie civile.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12700"><Titre>Greffe</Titre><Texte><Paragraphe>Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1008"><Titre>Jour franc</Titre><Texte><Paragraphe>Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R731"><Titre>Récidive légale</Titre><Texte><Paragraphe>Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54662"><Titre>Assesseur</Titre><Texte><Paragraphe>Juge qui assiste le président d'une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><QuestionReponse ID="F16862" audience="Particuliers">Peut-on retirer une plainte et quelle en est la conséquence ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F21088" audience="Particuliers">Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F17783" audience="Particuliers">Quelles sont les indemnités dues aux jurés d'assises ?</QuestionReponse></Publication>