<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F14837" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2025-07-10T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14837"><dc:title>Garde à vue</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>La garde à vue consiste à retenir le suspect dans les locaux de la police ou de la gendarmerie pour être auditionné.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-07-10</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F14837</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023865405/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006151876/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167521/, https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012253QPC.htm, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042779759/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029370888/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029370879/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006138132, https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000024146234/, https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33393, https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33394, http://www.textes.justice.gouv.fr/art_pix/JUSD1412016C.pdf, https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ190409801.html</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N263</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N263">Affaire pénale</Niveau><Niveau ID="F14837" type="Fiche d'information conditionnée">Garde à vue</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N271">Procédures judiciaires</SousThemePere><DossierPere ID="N263"><Titre>Affaire pénale</Titre><SousDossier ID="N263-1"><Titre>Procédures alternatives</Titre><Fiche ID="F1824">Médiation pénale</Fiche><Fiche ID="F1461">Composition pénale</Fiche><Fiche ID="F36141">Ordonnance pénale</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-2"><Titre>Lancement des poursuites</Titre><Fiche ID="F1435">Plainte simple</Fiche><Fiche ID="F20798">Plainte avec constitution de partie civile</Fiche><Fiche ID="F1455">Citation directe</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-3"><Titre>Procédures rapides</Titre><Fiche ID="F10409">Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</Fiche><Fiche ID="F32129">Comparution immédiate</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-4"><Titre>Enquête</Titre><Fiche ID="F14837">Garde à vue</Fiche><Fiche ID="F32326">Perquisition</Fiche><Fiche ID="F1456">Information judiciaire (instruction préparatoire)</Fiche><Fiche ID="F1470">Mise en examen</Fiche><Fiche ID="F1807">Témoin assisté</Fiche><Fiche ID="F1489">Audition des témoins</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-5"><Titre>Mesures de sureté</Titre><Fiche ID="F2902">Contrôle judiciaire</Fiche><Fiche ID="F2007">Assignation à résidence avec surveillance électronique</Fiche><Fiche ID="F1042">Détention provisoire</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-6"><Titre>Déroulement d'un procès</Titre><Fiche ID="F1457">Devant le tribunal de police</Fiche><Fiche ID="F1485">Devant le tribunal correctionnel</Fiche><Fiche ID="F1487">Devant la cour d'assises</Fiche><Fiche ID="F34165">Audition des témoins</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Enquête</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>La garde à vue est une mesure privative de liberté prise lors d'une enquête judiciaire à l'encontre d'une personne suspectée d'avoir commis une <LienIntra LienID="R10272" type="Définition de glossaire">infraction</LienIntra>. Nous vous présentons les informations à connaître sur la garde à vue.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quelles conditions une garde à vue peut-elle avoir lieu ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne est mise en garde à vue s'il existe des<MiseEnEvidence> raisons valables de penser qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'infraction reprochée doit être <MiseEnEvidence>un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra> ou un <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> puni d'une peine d'emprisonnement</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La garde à vue doit être <MiseEnEvidence>l'unique moyen </MiseEnEvidence>de parvenir à l'un, au moins, des <MiseEnEvidence>objectifs</MiseEnEvidence> suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Continuer une enquête en s'assurant de la présence de la personne suspectée</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Garantir la présentation de la personne devant un magistrat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher la destruction de preuves</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher une concertation, c'est-à-dire ne pas permettre à la personne gardée à vue de se mettre d'accord avec ses complices</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher toute pression sur les témoins ou les victimes</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Garantir l'arrêt de l'infraction en cours.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si toutes les conditions sont remplies, un <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de police judiciaire (OPJ)</LienIntra>, de sa propre initiative ou sur instruction du procureur de la République, peut placer le suspect en garde à vue.</Paragraphe><Paragraphe>L'OPJ doit informer le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> du placement en garde vue dès le départ de la mesure.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Une personne suspectée d'une infraction peut aussi être entendue en <LienInterne LienPublication="F32124" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">audition libre</LienInterne>.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la durée d'une garde à vue ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Durée initiale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La durée de la garde à vue est de <MiseEnEvidence>24 heures</MiseEnEvidence>, mais cette durée peut être <MiseEnEvidence>abrégée ou prolongée</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le décompte des 24 heures <MiseEnEvidence>commence au moment même où le suspect est retenu</MiseEnEvidence>, parfois par la force. Par exemple, à partir du moment où le suspect est interpellé par un policier.</Paragraphe><Paragraphe>Le suspect doit être informé immédiatement de son placement en garde à vue. Mais cette information peut lui être donnée plus tard si la situation ne le permet pas au moment où la garde à vue commence (par exemple, si le suspect est arrêté sur la voie publique).</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Arrestation</Titre><Paragraphe>Le début de la garde à vue est le <MiseEnEvidence>moment de l'arrestation.</MiseEnEvidence></Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Si une personne est arrêtée lundi à 15h puis amenée au commissariat à 16h, le début de la garde à vue est 15h et la fin sera mardi à 15h.</Paragraphe></ANoter></Cas><Cas><Titre>Conduite en état d'alcoolémie ou sous stupéfiant</Titre><Paragraphe>Le début de la garde à vue est <MiseEnEvidence>l'heure du test d'alcoolémie ou de stupéfiants</MiseEnEvidence>, en cas d'infraction routière.</Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Si une personne est contrôlée et testée mardi à 19h, puis amenée au commissariat où sont faits d'autres tests jusqu'à 20h, la garde à vue débute à 19h et se termine mercredi à 19h.</Paragraphe></ANoter></Cas><Cas><Titre>Dégrisement</Titre><Paragraphe>Le début de la garde à vue est <MiseEnEvidence>l'heure de placement en <LienInterne LienPublication="F20104" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">chambre de dégrisement</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Si une personne est placée en cellule de dégrisement jeudi à 22h, la garde à vue se finit vendredi à 22h, quelle que soit l'heure où <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">l'OPJ</LienIntra> a annoncé cette garde à vue.</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prolongation</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La garde à vue peut être prolongée <MiseEnEvidence>si l'infraction reprochée est punie d'une peine de prison d'au moins 1 an</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>prolongation doit être l'unique moyen</MiseEnEvidence> d'atteindre un des <MiseEnEvidence>objectifs</MiseEnEvidence> qui a permis la garde à vue <MiseEnEvidence>initiale</MiseEnEvidence>, c'est-à-dire :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Continuer une enquête en s'assurant de la présence de la personne suspectée</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Garantir la présentation de la personne devant un magistrat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher la destruction de preuves</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher une concertation, c'est-à-dire ne pas permettre à la personne gardée à vue de se mettre d'accord avec ses complices</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Empêcher toute pression sur les témoins ou les victimes</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Garantir l'arrêt de l'infraction en cours</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La durée initiale de la garde à vue peut être augmentée de <MiseEnEvidence>24 heures supplémentaires</MiseEnEvidence> (soit 48 heures au total). Cette prolongation est décidée par le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> en cas <LienIntra LienID="R54382" type="Définition de glossaire">d'enquête de flagrance</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R51715" type="Définition de glossaire">d'enquête préliminaire</LienIntra> ou par le <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d'instruction</LienIntra> dans le cadre d'une <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">information judiciaire</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Avant cette prolongation, la personne suspecte gardée à vue peut être entendue par le magistrat (procureur ou juge d'instruction) au tribunal ou par visioconférence.</Paragraphe><Paragraphe>Pour les <MiseEnEvidence>infractions graves</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>la garde à vue peut être prolongée pour atteindre la durée totale de 72 heures</MiseEnEvidence> (ou 96 heures en cas de trafic de drogue, meurtre aggravé... et 144 heures en cas de terrorisme). Dans ces cas, la décision est prise par le juge d'instruction, lors d'une information judiciaire, ou par le juge des libertés et de la détention (JLD) dans les autres cas.</Paragraphe><Paragraphe>Dans le cadre de <MiseEnEvidence><Expression>narcotrafic</Expression></MiseEnEvidence>, la présence de produits stupéfiants dans le corps du gardé à vue (la «mule») peut entraîner une prolongation supplémentaire de 24 heures. La garde à vue peut <MiseEnEvidence>atteindre une durée totale de 120 heures</MiseEnEvidence>. Cette décision est prise par le juge des libertés et de la détention (JLD).</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les droits de la personne qui est gardée à vue ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit à l'assistance d'un avocat</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne gardée à vue peut solliciter <MiseEnEvidence>l'aide d'un avocat dès le début de la garde à vue et à tout moment au cours de celle-ci</MiseEnEvidence>. Dans ce cas, elle doit soit <MiseEnEvidence>désigner elle-même un avocat</MiseEnEvidence> qu'elle connaît, soit <MiseEnEvidence>demander un avocat</MiseEnEvidence> <LienInterne LienPublication="F2153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commis d'office</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Si la personne gardée à vue demande un avocat, elle<MiseEnEvidence> doit être entendue en sa présence ou en la présence d'un avocat commis d'office,</MiseEnEvidence> sauf si elle y renonce.</Paragraphe><Paragraphe>L'avocat doit se présenter à l'audition. S'il ne peut pas être contacté ou s'il ne peut pas se présenter dans un délai de 2 heures, un avocat commis d'office est désigné par le bâtonnier.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'enquête le justifie (par exemple en cas de péril pour la vie d'une personne), le procureur de la République peut autoriser par écrit à ce qu'une audition immédiate ou des confrontations soient organisées sans attendre l'arrivée de l'avocat.</Paragraphe><Paragraphe>À son arrivée, <MiseEnEvidence>l'avocat peut s'entretenir avec son client pendant 30 minutes maximum</MiseEnEvidence> et consulter les documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Procès-verbaux d'audition</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Procès-verbal concernant le placement en garde à vue</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Certificat médical (s'il a été établi)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Procès-verbaux de confrontations</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>En cas de prolongation de la garde à vue, l'avocat peut une nouvelle fois s'entretenir avec son client pendant 30 minutes maximum.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'avocat peut assister à tous les interrogatoires</MiseEnEvidence> et prendre des notes. Il peut aussi assister la personne gardée à vue lors d'une reconstitution ou être présent lors d'une séance d'identification à laquelle le suspect participe.</Paragraphe><Paragraphe>À la fin de chaque interrogatoire, l'avocat peut <MiseEnEvidence>poser des questions</MiseEnEvidence>. L'<LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de police judiciaire (OPJ)</LienIntra> peut s'y opposer uniquement si ces questions sont de nature à empêcher le bon déroulement de l'enquête.</Paragraphe><Paragraphe>L'avocat peut également <MiseEnEvidence>faire des observations</MiseEnEvidence> dans lesquelles il peut noter les questions refusées. Ces observations sont jointes à la procédure.</Paragraphe><Paragraphe>Si la personne gardée à vue est transportée dans un autre endroit, son avocat est immédiatement averti.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit à un contact avec un proche et un employeur</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le suspect a le droit de faire <MiseEnEvidence>prévenir son employeur, un proche</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>ou toute personne de son choix</MiseEnEvidence> de sa garde à vue.</Paragraphe><Paragraphe>Pour garder ou obtenir de nouvelles preuves, le magistrat en charge de l'enquête peut décider que cette personne ne soit pas prévenue, ou qu'il le soit plus tard. Par exemple, s'il faut faire une perquisition, pour éviter la dissimulation de preuves, le procureur de la République peut retarder le moment où il prévient la personne choisie par le suspect.</Paragraphe><Paragraphe>Le procureur peut aussi retarder l'information à la personne désignée ou même ne pas l'accorder pour empêcher une atteinte grave à la vie, la liberté ou l'intégrité physique d'une personne. C'est le cas par exemple si le procureur craint qu'un membre de la famille du suspect agresse le plaignant ou un témoin.</Paragraphe><Paragraphe>La personne prévenue peut désigner un avocat pour le gardé à vue. Cette désignation doit être confirmée par le gardé à vue.</Paragraphe><Paragraphe>La personne gardée à vue peut demander à communiquer avec une personne de son choix par écrit, par téléphone, ou à avoir un entretien. L'OPJ peut refuser si cette communication risque de perturber l'enquête et de permettre une nouvelle infraction.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Lorsque la personne gardée à vue fait l'objet d'une <LienInterne LienPublication="N155" type="Dossier" audience="Particuliers">mesure de protection juridique</LienInterne>, l'OPJ doit avertir le curateur ou le tuteur.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit d'être examiné par un médecin</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le gardé à vue peut demander à être examiné par un médecin. Le médecin doit notamment se prononcer sur la <MiseEnEvidence>compatibilité de la garde à vue avec l'état du suspect</MiseEnEvidence>. Le certificat médical est versé au dossier.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de <MiseEnEvidence>prolongation de sa garde à vue</MiseEnEvidence>, le suspect peut être <MiseEnEvidence>examiné une seconde fois</MiseEnEvidence>. Un examen médical par téléconsultation (consultation à distance) peut être autorisé par le procureur de la République et avec l'accord du gardé à vue.</Paragraphe><Paragraphe>À tout moment, le procureur de la République ou un OPJ peut prévoir un examen médical de la personne gardée à vue.</Paragraphe><Paragraphe>L'examen médical <MiseEnEvidence>peut également être demandé par une personne de sa famille ou par</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> la personne prévenue de sa garde à vue.</MiseEnEvidence> Dans ce cas, l'examen est obligatoire sauf s'il est déjà prévu à la demande du gardé à vue ou sur initiative du procureur de la République ou de l'OPJ.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit d'être assisté par un interprète</Paragraphe></Titre><Paragraphe>S'il ne maîtrise pas la langue française, le gardé à vue a le droit d'être assisté <MiseEnEvidence>par un interprète dans une langue qu'il comprend</MiseEnEvidence>. L'intervention de l'interprète peut se faire par un moyen de télécommunication (téléphone, <LienIntra LienID="R56328" type="Définition de glossaire">visioconférence</LienIntra>...).</Paragraphe><Paragraphe>Si la personne est atteinte de surdité et qu'elle ne sait ni lire, ni écrire, elle doit être assistée par un <MiseEnEvidence>interprète en langue des signes</MiseEnEvidence> ou par toute personne qualifiée.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit de garder le silence</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le gardé à vue a le droit de <MiseEnEvidence>faire des déclarations, de répondre aux questions qui lui sont posées ou de se taire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Sa seule obligation est de décliner son identité.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit de faire des observations en cas de prolongation de la garde à vue</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le suspect peut faire <MiseEnEvidence>des observations sur la prolongation de la garde à vue lorsqu'il est présenté au magistrat</MiseEnEvidence> chargé de prendre la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Si le gardé à vue n'est pas présenté à un magistrat, il peut demander à <MiseEnEvidence>faire noter dans un procès-verbal d'audition ses observations</MiseEnEvidence> sur la prolongation de la mesure. Le procès-verbal est communiqué au magistrat avant qu'il ne se prononce sur l'éventuelle prolongation de la mesure.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit de consulter certains procès-verbaux</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le gardé à vue a le <MiseEnEvidence>droit de lire</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>dans les meilleurs délais</MiseEnEvidence> et au plus tard <MiseEnEvidence>avant l'éventuelle prolongation de la garde à vue</MiseEnEvidence>, certains procès-verbaux.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut demander à lire le <MiseEnEvidence>procès-verbal de déroulement de la garde à vue</MiseEnEvidence>, les <MiseEnEvidence>procès-verbaux d'auditions</MiseEnEvidence> et s'il existe, <MiseEnEvidence>le certificat médical</MiseEnEvidence> du médecin venu l'examiner.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que se passe-t-il durant une garde à vue ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La garde à vue commence par la <MiseEnEvidence>notification de ses droits</MiseEnEvidence> à la personne gardée à vue et une <MiseEnEvidence>éventuelle fouille ou palpation de sécurité</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le gardé à vue est ensuite à la disposition des enquêteurs pour la <MiseEnEvidence>réalisation des actes d'enquêtes</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Notifications des droits</Paragraphe></Titre><Paragraphe><LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">L'officier de police judiciaire (OPJ)</LienIntra> doit informer <MiseEnEvidence>dès le début de la garde à vue</MiseEnEvidence> la personne gardée à vue des éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Début de la garde à vue, <MiseEnEvidence>durée et possibilité d'une prolongation</MiseEnEvidence> de sa durée initiale</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Infraction qu'elle est suspectée d'avoir commise</MiseEnEvidence>, date et lieu présumés de celle-ci</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Objectifs visés par la garde à vue</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Ensemble de <MiseEnEvidence>ses droits</MiseEnEvidence> (droit d'être examinée par un médecin, droit d'être assistée par un avocat, droit de se taire ...).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Un écrit reprenant l'ensemble de ces droits est remis à la personne gardée à vue lorsqu'elle est informée du début de sa garde à vue.</Paragraphe><Paragraphe>Si nécessaire, la notification doit avoir lieu <MiseEnEvidence>dans une langue que le gardé à vue comprend</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Palpation ou fouille</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne gardée à vue peut faire l'objet d'une palpation de sécurité ou d'une fouille si elle est nécessaire pour l'enquête.</Paragraphe><Paragraphe>Ces actes sont effectués par la police ou la gendarmerie :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Palpation manuelle ou avec une détection électronique</MiseEnEvidence>. Un agent, de même sexe que la personne fouillée, la touche sur ses vêtements. Cet agent peut lui demander d'enlever certains vêtements, mais une mise à nu intégrale est interdite. Cette palpation a pour but de vérifier que le suspect gardé à vue n'a pas sur lui un objet dangereux. Le consentement n'est pas obligatoire.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Fouille intégrale</MiseEnEvidence> si les 2 actes ci-dessus sont insuffisants. Elle doit être indispensable pour l'enquête. Le suspect gardé à vue peut être amené à se déshabiller. Cette fouille doit être décidée par un OPJ et réalisée par une personne de même sexe que la personne fouillée, dans un lieu fermé.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Seul un médecin peut effectuer une <MiseEnEvidence>fouille dans le corps</MiseEnEvidence>. Elle est utilisée si le suspect gardé à vue est soupçonné de cacher un objet à l'intérieur de son corps (boulette de drogue par exemple).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les effets personnels du gardé à vue (un téléphone ou un portefeuille par exemple) peuvent lui être retirés en début de garde à vue. Ces objets doivent lui être restitués à l'issue de la garde à vue sauf s'ils sont confisqués par la justice.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Actes d'enquête</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Réalisation des auditions, transport, identification</Paragraphe><Paragraphe>Le suspect peut être <MiseEnEvidence>auditionné et confronté</MiseEnEvidence> tant que la garde à vue n'est pas terminée. Les propos tenus lors de chaque audition ou lors de chaque confrontation sont retranscrits dans un procès-verbal.</Paragraphe><Paragraphe>Le gardé à vue est parfois amené à participer à une <MiseEnEvidence>opération de reconstitution</MiseEnEvidence> de l'infraction ou à une <MiseEnEvidence>séance d'identification des suspects</MiseEnEvidence> dont il fait partie.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut être <MiseEnEvidence>transporté sur les lieux</MiseEnEvidence> (transport sur les lieux de l'infraction, par exemple).</Paragraphe><Paragraphe>Alimentation des fichiers d'enquête</Paragraphe><Paragraphe>Une <MiseEnEvidence>photographie</MiseEnEvidence> du gardé à vue peut être prise pour alimenter le fichier <LienInterne LienPublication="R47243" type="Sigle">Taj</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour les besoins de l'enquête, les <MiseEnEvidence>empreintes digitales</MiseEnEvidence> du gardé à vue peuvent être relevées et enregistrées au <LienInterne LienPublication="R47248" type="Sigle">Faed</LienInterne></Paragraphe><Paragraphe>Pour certaines infractions graves (viol, escroquerie aggravée, meurtre, ...), les <MiseEnEvidence>empreintes biologiques</MiseEnEvidence> du gardé à vue sont prélevées pour alimenter le <LienInterne LienPublication="R47238" type="Sigle">Fnaeg</LienInterne>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le fait de refuser de se soumettre aux opérations de signalisation (relevé d'empreintes et prise de photographie) est une infraction.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Respect de la dignité du gardé à vue</Paragraphe><Paragraphe>Tous les actes réalisés pendant la garde à vue doivent s'exécuter dans des conditions assurant le <MiseEnEvidence>respect de la dignité de la personne</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le gardé à vue doit pouvoir bénéficier de <MiseEnEvidence>temps de repos</MiseEnEvidence>. Entre les actes d'enquête auquel il participe, le gardé à vue est placé dans une cellule dans laquelle un matelas et une couverture doivent être mis à disposition. La cellule doit être maintenue dans un bon état de propreté par des nettoyages quotidiens.</Paragraphe><Paragraphe>Le gardé à vue doit pouvoir boire de l'eau et <MiseEnEvidence>bénéficier de repas chauds</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>aux heures normales</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>fouilles ou palpations doivent être réalisées à l'abri des regards</MiseEnEvidence> et par un personnel de même sexe.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que se passe-t-il à la fin d'une garde à vue ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>A la fin de la garde à vue, le procureur de la République ou le juge d'instruction, décide si le gardé à vue doit être <MiseEnEvidence>remis en liberté ou présenté au tribunal</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si le gardé à vue est transféré des locaux de la police judiciaire vers le tribunal, il s'agit d'un <MiseEnEvidence>déferrement</MiseEnEvidence>. Dans ce cas, le gardé à vue doit être présenté au procureur de la République ou au juge qui décide des suites judiciaires à prendre. Cette présentation doit avoir lieu<MiseEnEvidence> le jour même de la fin de la garde à vue</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Si la présentation au procureur de la République ou au juge ne peut pas être faite le jour même de la garde à vue, elle doit se faire dans un délai maximum de 20 heures après la fin de la garde à vue.</Paragraphe><Paragraphe>Pendant ce temps, le suspect est retenu dans une cellule du tribunal.</Paragraphe></Attention></Chapitre></Texte><OuSAdresser ID="R14218" sve="non" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><Complement>Pour se faire assister en garde à vue</Complement><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023865405/" ID="R35948"><Titre>Code de procédure pénale : article 62-2</Titre><Complement>Conditions pour un placement en garde à vue</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006151876/" ID="R23688"><Titre>Code de procédure pénale : articles 53 à 74-2</Titre><Complement>Durée et point de départ de la garde à vue (article 63), droits du gardé à vue (articles 63-1 et suivants), palpations et fouille (articles 63-6 et 63-7)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167521/" ID="R10950"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-88 à 706-88-1</Titre><Complement>Durée de la garde à vue applicable à certaines infractions graves</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012253QPC.htm" ID="R35785"><Titre>Décision du Conseil constitutionnel n°2012-253 du 8 juin 2012 relative au séjour en dégrisement : considérant 9</Titre><Complement>Prise en compte du passage en cellule de dégrisement dans la durée de garde à vue</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042779759/" ID="R55825"><Titre>Code de procédure pénale : article 706-112-1</Titre><Complement>Garde à vue du majeur protégé : information du tuteur ou du curateur</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029370888/" ID="R1909"><Titre>Code de procédure pénale : articles 803-2</Titre><Complement>Déferrement devant un magistrat (le jour même)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029370879/" ID="R51052"><Titre>Code de procédure pénale : articles 803-3</Titre><Complement>Déferrement devant un magistrat (retenue de 20 heures maximum)</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006138132" ID="R47240"><Titre>Code de procédure pénale : articles 706-54 à 706-56-1-1</Titre><Complement>inscription FNAEG</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000024146234/" ID="R972"><Titre>Arrêté du 1er juin 2011 relatif aux mesures de sécurité lors d'une garde à vue</Titre><Complement>Règles pour une fouille non intégrale</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33393" ID="R12578"><Titre>Circulaire du 23 mai 2011 relative à l'application des dispositions relatives à la garde à vue</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33394" ID="R1910" format="application/pdf" poids="198.3 KB"><Titre>Circulaire du 31 mai 2011 relative aux mesures de rétention autres que la garde à vue</Titre><Complement>Règles encadrant la rétention des personnes déférées</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://www.textes.justice.gouv.fr/art_pix/JUSD1412016C.pdf" ID="R45040" format="application/pdf" poids="622.9 KB"><Titre>Circulaire du 23 mai 2014 sur le droit à l'information dans le cadre des procédures pénales</Titre><Complement>Point de départ pour calculer le temps d'une garde à vue</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ190409801.html" ID="R65850"><Titre>Réponse du ministère de l'intérieur publiée le 18 juillet 2019 relative aux conditions de la garde à vue</Titre><Source ID="R36872">Sénat</Source><Complement>Dignité du gardé à vue (repas, état de la cellule ...)</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R2459" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_14454.do" format="application/pdf" poids="923.0 KB" numerocerfa="14454*05" type="Formulaire"><Titre>Attestation d'intervention d'un avocat pour l'assistance d'une personne placée en garde à vue, en retenue ou d’une victime</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R979" URL="https://www.justice.gouv.fr/formulaires-notification-droits" audience="Particuliers"><Titre>Formulaires de notification des droits</Titre><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R65847" URL="https://www.cglpl.fr/2020/recommandations-minimales-pour-le-respect-de-la-dignite-et-des-droits-fondamentaux-des-personnes-privees-de-liberte/" audience="Particuliers"><Titre>Recommandations minimales pour le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes privées de liberté</Titre><Source ID="R30766">Contrôleur général des lieux de privation de libertés</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R10272"><Titre>Infraction</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et passible de sanctions pénales</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51707"><Titre>Officier de police judiciaire (OPJ)</Titre><Texte><Paragraphe>Fonctionnaire de police ou militaire de la gendarmerie habilité à mettre en œuvre des moyens d’enquête (placement en garde à vue) sous la direction du procureur de la République, la surveillance du procureur général et le contrôle de la chambre de l’instruction</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167412" ID="R51710"><Titre>Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54382"><Titre>Enquête de flagrance</Titre><Texte><Paragraphe>Enquête ouverte par l'officier de police judiciaire qui constate qu'une infraction a été commise ou est en train de se commettre.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51715"><Titre>Enquête préliminaire</Titre><Texte><Paragraphe>Enquête mise en œuvre par la police judiciaire, à son initiative ou à la demande du procureur de la République, avant l'ouverture d'une éventuelle instruction.</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006151877/" ID="R36503"><Titre>Code de procédure pénale : articles 75 à 78</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R65185"><Titre>Juge d'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). </Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R56328"><Titre>Visioconférence</Titre><Texte><Paragraphe>Système visuel et auditif permettant de communiquer à distance et en temps réel</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R47243" type="Sigle"><Titre>Taj</Titre><Texte><Paragraphe>Traitement d'antécédents judiciaires</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R47248" type="Sigle"><Titre>Faed</Titre><Texte><Paragraphe>Fichier automatisé des empreintes digitales</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R47238" type="Sigle"><Titre>Fnaeg</Titre><Texte><Paragraphe>Fichier national automatisé des empreintes génétiques</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F2807" audience="Particuliers">Peut-on refuser une convocation par la police ou la gendarmerie ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F32124" audience="Particuliers">Qu'est-ce qu'une audition libre ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F1512" audience="Particuliers">Que doit faire un Français en cas d'arrestation à l'étranger ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F35505" audience="Particuliers">Que se passe-t-il après un dépôt de plainte ?</QuestionReponse></Publication>