<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F14724" type="Fiche Question-réponse conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2023-10-27T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14724"><dc:title>Comment régler un litige avec un avocat ?</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>Le litige avec un avocat peut se résoudre par voie amiable médiation ou recours auprès du bâtonnier selon la nature du différend, puis par voie judiciaire</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-08-04</dc:date><dc:type>Question-réponse</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F14724</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000508793, https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000356568/, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047774060</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N279</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Question-réponse</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N279">Acteurs du monde judiciaire</Niveau><Niveau ID="F14724" type="Fiche Question-réponse conditionnée">Comment régler un litige avec un avocat ?</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20260">Organisation de la justice</SousThemePere><DossierPere ID="N279"><Titre>Acteurs du monde judiciaire</Titre><Fiche ID="F2153">Avocat</Fiche><Fiche ID="F1736">Conciliateur de justice</Fiche><Fiche ID="F2161">Expert judiciaire</Fiche><Fiche ID="F2158">Commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire priseur)</Fiche><Fiche ID="F1540">Juré d'assises</Fiche><Fiche ID="F2176">Magistrats du tribunal judiciaire et autres agents publics de justice</Fiche><Fiche ID="F1822">Médiateur civil</Fiche><Fiche ID="F1739">Médiateur pénal</Fiche><Fiche ID="F2164">Notaire</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Les démarches à entreprendre dépendent de la nature du litige : contestation des honoraires, refus de restitution de votre dossier, manquement déontologique ou faute professionnelle. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment contester la rémunération de l'avocat ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La <LienInterne LienPublication="F15018" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">rémunération de l’avocat</LienInterne> repose sur 3 éléments :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Les honoraires</MiseEnEvidence> : il s’agit de la rémunération du travail de l'avocat. Ils comprennent toutes les prestations réalisées par l’avocat pour le compte de son client.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Les émolu<MiseEnEvidence/>ments</MiseEnEvidence> : il s’agit de la rémunération tarifée par la loi pour certains actes précis, comme une vente aux enchères ou une <LienIntra LienID="R62464" type="Définition de glossaire">saisie immobilière</LienIntra>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Les </MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R65800" type="Définition de glossaire">débours</LienIntra>, c’est-à-dire les sommes avancées par l’avocat pour son client, telles que les <LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">frais de commissaire de justice</LienInterne>, de <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra> ou de copie, qui ne font pas partie de sa rémunération directe.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si vous souhaitez <MiseEnEvidence>contester un des éléments de rémunération facturés </MiseEnEvidence>par votre avocat, vous devez <MiseEnEvidence>d'abord</MiseEnEvidence> en parler avec lui pour essayer de trouver une <MiseEnEvidence>solution amiable</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas d'échec des discussions, vous pouvez, ensuite, porter le <MiseEnEvidence>litige concernant les honoraires et les débours</MiseEnEvidence> devant le <MiseEnEvidence>médiateur de la consommation de la profession d’avocat</MiseEnEvidence> ou devant le <MiseEnEvidence/><LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire">bâtonnier</LienIntra> de l'Ordre des avocats auquel votre avocat est inscrit.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Saisir le Médiateur de la consommation de la profession d’avocat</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Vous pouvez saisir le médiateur de la consommation de la profession d’avocat si votre avocat <MiseEnEvidence>n'a pas accepté votre réclamation</MiseEnEvidence> ou si votre demande est <MiseEnEvidence>restée sans réponse</MiseEnEvidence> dans un délai de 2 mois.</Paragraphe><Paragraphe>Vous devez saisir le médiateur dans un <MiseEnEvidence>délai maximum d’1 an</MiseEnEvidence> à partir de la date à laquelle vous avez adressé votre réclamation écrite à l’avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Le rôle du médiateur de la consommation de la profession d'avocat est de vous aider, <MiseEnEvidence>de manière neutre et impartiale</MiseEnEvidence>, à trouver un <MiseEnEvidence>accord amiable</MiseEnEvidence> avec l'avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Ce recours est <MiseEnEvidence>gratuit</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez saisir le médiateur en ligne, par messagerie électronique ou par courrier :</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>En ligne</Titre><Paragraphe>Vous pouvez saisir le médiateur via le<MiseEnEvidence> service en ligne</MiseEnEvidence> suivant :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R65763" URL="https://mediateur-consommation-avocat.fr/contacter-le-mediateur/" type="Téléservice"><Titre>Saisir le médiateur de la consommation de la profession d'avocat</Titre><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre>Par messagerie électronique</Titre><Paragraphe>mediateur-conso@mediateur-consommation-avocat.fr</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Par courrier</Titre><OuSAdresser ID="R73316" sve="non" type="National"><Titre>Médiateur de la consommation de la profession d'avocat</Titre><Texte><Paragraphe>180 boulevard Haussmann</Paragraphe><Paragraphe>75008 Paris</Paragraphe></Texte></OuSAdresser></Cas></BlocCas><Paragraphe>Constitution du dossier</Paragraphe><Paragraphe>Vous devez envoyer une <MiseEnEvidence>demande détaillée et argumentée </MiseEnEvidence>en précisant, notamment :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La ou les difficultés rencontrées avec votre avocat,</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La réclamation faite auprès de votre avocat et les suites qui y ont été données (refus ou absence de réponse)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Ce que vous souhaitez obtenir (réduction ou suppression de certains honoraires).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Vous devez joindre à votre demande les <MiseEnEvidence>justificatifs</MiseEnEvidence> qui permettent au médiateur d'étudier l'affaire. Il peut s’agir, par exemple, de la convention d’honoraires, des échanges de mails, des actes de procédure ou du courrier de réclamation.</Paragraphe><Paragraphe>Examen par le médiateur</Paragraphe><Paragraphe>Une fois saisi, le médiateur vérifie d'abord si vous remplissez les conditions requises pour qu'il puisse exercer sa mission. Il s’assure également que votre demande n’est pas infondée ou abusive.</Paragraphe><Paragraphe>Ensuite, il vous informe par courrier simple ou par mail qu’il a été saisi. Il informe également votre avocat qu'il est saisi du litige et sollicite votre <MiseEnEvidence>adhésion commune</MiseEnEvidence> (accord) à la médiation.</Paragraphe><Paragraphe>Déroulement de la médiation</Paragraphe><Paragraphe>Si vous et votre avocat êtes d'accord, le médiateur vous accompagne dans la recherche d'une <MiseEnEvidence>solution</MiseEnEvidence>. Il échange avec les parties ensemble ou séparément.</Paragraphe><Paragraphe>Si un accord est trouvé, un protocole écrit est signé pour en fixer les termes.</Paragraphe><Paragraphe>La signature de ce document met officiellement fin au litige.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Vous pouvez vous faire représenter par un avocat, à vos frais, ou de vous faire assister par toute personne de leur choix à tous les stades de la médiation.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>En cas de refus ou d’échec de la médiation</Paragraphe><Paragraphe>Si le médiateur considère que les <MiseEnEvidence>conditions ne sont pas réunies</MiseEnEvidence> pour qu'il intervienne ou si votre avocat <MiseEnEvidence>refuse</MiseEnEvidence> de prendre part au processus de médiation, le médiateur <MiseEnEvidence>constate l'impossibilité</MiseEnEvidence> de régler le litige. Il vous informe alors du rejet de votre demande. Cette information doit vous parvenir dans un <MiseEnEvidence>délai maximum de 3 semaines</MiseEnEvidence> à partir de la réception de votre dossier.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de refus de l’<MiseEnEvidence>accord</MiseEnEvidence> proposé, vous pouvez soumettre le litige au bâtonnier de l'ordre des avocats auquel votre avocat est inscrit.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Saisir le bâtonnier de l'ordre des avocats</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Traitement de la réclamation par le bâtonnier</Paragraphe><Paragraphe>Les contestations concernant le montant des honoraires de l’avocat considéré, par exemple, trop élevé ou inutile (diligences sans excessives, superflues ou sans utilité procédurale ou stratégique) sont soumises au <MiseEnEvidence>bâtonnier</MiseEnEvidence> de l’ordre auquel appartient l’avocat. Il s’agit de la procédure dite de<MiseEnEvidence> « taxation d’honoraires ».</MiseEnEvidence></Paragraphe><OuSAdresser ID="R17" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Barreau des avocats</Titre><PivotLocal>ordre_avocats</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/ordre_avocats"/></OuSAdresser><Paragraphe>Cette réclamation doit être effectuée par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé.</Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier doit rendre sa décision dans un <MiseEnEvidence>délai de 4 mois</MiseEnEvidence>, après avoir recueilli vos observations et celles de l’avocat. Vous devez fournir au bâtonnier tous les documents (convention d’honoraires, actes de procédures, échanges de mails etc.) qui justifient votre demande. Une copie de ces éléments devra également être donnée à l’avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier peut décider de <MiseEnEvidence>réduire</MiseEnEvidence> le montant des honoraires facturés par l’avocat ou de les <MiseEnEvidence>maintenir</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La décision du bâtonnier est <MiseEnEvidence>notifiée</MiseEnEvidence> par lettre recommandée avec avis de réception. Elle mentionne les voies de recours et les délais dans lesquels il faut les exercer.</Paragraphe><Paragraphe>Si la décision vous est défavorable, vous avez la possibilité de faire un recours devant le <MiseEnEvidence>1<Exposant>er</Exposant><MiseEnEvidence/></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> président de la cour d’appel</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Il est saisi par lettre recommandée avec accusé de réception dans le <MiseEnEvidence>délai de 1 mois</MiseEnEvidence> à compter de la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision du bâtonnier.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si le bâtonnier ne rend pas de décision dans un délai de 4 mois suivant la réception de votre réclamation, vous avez la possibilité de saisir le 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d’appel. Cette démarche doit être effectuée dans le mois qui suit l’expiration du délai de 4 mois, sauf si le bâtonnier vous a notifié une prolongation du délai de traitement.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Possibilité d'exécution immédiate de la décision du bâtonnier</Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier peut décider d'ordonner <MiseEnEvidence/><MiseEnEvidence>l'<LienIntra LienID="R70526" type="Définition de glossaire">exécution provisoire</LienIntra></MiseEnEvidence> de sa décision, pour la part des <MiseEnEvidence>honoraires qui va jusqu'à <Valeur>1 500 €</Valeur></MiseEnEvidence>. Cela signifie que cette somme devra être réglée immédiatement, même en cas de recours formé par vous ou par votre avocat contre la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier peut aussi ordonner <MiseEnEvidence/><MiseEnEvidence>l'exécution provisoire</MiseEnEvidence> de sa décision, pour la part des <MiseEnEvidence>honoraires qui dépasse <Valeur>1 500 €</Valeur></MiseEnEvidence>, si <MiseEnEvidence>vous et votre avocat êtes d'accord </MiseEnEvidence>sur ce montant. Ce montant doit être expressément mentionné dans la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Pour la part des honoraires qui dépasse le plafond de <Valeur>1 500 €</Valeur>, le bâtonnier peut également décider, à la demande d’une des parties, que tout ou partie de sa décision sera exécutoire immédiatement, même en cas de recours, <MiseEnEvidence>s’il estime cela nécessaire et compatible avec la nature du litige</MiseEnEvidence>. Dans ce cas, il peut demander la mise en place de <MiseEnEvidence>garanties</MiseEnEvidence>, tels que la constitution d’une <LienIntra LienID="R59839" type="Définition de glossaire">caution</LienIntra> ou d’un <LienIntra LienID="R59331" type="Définition de glossaire">séquestre</LienIntra>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L'exécution immédiate de la décision du bâtonnier <MiseEnEvidence>ne peut pas s'appliquer</MiseEnEvidence> pas aux <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R65765" type="Définition de glossaire">honoraires de résultat</LienIntra>.</MiseEnEvidence></Paragraphe></ASavoir></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que faire en cas de difficultés liées à un changement d'avocat ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Vous êtes<MiseEnEvidence> libre </MiseEnEvidence>de changer d’avocat <MiseEnEvidence>à tout moment</MiseEnEvidence>, quelle que soit l’avancée de la procédure.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, vous devrez <MiseEnEvidence>régler les honoraires déjà dus</MiseEnEvidence> à l’avocat que vous quittez.</Paragraphe><Paragraphe>De son côté, l’avocat a l’obligation de vous <MiseEnEvidence>restituer l’intégralité de votre dossier</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de difficulté ou de refus concernant la remise des pièces, <MiseEnEvidence>vous pouvez saisir le bâtonnier</MiseEnEvidence> du barreau auquel l’avocat est inscrit <MiseEnEvidence>par lettre recommandée avec accusé de réception</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence>par remise contre récépissé</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R17" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Barreau des avocats</Titre><PivotLocal>ordre_avocats</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/ordre_avocats"/></OuSAdresser><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Examen de la réclamation par le bâtonnier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le bâtonnier doit vous délivrer un <MiseEnEvidence>accusé de réception</MiseEnEvidence> le plus rapidement possible et vous informer qu'il prendra sa décision dans les <MiseEnEvidence>4 mois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour examiner votre réclamation, le bâtonnier demandera à votre avocat de lui transmettre ses <MiseEnEvidence>observations</MiseEnEvidence> par rapport à votre réclamation.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut confier cette tâche à un rapporteur qu'il désigne au sein du conseil de l'Ordre.</Paragraphe><Paragraphe>Après avoir examiné tous les éléments du dossier, le bâtonnier doit prendre sa <MiseEnEvidence>décision</MiseEnEvidence> dans les <MiseEnEvidence>4 mois</MiseEnEvidence> de la réception de votre réclamation.</Paragraphe><Paragraphe>Dès que le bâtonnier a pris sa décision, il doit vous la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifier</LienIntra> dans un délai de <MiseEnEvidence>15 jours</MiseEnEvidence>, de même qu'à votre avocat, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.</Paragraphe><Paragraphe>La lettre de notification doit mentionner les <MiseEnEvidence>voies de recours</MiseEnEvidence> et les <MiseEnEvidence>délais</MiseEnEvidence> dans lesquels elles doivent être exercées.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Recours contre la décision du bâtonnier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Vous avez, tout comme votre avocat, le droit de faire un <MiseEnEvidence>recours</MiseEnEvidence> contre la <MiseEnEvidence>décision du bâtonnier</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours doit être déposé devant le 1<Exposant>er</Exposant> président de la Cour d'appel, dans le <MiseEnEvidence>délai d'1 mois</MiseEnEvidence> qui suit la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si le bâtonnier ne prend pas de décision dans les <MiseEnEvidence>4 mois</MiseEnEvidence> suivant la réception de votre réclamation, vous pouvez aussi saisir le 1<Exposant>er</Exposant> président de la cour d'appel dans le <MiseEnEvidence>délai d'1 mois</MiseEnEvidence> qui suit l'expiration de la <MiseEnEvidence>période de 4 mois</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que faire en cas de manquements de l'avocat aux règles déontologiques ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’exercice de la profession d’avocat est guidé par des <MiseEnEvidence>principes essentiels</MiseEnEvidence> inscrits dans son serment, à savoir l’indépendance, la loyauté, la dignité, la conscience, l’humanité, la probité, le désintéressement, la confraternité, la délicatesse, la modération et la courtoisie. Ces principes s’appliquent dans toutes les relations de l’avocat, notamment celles avec son client.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut arriver que votre avocat ne respecte pas ces <LienInterne LienPublication="F2153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">règles professionnelles</LienInterne>. Par exemple: difficultés de contact téléphonique, absence de réponse aux correspondances, refus répétés de rendez-vous, absences et retards à l'audience, non-transmission des courriers qui vous sont destinés, relations d'intérêt avec la partie adverse.</Paragraphe><Paragraphe>Si vous êtes confronté à de telles difficultés avec votre avocat, vous pouvez <MiseEnEvidence>saisir le <LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire">bâtonnier</LienIntra></MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R19324" type="Définition de glossaire"/> de l'ordre auquel appartient l'avocat.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R17" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Barreau des avocats</Titre><PivotLocal>ordre_avocats</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/ordre_avocats"/></OuSAdresser><Paragraphe>L’avocat risque alors une <MiseEnEvidence>sanction disciplinaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La procédure se déroule en plusieurs étapes.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Saisir le bâtonnier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour saisir le bâtonnier, vous devez adresser une <MiseEnEvidence>réclamation écrite</MiseEnEvidence> contenant les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Vos nom et prénom (ou nom, forme et représentant de votre société)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Votre domicile (ou siège de votre société)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Votre nationalité</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Vos date et lieu de naissance</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Votre profession</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Nom, prénom et adresse de l'avocat poursuivi</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Faits à la base de la réclamation (objet de la demande)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Existence ou absence d’une action de <LienIntra LienID="R60984" type="Définition de glossaire">conciliation</LienIntra>, de <LienIntra LienID="R55151" type="Définition de glossaire">médiation</LienIntra> ou de <LienIntra LienID="R55150" type="Définition de glossaire">procédure participative</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièces nécessaires à l'examen du litige</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Date de la demande et signature.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Vous devez obligatoirement envoyer votre réclamation par <MiseEnEvidence>lettre recommandée avec accusé de réception </MiseEnEvidence>ou par <MiseEnEvidence>remise en main propre contre récépissé</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Réception d’un accusé de réception et premier examen du dossier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le bâtonnier doit d'abord vous envoyer un <MiseEnEvidence>accusé de réception</MiseEnEvidence> dès que possible.</Paragraphe><Paragraphe>Ensuite, il doit faire un <MiseEnEvidence>premier examen rapide</MiseEnEvidence> de votre réclamation.</Paragraphe><Paragraphe>S'il estime que votre réclamation est <MiseEnEvidence>abusive ou manifestement mal fondée</MiseEnEvidence>, le bâtonnier vous informe rapidement qu’il n’y aura pas de suite.</Paragraphe><Paragraphe>Si votre réclamation est considérée comme valable (fondée et non abusive), le bâtonnier <MiseEnEvidence>informe votre avocat</MiseEnEvidence> de la réception d'une <MiseEnEvidence>réclamation</MiseEnEvidence> le concernant et lui demande de lui présenter <MiseEnEvidence>ses observations</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Conciliation</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si le bâtonnier estime que la <MiseEnEvidence>nature de la réclamation le permet</MiseEnEvidence>, il peut organiser dans les <MiseEnEvidence>3 mois</MiseEnEvidence> de la réception de votre demande une <MiseEnEvidence>conciliation entre vous et votre avocat.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier convoque les parties, par tout moyen, <MiseEnEvidence>10 jours avant la date de la réunion de conciliation,</MiseEnEvidence> sauf si les parties ont donné leur accord pour un délai plus court.</Paragraphe><Paragraphe>La conciliation se déroule selon les formes fixées par le bâtonnier, sous son autorité ou sous l'autorité d'un avocat membre ou ancien membre du conseil de l'ordre, ou d'un avocat honoraire qu'il délègue.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Vous pouvez être assister par un avocat, à vos frais, lors de la conciliation.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si un accord est trouvé entre vous et votre avocat</MiseEnEvidence>, un procès-verbal est établi. Il reprend les termes de l’accord. Le procès-verbal doit être signé par vous, votre avocat et le bâtonnier ou son délégué à la conciliation. Un exemplaire du procès-verbal est remis à chacun des signataires.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si aucun accord n'est trouvé entre vous et votre avocat</MiseEnEvidence>, le bâtonnier ou son délégué constate l'absence de conciliation.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les constatations et les déclarations recueillies au cours de la conciliation <MiseEnEvidence>ne peuvent être utilisées</MiseEnEvidence> dans la suite de la procédure ni dans une autre procédure.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>En l'absence de conciliation, attendre la décision du bâtonnier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En l'absence de conciliation, le bâtonnier examine le <MiseEnEvidence>bien-fondé</MiseEnEvidence> de votre demande et prend une <MiseEnEvidence>décision</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut décider de <MiseEnEvidence>rejeter</MiseEnEvidence> votre demande ou de lui <MiseEnEvidence>donner une suite</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Il doit vous <MiseEnEvidence>informer</MiseEnEvidence> de sa décision, de même que votre avocat.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Le bâtonnier décide de rejeter votre demande</Titre><Paragraphe>Si le bâtonnier décide de<MiseEnEvidence> rejeter</MiseEnEvidence> votre demande, il doit vous en informer le plus tôt possible, en précisant les <MiseEnEvidence>motifs</MiseEnEvidence> (raisons) pour lesquels il a pris cette décision.</Paragraphe><Paragraphe>Vous avez alors la possibilité de <MiseEnEvidence>saisir</MiseEnEvidence> le <MiseEnEvidence>procureur général près la cour d'appel</MiseEnEvidence> ou la <MiseEnEvidence>juridiction disciplinaire</MiseEnEvidence> des avocats. Il y a une juridiction disciplinaire des avocats dans le ressort de chaque cour d'appel.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Procureur général</Paragraphe><Paragraphe>Vous pouvez saisir le procureur général par une lettre recommandée avec avis de réception. Cette demande doit contenir les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pour les <LienIntra LienID="R60417" type="Définition de glossaire">personnes physiques</LienIntra>, nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pour les <LienIntra LienID="R60351" type="Définition de glossaire">personnes morales</LienIntra>, forme, dénomination, siège social et représentant</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Nom, prénom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Barreau d’appartenance de l’avocat (par exemple, Paris, Lille ou Lyon)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Objet de la demande (exposé de votre litige et faits reprochés à l’avocat)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Documents justificatifs.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Après examen de votre réclamation, le procureur général peut décider soit de :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Classer la demande sans suite</MiseEnEvidence> s’il estime que votre avocat n’a commis aucun manquement disciplinaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Soit, si les faits apparaissent suffisamment graves ou fondés, de <MiseEnEvidence>saisir la juridiction disciplinaire des avocats</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Juridiction disciplinaire</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire des avocats doit être saisie par <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><Paragraphe>La requête doit contenir obligatoirement les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pour les personnes morales, leur forme, leur dénomination, leur siège social et leur représentant</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Nom, prénom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Objet de la demande</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièces justificatives</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Votre réclamation adressée au bâtonnier.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le président de la juridiction disciplinaire doit tout d'abord examiner si votre requête est recevable et si elle est <MiseEnEvidence>assortie des précisions</MiseEnEvidence> permettant d'apprécier son <MiseEnEvidence>bien-fondé</MiseEnEvidence>. Cet examen se fait hors audience.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence/><MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>Si le président de la juridiction disciplinaire estime que la requête est recevable</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence>, il va saisir le conseil de l’ordre dont relève l’avocat poursuivi.</Paragraphe><Paragraphe>L’acte de saisine vous est alors transmis par le président de la juridiction. Vous devez ensuite transmettre ce document à votre avocat par lettre recommandée avec accusé de réception, par remise en main propre contre récépissé ou par acte d’un <LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commissaire de justice</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Le conseil de l’ordre désigne un <MiseEnEvidence>rapporteur</MiseEnEvidence> chargé d’instruire l’affaire, dans un délai d’1 mois à partir de la saisine du président de la juridiction disciplinaire. Ce rapporteur mène une enquête impartiale, objective et respectueuse du contradictoire : il peut entendre toute personne utile à l’éclairage du dossier, mais il doit informer l’avocat concerné de ces auditions et lui permettre d’y assister.</Paragraphe><Paragraphe>Le rapporteur remet ensuite son rapport au président de la juridiction disciplinaire, dans un <MiseEnEvidence>délai de 4<MiseEnEvidence/></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> mois maximum</MiseEnEvidence> à compter de sa désignation. Ce délai peut être prolongé une fois, pour 4 mois supplémentaires, si le président l’autorise.</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire fixe ensuite la <MiseEnEvidence>date de l’audience</MiseEnEvidence>, à laquelle l’avocat est convoqué <MiseEnEvidence>au moins 1 mois à l’avance</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Vous serez également <MiseEnEvidence>informé de la date de l’audience</MiseEnEvidence> et vous avez le droit de <MiseEnEvidence>demander à être entendu</MiseEnEvidence> par la juridiction disciplinaire.</Paragraphe><Paragraphe>L'audience se tient dans la commune où siège la cour d'appel. L'avocat poursuivi comparaît en personne. Il peut se faire assister par un avocat.</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire peut prononcer à la fin de la procédure l'une des sanctions suivantes à l'égard de l’avocat :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Avertissement</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Blâme</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Interdiction temporaire d'exercice de maximum 3 ans</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Radiation du tableau des avocats</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à ces peines principales.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En cas d'<MiseEnEvidence>urgence</MiseEnEvidence>, ou dans le but de <MiseEnEvidence>protéger le public</MiseEnEvidence>, le conseil de l'ordre des avocats peut <MiseEnEvidence>suspendre provisoirement</MiseEnEvidence> de ses fonctions et <MiseEnEvidence/>pour une durée de 6 mois <MiseEnEvidence>renouvelable une fois</MiseEnEvidence> l'avocat qui fait l'objet d'une <MiseEnEvidence>poursuite pénale ou disciplinaire</MiseEnEvidence>, à la demande du <MiseEnEvidence>procureur général ou du bâtonnier</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si le président de la juridiction disciplinaire estime que la requête n'est pas recevable</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence/>, il la <MiseEnEvidence>rejette</MiseEnEvidence> par une <MiseEnEvidence>ordonnance motivée</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, la procédure disciplinaire s'arrête, sauf si vous faites un <MiseEnEvidence>recours </MiseEnEvidence>contre cette décision auprès de la cour d'appel.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours doit être formé dans un délai de <MiseEnEvidence>15 jours</MiseEnEvidence> à compter de la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au greffe de la cour d'appel, ou par une remise contre récépissé au directeur de greffe.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Vous devez obligatoirement <MiseEnEvidence>être assisté</MiseEnEvidence> par un avocat pour cette procédure.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Le bâtonnier donne une réponse favorable à votre demande</Titre><Introduction><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si le bâtonnier donne une réponse favorable à votre demande</MiseEnEvidence>, il peut ouvrir une <MiseEnEvidence>enquête déontologique</MiseEnEvidence> à l'égard de votre avocat ou le poursuivre directement devant la <MiseEnEvidence>juridiction disciplinaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Introduction><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Le bâtonnier ouvre une enquête déontologique</Titre><Paragraphe>Le bâtonnier peut <MiseEnEvidence>décider d'ouvrir une enquête déontologique à l'égard</MiseEnEvidence> de l'avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Il s’agit d’une étape facultative qui permet d’évaluer l’affaire et de déterminer si les faits reprochés sont susceptibles de faire l’objet d’une procédure devant la juridiction disciplinaire du conseil de l'ordre.</Paragraphe><Paragraphe>Le bâtonnier peut désigner un ou plusieurs délégués parmi les membres ou anciens membres du conseil de l'ordre à qui il demande de lui faire un <MiseEnEvidence>rapport</MiseEnEvidence> sur le dossier. Après l’étude du dossier, il décidera s’il y a lieu ou non d’exercer l’action disciplinaire.</Paragraphe><Paragraphe>Il doit vous informer de sa décision, de même que le procureur général.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Le bâtonnier ouvre une procédure disciplinaire</Titre><Paragraphe>Le bâtonnier peut décider de <MiseEnEvidence>saisir directement</MiseEnEvidence> la <MiseEnEvidence>juridiction disciplinaire</MiseEnEvidence> des avocats, sans ordonner une enquête déontologique. Il saisit la juridiction par la voie d’une <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le conseil de l’ordre désigne un <MiseEnEvidence>rapporteur</MiseEnEvidence> chargé d’instruire l’affaire, dans un délai d’1 mois à partir de la saisine du président de la juridiction disciplinaire. Ce rapporteur mène une enquête impartiale, objective et respectueuse du contradictoire : il peut entendre toute personne utile à l’éclairage du dossier, mais il doit informer l’avocat concerné de ces auditions et lui permettre d’y assister.</Paragraphe><Paragraphe>Le rapporteur remet ensuite son rapport au président de la juridiction disciplinaire, dans un <MiseEnEvidence>délai de 4<MiseEnEvidence/></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> mois maximum</MiseEnEvidence> à compter de sa désignation. Ce délai peut être prolongé une fois, pour 4 mois supplémentaires, si le président l’autorise.</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire fixe ensuite la <MiseEnEvidence>date de l’audience</MiseEnEvidence>, à laquelle l’avocat est convoqué <MiseEnEvidence>au moins 1 mois à l’avance</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Vous serez également <MiseEnEvidence>informé de la date de l’audience</MiseEnEvidence> et vous avez le droit de <MiseEnEvidence>demander à être entendu</MiseEnEvidence> par la juridiction disciplinaire.</Paragraphe><Paragraphe>L'audience se tient dans la commune où siège la cour d'appel. L'avocat poursuivi comparaît en personne. Il peut se faire assister par un avocat.</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire peut prononcer à la fin de la procédure l'une des sanctions suivantes à l'égard de l’avocat :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Avertissement</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Blâme</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Interdiction temporaire d'exercice de maximum 3 ans</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Radiation du tableau des avocats</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Des peines complémentaires peuvent s'ajouter à ces peines principales.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En cas d'<MiseEnEvidence>urgence</MiseEnEvidence>, ou dans le but de <MiseEnEvidence>protéger le public</MiseEnEvidence>, le conseil de l'ordre des avocats peut <MiseEnEvidence>suspendre provisoirement</MiseEnEvidence> de ses fonctions et <MiseEnEvidence/>pour une durée de 6 mois <MiseEnEvidence>renouvelable une fois</MiseEnEvidence> l'avocat qui fait l'objet d'une <MiseEnEvidence>poursuite pénale ou disciplinaire</MiseEnEvidence>, à la demande du <MiseEnEvidence>procureur général ou du bâtonnier</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>décision</MiseEnEvidence> de la juridiction disciplinaire peut être <MiseEnEvidence>contestée </MiseEnEvidence>par <MiseEnEvidence>l'avocat</MiseEnEvidence> qui en a fait l'objet, par le <MiseEnEvidence>procureur général</MiseEnEvidence> ou par le <MiseEnEvidence>bâtonnier</MiseEnEvidence> du barreau auquel appartient l'avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours doit être introduit auprès de la <MiseEnEvidence>cour d'appel</MiseEnEvidence>, dans le délai d'<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> à compter de la <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> </MiseEnEvidence>de la décision.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>Le bâtonnier n’ouvre pas une procédure disciplinaire</Titre><Paragraphe>Si le bâtonnier décide de <MiseEnEvidence>ne pas ouvrir une procédure disciplinaire</MiseEnEvidence> à l'égard de votre avocat, <MiseEnEvidence>vous pouvez saisir</MiseEnEvidence> vous-même la <MiseEnEvidence>juridiction disciplinaire</MiseEnEvidence> du litige.</Paragraphe><Paragraphe>La juridiction disciplinaire des avocats doit être saisie par <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>.<MiseEnEvidence/></Paragraphe><Paragraphe>La requête doit contenir obligatoirement les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pour les personnes physiques, les nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pour les personnes morales, leur forme, leur dénomination, leur siège social et leur représentant</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Nom, prénom et domicile (adresse professionnelle) de l'avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Objet de la demande</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièces justificatives</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Votre réclamation adressée au bâtonnier.</Paragraphe></Item></Liste></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment demander une indemnisation pour une faute professionnelle de l'avocat ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il peut arriver que les erreurs ou les fautes de l'avocat dans l’accomplissement de sa mission ou un manquement à ses obligations et <LienInterne LienPublication="F2153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">devoirs professionnels</LienInterne> aient des conséquences négatives pour vous. Par exemple : dépôt tardif d’un acte (assignation, conclusion, etc), manquement au devoir de conseil (prise de décision mal éclairée, acceptation d’une transaction désavantageuse etc.) ou négligence dans la rédaction d’un acte.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ces cas, la responsabilité civile de l’avocat peut être mise en cause. Plusieurs étapes sont à suivre.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Envoyer une mise en demeure</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Tout d’abord, vous devez envoyer une <LienIntra LienID="R2705" type="Définition de glossaire">mise en demeure</LienIntra> à votre avocat, en lui demandant de réparer le préjudice que vous avez subi et de déclarer le sinistre à son assurance en responsabilité civile professionnelle.</Paragraphe><Paragraphe>Ce courrier doit être envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. Il doit mentionner :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les faits que vous lui reprochez (une erreur, une négligence ou une faute dans le traitement de votre dossier)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le préjudice que vous avez subi (moral, matériel ou financier). Il est fortement conseillé de chiffrer ce préjudice en indiquant un montant estimé des dommages.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Saisine du tribunal</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En l’absence de réponse ou si la réponse de votre avocat n’est pas satisfaisante, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour demander d’être indemnisé pour le préjudice subi.</Paragraphe><Paragraphe>Vous devrez alors apporter la preuve que :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’avocat a rempli ses missions de façon incorrecte ou incomplète (faute)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et que cette faute est à l'origine d'un dommage (financier ou matériel). Vous devrez justifier le montant du préjudice à l’aide de documents permettant son évaluation (factures, devis, relevés etc).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le tribunal compétent est celui du lieu où se trouve le cabinet de l'avocat.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Si votre préjudice est supérieur à <Valeur>10 000 €</Valeur>, vous devez obligatoirement vous faire assister par un avocat devant le tribunal judiciaire.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Pour les litiges dont le montant est inférieur à <Valeur>5 000, €</Valeur> vous devez d’abord <MiseEnEvidence>tenter une résolution amiable du différend</MiseEnEvidence> avant de pouvoir engager une procédure devant le tribunal. Il peut s’agir d’une <LienIntra LienID="R60984" type="Définition de glossaire">conciliation </LienIntra>(démarche gratuite), d’une <LienIntra LienID="R55151" type="Définition de glossaire">médiation</LienIntra> (démarche payante) ou d’une <LienIntra LienID="R55150" type="Définition de glossaire">procédure participative</LienIntra> (démarche payante avec recours à un avocat).</Paragraphe></Attention></SousChapitre></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F2153" audience="Particuliers"><Titre>Avocat</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000508793" ID="R45563"><Titre>Loi n°71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques</Titre><Complement>Organisation de la profession d'avocat</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000356568/" ID="R11310"><Titre>Décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat </Titre><Complement>Litiges sur les frais : articles 174 à 179</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047774060" ID="R65414"><Titre>Décret n°2023-552 du 30 juin 2023 portant code de déontologie des avocats</Titre><Complement>Règles professionnelles des avocats</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R19096" URL="https://www.inc-conso.fr/content/vous-contestez-les-honoraires-de-votre-avocat-et-deposez-un-recours-devant-le-mediateur-etou" type="Modèle de document"><Titre>Saisir le médiateur ou le bâtonnier pour contester les honoraires de son avocat</Titre><Source ID="R30643">Institut national de la consommation (INC)</Source></ServiceEnLigne><Definition ID="R62464"><Titre>Saisie d'un bien</Titre><Texte><Paragraphe>Terme juridique signifiant que les autorités vous dépossèdent de l'un de vos biens (maison, véhicule, etc.) en attendant que vous ayez remboursé votre dette (amende, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65800"><Titre>Débours</Titre><Texte><Paragraphe>Frais avancés par un professionnel (avocat, notaire, etc.) pour le compte de son client et servant à payer des dépenses nécessaires à l'exécution de sa mission (exemple : frais de photocopie, frais de greffe, frais de déplacement, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12700"><Titre>Greffe</Titre><Texte><Paragraphe>Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R19324"><Titre>Bâtonnier</Titre><Texte><Paragraphe>Avocat élu par ses confrères dans chaque barreau pour les représenter et garantir la déontologie et la discipline de la profession. Il désigne les avocats commis d'office, règle les différends entre eux ou avec leurs clients.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70526"><Titre>Exécution provisoire</Titre><Texte><Paragraphe>Bénéfice qui permet de faire exécuter immédiatement un jugement sans attendre la fin du délai d'appel ou d'opposition et même si ces recours sont exercés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R59839"><Titre>Caution</Titre><Texte><Paragraphe>Engagement à rembourser une dette (loyer, échéance de prêt...) à la place du débiteur si celui-ci ne la paie pas</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R59331"><Titre>Séquestre</Titre><Texte><Paragraphe>Saisie provisoire d'un bien par la justice, dans l'attente de la résolution du conflit</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65765"><Titre>Honoraires de résultat</Titre><Texte><Paragraphe>honoraires supplémentaires versés à l'avocat en cas de succès en justice</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60984"><Titre>Conciliation</Titre><Texte><Paragraphe>Démarche amiable de résolution d'un litige. Le conciliateur de justice tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord à l'amiable.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55151"><Titre>Médiation</Titre><Texte><Paragraphe>Démarche amiable de résolution d'un litige. Le médiateur tente d'établir un dialogue entre les personnes en litige pour qu'elles parviennent elles-mêmes à un accord.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55150"><Titre>Procédure participative</Titre><Texte><Paragraphe>Démarche amiable de résolution d'un litige qui repose sur la signature d'un contrat écrit par lequel chacun s'engage à rechercher un accord dans un certain délai. Le recours à un avocat est obligatoire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60417"><Titre>Personne physique</Titre><Texte><Paragraphe>Individu qui possède une personnalité juridique, ce qui lui permet de conclure des actes juridiques</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60351"><Titre>Personne morale</Titre><Texte><Paragraphe>Structure, comme une association, à qui la loi donne la possibilité de passer des actes juridiques (contrat) et d'exercer des actions en justice. Une personne morale peut également supporter des obligations et voir sa responsabilité engagée. Elle est composée d'une ou de plusieurs personnes physiques.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12542"><Titre>Requête</Titre><Texte><Paragraphe>Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2705"><Titre>Mise en demeure</Titre><Texte><Paragraphe>Acte par lequel un créancier exige du débiteur le remboursement d'une dette sous peine de versement de dommages et intérêts. Adressé par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire).</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032042162" ID="R41071"><Titre>Code civil : article 1344</Titre></Reference></Definition><QuestionReponse ID="F15006" audience="Particuliers">Un avocat peut-il exiger de l'argent si son client a obtenu l'aide juridictionnelle ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F15018" audience="Particuliers">Comment un avocat est-il rémunéré ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F932" audience="Particuliers">Un avocat peut-il prendre un pourcentage sur l'argent gagné grâce à un procès ?</QuestionReponse></Publication>