<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F14154" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.3/Publication.xsd" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14154"><dc:title>Prison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>Un détenu a des droits familiaux, sociaux, civiques et sanitaires.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-05-07</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F14154</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000045492529/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045488382/#LEGISCTA000045493396, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045492778, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045489660/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000033121930, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006578009, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038312176, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045282209/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045492760, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041409417</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N276</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N276">Prison</Niveau><Niveau ID="F14154" type="Fiche d'information conditionnée">Prison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20334">Sanctions pénales</SousThemePere><DossierPere ID="N276"><Titre>Prison</Titre><SousDossier ID="N276-1"><Titre>Vie quotidienne</Titre><Fiche ID="F14149">Droits de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc.</Fiche><Fiche ID="F38829">Obligations et interdictions</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N276-2"><Titre>Droits familiaux, civiques et sociaux</Titre><Fiche ID="F14154">Prison : droits familiaux, sociaux, sanitaires et civiques des détenus</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N276-3"><Titre>Formation et vie professionnelle</Titre><Fiche ID="F14152">Enseignement et formation professionnelle</Fiche><Fiche ID="F14153">Exercice d'une activité professionnelle</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N276-4"><Titre>Respect des droits fondamentaux</Titre><Fiche ID="F31728">Contrôle du respect des droits fondamentaux</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N276-5"><Titre>Aide à la réinsertion</Titre><Fiche ID="F1421">Aide au sein de la prison</Fiche><Fiche ID="F37979">Aide hors de prison</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Droits familiaux, civiques et sociaux</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Un détenu a-t-il les mêmes droits que toute autre personne ? Même s'il est privé de liberté, un détenu dispose de droits familiaux (droit de se marier, de voir ses enfants, etc.) et de droits civiques (droit de vote). Il peut aussi obtenir des aides sociales et avoir accès à des soins médicaux. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Paragraphe>Les droits dont bénéficient les détenus condamnés <MiseEnEvidence>ne sont pas les mêmes</MiseEnEvidence> que ceux accordés aux personnes placées en <LienInterne LienPublication="F1042" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détention provisoire</LienInterne> (<MiseEnEvidence>appelés « <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu </LienIntra>» ou « <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">accusé</LienIntra> »).</MiseEnEvidence></Paragraphe></Texte><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>Condamné</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droits familiaux du détenu condamné</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu condamné dispose de droits familiaux lui permettant de maintenir un lien avec ses proches.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mariage ou Pacs</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne condamnée a le droit de <LienInterne LienPublication="F14485" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">se marier ou de conclure un pacte civil de solidarité (Pacs)</LienInterne>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Mariage</Titre><Paragraphe>Le condamné qui souhaite se marier en prison doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur des <LienIntra LienID="R67846" type="Définition de glossaire">services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP)</LienIntra> de la prison.</Paragraphe><Paragraphe>La demande doit être écrite et être accompagnée des documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pièce d'identité (carte d'identité, passeport)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité de sa future femme ou de son futur époux</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité de chaque témoin</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F1427" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Acte de naissance mentionnant la filiation</LienInterne> de chaque partie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justificatif de domiciles pour les 2 <LienIntra LienID="R70910" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>. S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le condamné peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La demande est transmise au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> qui autorise le mariage.</Paragraphe><Paragraphe>S'il estime que cet évènement est impossible, il peut s'y opposer (par exemple, c'est le cas si l'un des futurs époux est mineur).</Paragraphe><Paragraphe>Le mariage est célébré en prison par un agent de mairie.</Paragraphe><Paragraphe>Le futur époux (ou la future épouse) de la personne incarcérée et les témoins de mariage doivent tous solliciter un <LienInterne LienPublication="F14149" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">permis de visite</LienInterne> pour pouvoir entrer dans la prison.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La personne incarcérée peut demander au chef de l'établissement pénitentiaire que les personnes présentes lors du mariage apportent des fleurs, de la nourriture et un appareil photo.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Certains détenus condamnés peuvent obtenir une <MiseEnEvidence>permission de sortir </MiseEnEvidence>pour que le mariage ait lieu à l'extérieur de la prison.</Paragraphe><Paragraphe>C'est le cas pour les personnes placées dans l'une des situations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Personnes condamnées à une ou plusieurs peines dont le total est inférieur ou égal à 1 an</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Personnes condamnées à une ou plusieurs peines de prison dont le total est supérieur à un 1 an, ayant exécuté la moitié de leurs peines et dont le temps restant à accomplir est inférieur à 3 ans</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Personne condamnée à une ou plusieurs peines dont le total est supérieur à 1 an, ayant exécuté le tiers de leurs peines dans un <LienIntra LienID="R68534" type="Définition de glossaire">centre de détention</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Personne détenue dans un établissement pénitentiaire pour <LienIntra LienID="R70414" type="Définition de glossaire">peines aménagées</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La permission de sortir doit être demandée <MiseEnEvidence>par écrit</MiseEnEvidence> au <LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire">juge de l'application des peines (Jap)</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu condamné donne sa demande au chef de l'établissement pénitentiaire, qui la transmet au Jap.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de refus du Jap, la personne détenue peut faire un recours <MiseEnEvidence>dans les 24 heures</MiseEnEvidence> suivant la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le recours doit être déposé auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Il la transmet à la <LienIntra LienID="R70393" type="Définition de glossaire">chambre de l'application des peines</LienIntra>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R17020" sve="non" type="Local"><Titre>Établissement pénitentiaire (prison)</Titre><RessourceWeb URL="https://oip.org/sinformer/etablissements/"/><Source ID="R71405">Observatoire international des prisons</Source></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre>Pacs</Titre><Paragraphe>Le détenu qui souhaite conclure un <LienInterne LienPublication="R45368" type="Sigle">Pacs</LienInterne> doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur du <LienIntra LienID="R67846" type="Définition de glossaire">service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP)</LienIntra> de la prison.</Paragraphe><Paragraphe>Cette demande doit être <MiseEnEvidence>écrite</MiseEnEvidence> et être accompagnée des documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pièce d'identité du détenu (carte d'identité, passeport)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité du futur partenaire de Pacs</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justificatif de domicile pour les 2 <LienIntra LienID="R70910" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>. S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le détenu peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le dossier est ensuite transmis au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> et à la mairie de la commune dans laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe><Paragraphe><LienIntra LienID="R31350" type="Définition de glossaire">L'officier d'état civil</LienIntra> se déplace dans la prison pour enregistrer le Pacs. Pour participer à cet évènement, le partenaire de la personne incarcérée doit obtenir un <LienInterne LienPublication="R64825" type="Téléservice" audience="Particuliers">permis de visite</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le détenu peut demander l'enregistrement du Pacs par un <LienInterne LienPublication="F2164" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">notaire</LienInterne>. Dans ce cas, le notaire doit solliciter un permis de visite pour pouvoir dresser le contrat de Pacs au sein de la prison. La démarche est <MiseEnEvidence>aux frais</MiseEnEvidence> du détenu.</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Autorité parentale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, l'incarcération d'une personne n'entraîne pas le retrait de <LienIntra LienID="R12506" type="Définition de glossaire">l'autorité parentale</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La personne incarcérée continue d'exercer l'autorité parentale sur ses enfants.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, elle reste responsable de leur éducation et peut prendre des décisions importantes les concernant (exemple : décisions concernant la soins médicaux apportés à l'enfant).</Paragraphe><Paragraphe>Néanmoins, le détenu peut être <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">déchu de l'autorité parentale</LienInterne>, notamment s'il est <LienIntra LienID="R68345" type="Définition de glossaire">poursuivi</LienIntra> ou condamné pour avoir commis un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra> ou de <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> sur son enfant, sur son époux, son concubin ou son partenaire de <LienInterne LienPublication="R45368" type="Sigle">Pacs</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R68955" type="Définition de glossaire">juge aux affaires familiales</LienIntra> peut également prononcer le <LienIntra LienID="R67904" type="Définition de glossaire">retrait de l'exercice de l'autorité parentale</LienIntra>. Dans ce cas, la personne incarcérée conserve le droit d’être informée des décisions importantes concernant l’enfant ainsi qu’un droit de visite et de correspondance, sauf motif grave (exemple : violences sur l'enfant).</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droits de la mère sur son jeune enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les femmes incarcérées peuvent garder leurs enfants auprès d'elles <MiseEnEvidence>jusqu'à l'âge de 18 mois.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Les mères et leurs enfants sont accueillis dans des espaces spécialement aménagés dans la prison.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la mère est en <LienInterne LienPublication="F1042" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détention provisoire</LienInterne>, son transfert dans un établissement doté de tels locaux nécessite l'accord du magistrat chargé de son affaire (exemple : <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d'instruction</LienIntra>).</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Si une mère souhaite garder son enfant avec elle<MiseEnEvidence> au-delà de ses 18 mois</MiseEnEvidence>, elle doit en faire la demande <MiseEnEvidence>par écrit.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>La mère incarcérée peut donner la demande à son <LienIntra LienID="R67913" type="Définition de glossaire">CPIP</LienIntra> pour qu'il la transmette au directeur interrégional des services pénitentiaires.</Paragraphe><Paragraphe>Le directeur interrégional des services pénitentiaires prend une décision après avoir recueilli l'avis d'une commission consultative.</Paragraphe><Paragraphe>Avant d'émettre son avis, la commission doit auditionner la mère ou son avocat et, si possible, toute autre <LienInterne LienPublication="F3132" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">personne titulaire de l'autorité parentale</LienInterne> ou son avocat.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En savoir plus sur le rôle de la mère lorsque son enfant a besoin de soins médicaux urgents</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Si l'enfant a besoin de <MiseEnEvidence>soins médicaux urgents</MiseEnEvidence>, sa mère peut être autorisée à l'accompagner à l'hôpital.</Paragraphe><Paragraphe>La décision est prise par le chef de l'établissement pénitentiaire, en tenant compte des éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Contraintes liées au mode de détention ou au maintien de la sécurité et de l'ordre dans l'établissement</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Probabilité que la mère commette de nouvelles <LienIntra LienID="R10272" type="Définition de glossaire">infractions</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Protection de l'intérêt des victimes.</Paragraphe></Item></Liste><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Lorsque la mère est en détention provisoire, le chef de la prison doit informer le magistrat chargé de son affaire.</Paragraphe></Attention></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit de sortie de prison en cas d'évènement familial important</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu condamné peut demander à sortir provisoirement de prison pour participer à certains évènements familiaux (exemple : naissance de son enfant, maladie grave ou décès d'un proche).</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu peut solliciter une <MiseEnEvidence>permission de sortir</MiseEnEvidence> s'il est placé dans l'une des situations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Il purge une peine de prison inférieure à 5 ans</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Il purge une peine de prison supérieure à 5 ans, mais il a déjà accompli <MiseEnEvidence>plus de la moitié</MiseEnEvidence> de la peine prononcée.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Si ces conditions ne sont pas réunies, il peut demander une <MiseEnEvidence>autorisation de sortie sous escorte.</MiseEnEvidence></Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Permission de sortir</Titre><Paragraphe>La demande de permission de sortir prend la forme d'une <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être transmise :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Au directeur de l’établissement pénitentiaire qui l'enverra au greffe <LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire">juge de l'application des peines (Jap) </LienIntra>compétent</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Ou</MiseEnEvidence> au directement au greffe du Jap, par lettre <LienInterne LienPublication="R46090" type="Acronyme">RAR</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le juge de l’application des peines rend sa décision <MiseEnEvidence>après avis de la commission d’application des peines.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Lorsque le <LienInterne LienPublication="R65648" type="Sigle">Jap</LienInterne> accorde une permission de sortir, il fixe un délai pendant lequel le détenu condamné peut se rendre à l'extérieur de la prison (entre 3 et 10 jours).</Paragraphe><Paragraphe>Passé le délai qui lui a été accordé, le détenu doit revenir de lui-même au sein de l'établissement pénitentiaire dont il dépend.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La sortie peut uniquement avoir lieu en France.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>En cas de refus du Jap, la personne détenue peut faire un recours dans les 24 heures suivant la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision. Le recours doit être déposé auprès du chef de l'établissement pénitentiaire qui le transmet à la <LienIntra LienID="R70393" type="Définition de glossaire">chambre de l'application des peines</LienIntra>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R17020" sve="non" type="Local"><Titre>Établissement pénitentiaire (prison)</Titre><RessourceWeb URL="https://oip.org/sinformer/etablissements/"/><Source ID="R71405">Observatoire international des prisons</Source></OuSAdresser></Cas><Cas><Titre>Sortie sous escorte</Titre><Paragraphe>La demande de sortie sous escorte prend la forme d'une <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>. Elle doit être adressée au greffe du<LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire"> juge de l'application des peines</LienIntra>.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>Le Jap rend sa décision <MiseEnEvidence>après avis de la commission d’application des peines.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>S'il accorde cette sortie sous escorte, le juge fixe un délai pendant lequel le condamné peut sortir de prison. En général, ce délai est de quelques heures.</Paragraphe><Paragraphe>Durant la sortie, le détenu est surveillé par une escorte composée de membres du personnel de surveillance de la prison, de policiers ou de gendarmes. Il peut également être menotté.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Pour plus de discrétion, le juge peut dispenser ces agents du port de l'uniforme.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>En cas de refus du Jap ou en l'absence de réponse, la personne détenue peut faire un recours dans les 24 heures suivant la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision. Le recours doit être transmis au président de la <LienIntra LienID="R70393" type="Définition de glossaire">chambre de l'application des peines</LienIntra>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droits sociaux du détenu condamné</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu condamné a le droit à des prestations sociales dès lors qu'il répond à certaines conditions.</Paragraphe><Paragraphe>S'il est démuni, il peut également bénéficier d'aides attribuées par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu est informé de ses droits sociaux par son <LienIntra LienID="R67913" type="Définition de glossaire">conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation</LienIntra>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prestations sociales</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne détenue peut bénéficier des mêmes prestations sociales que toute autre personne.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut notamment recevoir des aides de la Caisse d'allocations familiales telles que :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F12006" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Aide personnalisée au logement</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/droits-et-aides/article/le-revenu-de-solidarite-active-rsa">Revenu de solidarité active (RSA)</LienExterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.caf.fr/allocataires/aides-et-demarches/droits-et-prestations/vie-personnelle/l-allocation-de-soutien-familial-asf">Allocation de soutien familial</LienExterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F12242" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Allocation adulte handicapé</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Cependant, le versement de ces prestations répond à des <LienExterne URL="https://www.caf.fr/allocataires/caf-de-la-charente-maritime/offre-de-service/accident-de-vie/vous-etes-incarcere">conditions particulières lorsque la personne est incarcérée</LienExterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour percevoir ces aides, le détenu doit signaler son incarcération à la <LienInterne LienPublication="R24582" type="Acronyme">Caf</LienInterne>. S'il ne le fait pas, il peut lui être demandé de rembourser les sommes qui lui ont été versées durant son emprisonnement.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les détenus affiliés à la <LienExterne URL="https://www.msa.fr/lfy/accueil">Mutualité sociale agricole (MSA)</LienExterne> doivent également signaler leur entrée en prison à cet organisme.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Pour accomplir les démarches nécessaires, le détenu condamné peut <MiseEnEvidence>demander de l'aide à son <LienInterne LienPublication="R70420" type="Acronyme">CPIP</LienInterne>.</MiseEnEvidence></Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les <LienInterne LienPublication="F14153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détenus qui travaillent en prison</LienInterne> ont également des droits sociaux (assurance maladie, retraite, etc.). Pour cette raison, ils doivent payer des cotisations sociales.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Aides attribuées par l'administration pénitentiaire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu qui n'a pas de ressource financière peut bénéficier de différentes aides attribuées par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Avant de verser ces aides, l'administration pénitentiaire examine les sommes que la personne détenue a reçues de la part de ses proches ou de tout organisme public (exemple : la <LienInterne LienPublication="R24582" type="Acronyme">Caf</LienInterne>).</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Aide en nature (fournitures gratuites)</Paragraphe><Paragraphe>Si le détenu n'a pas les ressources financières suffisantes pour subvenir à ses besoins, l'administration pénitentiaire peut notamment lui fournir :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Des produits d’hygiène de base (savon, dentifrice, papier toilette, etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Des vêtements de rechange</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Du matériel pour écrire (papier, stylo, enveloppes, timbres)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Des produits alimentaires de base.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R71942" type="Définition de glossaire">part disponible</LienIntra> de son <LienInterne LienPublication="F14149" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">compte nominatif</LienInterne> pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à <Valeur>100 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à <Valeur>100 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à <Valeur>100 €</Valeur>.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Nous sommes en février 2025. En janvier 2025, la personne détenue avait <Valeur>47 €</Valeur> sur son compte nominatif. Ce mois-ci, elle a reçu un virement de la part de sa famille d'un montant de <Valeur>50 €</Valeur>. Les 2 premières conditions sont remplies. Le 15 février, elle fait 2 achats à la cantine pour un montant total de <Valeur>30 €</Valeur>. Elle peut donc bénéficier de l'aide en nature de l'administration pénitentiaire.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Aide financière</Paragraphe><Paragraphe>Si le détenu n'a pas d'argent, l'administration pénitentiaire peut lui verser une aide financière dont le montant s'élève à :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>20 €</Valeur> lors de son entrée en prison</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><Valeur>30 €</Valeur> par mois durant sa détention.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R71942" type="Définition de glossaire">part disponible</LienIntra> de son compte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à <Valeur>60 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à <Valeur>60 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à <Valeur>60 €</Valeur>.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Nous sommes en février 2025. En janvier 2025, la personne détenue avait <Valeur>27 €</Valeur> sur son compte nominatif. Ce mois-ci, elle a reçu un virement de la part de sa famille d'un montant de <Valeur>30 €</Valeur>. Les 2 premières conditions sont remplies. Le 20 février, elle fait 2 achats à la cantine pour un montant total de <Valeur>30 €</Valeur>. Elle peut donc bénéficier de l'aide financière de l'administration pénitentiaire.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit à un hébergement d'urgence</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le SPIP de chaque prison peut conclure une convention avec un service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) dans le but d'apporter un hébergement (ou un logement) provisoire aux sortants de prison.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, avant la fin de sa peine, le condamné détenu peut faire une demande d'hébergement d'urgence s'il n'a pas trouvé de solution pour être logé après sa sortie de prison.</Paragraphe><Paragraphe>Cette demande est adressée au SPIP de la prison. Le SPIP la transmet au SIAO qu'il estime le plus approprié aux besoins de la personne détenue.</Paragraphe><Paragraphe>Le SIAO choisi détermine le mode d'hébergement le plus adapté à la personne condamnée, en fonction de sa situation.</Paragraphe><Paragraphe>Les anciens détenus peuvent être accueillis au sein d'hébergements collectifs (foyers) ou de <LienIntra LienID="R71980" type="Définition de glossaire">logements adaptés</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce type d'hébergement est temporaire : il permet à l'ancien détenu de préparer sa réinsertion dans la société (trouver un travail, un logement, etc.).</Paragraphe><Paragraphe>Le personnel du SIAO suit l'ancien détenu jusqu'à ce que sa situation se soit stabilisée.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droit à la santé du détenu condamné</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu condamné peut obtenir des soins lorsqu'il est malade. Ses frais de santé sont pris en charge par l'Assurance maladie.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Accès aux soins</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Au sein de chaque établissement pénitentiaire, il existe une unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP).</Paragraphe><Paragraphe>Cette unité travaille avec les hôpitaux publics. Elle est composée de médecins généralistes, de spécialistes (exemple : gynécologues), de dentistes, de psychologues, d'infirmiers, etc.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu'une personne entre en prison, une visite médicale est organisée. À ce moment, la personne peut indiquer les problèmes de santé qu'elle rencontre et/ou les traitements qu'elle suit.</Paragraphe><Paragraphe>Par la suite, la personne détenue peut prendre un rendez-vous médical en adressant un courrier au personnel de l'USMP. Une boîte aux lettres dédiée est placée dans chaque établissement pénitentiaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les courriers sont uniquement lus par le personnel soignant. Il est tenu au secret médical.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Les consultations avec le personnel de l'USMP sont gratuites et les médicaments nécessaires sont fournis par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Il est possible de demander un rendez-vous médical avec <MiseEnEvidence>son médecin traitant ou un spécialiste non désigné par l'administration pénitentiaire (exemple : gynécologue). </MiseEnEvidence>Pour cela, le détenu doit avoir obtenu l'autorisation du directeur interrégional des services pénitentiaires. La consultation sera à la charge du détenu.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le règlement intérieur de chaque prison indique les horaires d'ouverture de l'USMP. La personne détenue doit respecter les horaires des rendez-vous médicaux qui lui sont fixés.</Paragraphe><Paragraphe>Si son état le nécessite, elle peut être conduite à l'hôpital public dont dépend l'USMP.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prise en charge des frais de santé</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu est rattaché au régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie donc d'une prise en charge de ses frais de santé à partir du moment où il est <LienIntra LienID="R71985" type="Définition de glossaire">écroué</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu n'a pas de démarche à effectuer auprès de l'Assurance Maladie. C'est l'établissement pénitentiaire qui effectue les formalités nécessaires à partir des éléments qui lui ont été communiqués lors de la mise sous écrou.</Paragraphe><Paragraphe>La personne écrouée bénéficie du <LienInterne LienPublication="F167" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">tiers-payant</LienInterne> : elle n'a donc aucun frais de santé à avancer.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut demander à bénéficier de la <LienInterne LienPublication="F10027" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">complémentaire santé solidaire (CSS)</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F14153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Si elle exerce une activité professionnelle en prison</LienInterne>, cette prise en charge est assurée par le régime d'assurance maladie dont relève cette activité.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droit de vote du détenu condamné</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu condamné a le <LienInterne LienPublication="F1227" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">droit de voter</LienInterne> par correspondance, par procuration ou en se rendant au bureau de vote.<LienExterne URL="https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/comment-sorganise-droit-vote-personnes-detenues">Droit de vote des détenus</LienExterne></Paragraphe><Paragraphe>Pour pouvoir voter, il doit être inscrit sur les listes électorales.</Paragraphe></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>Détention provisoire</Titre><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droits familiaux d'une personne en détention provisoire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne en <LienInterne LienPublication="F1042" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détention provisoire</LienInterne> a des droits familiaux qui lui permettent de maintenir un lien avec ses proches.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mariage ou Pacs</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne en détention provisoire a le droit de <LienInterne LienPublication="F14485" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">se marier ou de conclure un pacte civil de solidarité (Pacs)</LienInterne>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>Mariage</Titre><Paragraphe>Le détenu qui souhaite se marier en prison doit en faire la demande au chef d’établissement ou au directeur des <LienIntra LienID="R67846" type="Définition de glossaire">services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP).</LienIntra></Paragraphe><Paragraphe>Cette demande doit être <MiseEnEvidence>écrite</MiseEnEvidence> et être accompagnée des documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pièce d'identité du détenu (carte d'identité, passeport)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité de sa future femme ou de son futur époux</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité de chaque témoin</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F1427" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Acte de naissance mentionnant la filiation</LienInterne> de chaque partie</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justificatif de domicile pour les 2 <LienIntra LienID="R70910" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>. S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le condamné peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le dossier est transmis au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> qui autorise le mariage, sauf s'il estime qu'il ne peut pas avoir lieu (exemple : l'un des futurs époux est mineur).</Paragraphe><Paragraphe>Le mariage est célébré en prison par un agent de mairie.</Paragraphe><Paragraphe>Le futur époux ou la future femme du détenu et les témoins de mariage doivent tous solliciter un <LienInterne LienPublication="F14149" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">permis de visite</LienInterne> pour pouvoir entrer dans la prison.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La personne détenue peut demander au chef de l'établissement pénitentiaire que les personnes présentes lors du mariage apportent des fleurs, de la nourriture et un appareil photo.</Paragraphe></ANoter></Cas><Cas><Titre>Pacs</Titre><Paragraphe>Le détenu qui souhaite conclure un <LienInterne LienPublication="R45368" type="Sigle">Pacs</LienInterne> doit en faire la demande au chef de l'établissement pénitentiaire ou au directeur du <LienIntra LienID="R67846" type="Définition de glossaire">service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP)</LienIntra> de la prison.</Paragraphe><Paragraphe>Cette demande doit être <MiseEnEvidence>écrite</MiseEnEvidence> et être accompagnée des documents suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Pièce d'identité du détenu (carte d'identité, passeport)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Pièce d'identité du futur partenaire de Pacs</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Justificatif de domicile pour les 2 <LienIntra LienID="R70910" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>. S'il n'a pas de domicile à l'extérieur de la prison, le détenu peut fournir une attestation de domicile au sein de l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le dossier est ensuite transmis au <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> et à la mairie de la commune dans laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire.</Paragraphe><Paragraphe><LienIntra LienID="R31350" type="Définition de glossaire">L'officier d'état civil</LienIntra> se déplace dans la prison pour enregistrer le Pacs. Pour participer à cet évènement, le partenaire de la personne incarcérée doit obtenir un <LienInterne LienPublication="R64825" type="Téléservice" audience="Particuliers">permis de visite</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le détenu peut demander l'enregistrement du Pacs par un <LienInterne LienPublication="F2164" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">notaire</LienInterne>. Dans ce cas, le notaire doit solliciter un permis de visite pour pouvoir dresser le contrat de Pacs au sein de la prison. La démarche est <MiseEnEvidence>aux frais</MiseEnEvidence> du détenu.</Paragraphe></ANoter></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Autorité parentale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, l'incarcération d'une personne n'entraîne pas le retrait de <LienIntra LienID="R12506" type="Définition de glossaire">l'autorité parentale</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La personne incarcérée continue d'exercer l'autorité parentale sur ses enfants.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, elle reste responsable de leur éducation et peut prendre des décisions importantes les concernant (exemple : décisions concernant la soins médicaux apportés à l'enfant).</Paragraphe><Paragraphe>Néanmoins, le détenu peut être <LienInterne LienPublication="F3135" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">déchu de l'autorité parentale</LienInterne>, notamment s'il est <LienIntra LienID="R68345" type="Définition de glossaire">poursuivi</LienIntra> ou condamné pour avoir commis un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra> ou de <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> sur son enfant, sur son époux, son concubin ou son partenaire de <LienInterne LienPublication="R45368" type="Sigle">Pacs</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R68955" type="Définition de glossaire">juge aux affaires familiales</LienIntra> peut également prononcer le <LienIntra LienID="R67904" type="Définition de glossaire">retrait de l'exercice de l'autorité parentale</LienIntra>. Dans ce cas, la personne incarcérée conserve le droit d’être informée des décisions importantes concernant l’enfant ainsi qu’un droit de visite et de correspondance, sauf motif grave (exemple : violences sur l'enfant).</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droits d'une mère sur son jeune enfant</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les femmes incarcérées peuvent garder leurs enfants auprès d'elles <MiseEnEvidence>jusqu'à l'âge de 18 mois.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Les mères et leurs enfants sont accueillis dans des espaces spécialement aménagés dans la prison.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la mère est en <LienInterne LienPublication="F1042" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détention provisoire</LienInterne>, son transfert dans un établissement doté de tels locaux nécessite l'accord du magistrat chargé de son affaire (exemple : <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d'instruction</LienIntra>).</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Si une mère souhaite garder son enfant avec elle<MiseEnEvidence> au-delà de ses 18 mois</MiseEnEvidence>, elle doit en faire la demande <MiseEnEvidence>par écrit.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>La mère incarcérée peut donner la demande à son <LienIntra LienID="R67913" type="Définition de glossaire">CPIP</LienIntra> pour qu'il la transmette au directeur interrégional des services pénitentiaires.</Paragraphe><Paragraphe>Le directeur interrégional des services pénitentiaires prend une décision après avoir recueilli l'avis d'une commission consultative.</Paragraphe><Paragraphe>Avant d'émettre son avis, la commission doit auditionner la mère ou son avocat et, si possible, toute autre <LienInterne LienPublication="F3132" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">personne titulaire de l'autorité parentale</LienInterne> ou son avocat.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En savoir plus sur le rôle de la mère lorsque son enfant a besoin de soins médicaux urgents</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Si l'enfant a besoin de <MiseEnEvidence>soins médicaux urgents</MiseEnEvidence>, sa mère peut être autorisée à l'accompagner à l'hôpital.</Paragraphe><Paragraphe>La décision est prise par le chef de l'établissement pénitentiaire, en tenant compte des éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Contraintes liées au mode de détention ou au maintien de la sécurité et de l'ordre dans l'établissement</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Probabilité que la mère commette de nouvelles <LienIntra LienID="R10272" type="Définition de glossaire">infractions</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Protection de l'intérêt des victimes.</Paragraphe></Item></Liste><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Lorsque la mère est en détention provisoire, le chef de la prison doit informer le magistrat chargé de son affaire.</Paragraphe></Attention></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Droit de sortie en cas d'évènement familial important</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas d'évènement familial important (exemple : maladie grave, décès d'un proche ou naissance d'un enfant), le <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra> (ou <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l'accusé</LienIntra>) peut demander une <MiseEnEvidence>autorisation de sortie sous escorte.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>La demande de sortie sous escorte prend la forme d'une <LienIntra LienID="R12542" type="Définition de glossaire">requête</LienIntra>. Elle doit être adressée au greffe du <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d'instruction</LienIntra> chargé de l'affaire.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Paragraphe>S'il accorde cette sortie sous escorte, le juge fixe un délai pendant lequel le prévenu (ou l'accusé) peut sortir de prison. En général, ce délai est de quelques heures.</Paragraphe><Paragraphe>Durant la sortie, cette personne est surveillée par une escorte composée de membres du personnel de surveillance de la prison, de policiers ou de gendarmes. Elle peut également être menottée.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La décision du juge d'instruction peut faire l'objet d'un recours devant le président de la <LienIntra LienID="R68457" type="Définition de glossaire">chambre de l'instruction</LienIntra>, dans un délai de 24 heures suivant la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra> de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu, <MiseEnEvidence>par le biais de son </MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F2153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">avocat</LienInterne>, doit adresser une <LienIntra LienID="R72074" type="Définition de glossaire">déclaration d'appel</LienIntra> au greffe de la chambre de l'instruction.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></ASavoir></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droits sociaux d'une personne en détention provisoire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La personne en <LienInterne LienPublication="F1042" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détention provisoire</LienInterne> a le droit à des prestations sociales. Si elle est démunie, elle peut également bénéficier d'aides attribuées par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra> (ou <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l'accusé</LienIntra>) est informé de ses droits sociaux par son <LienIntra LienID="R67913" type="Définition de glossaire">conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP).</LienIntra></Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prestations sociales</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une personne détenue peut bénéficier des mêmes prestations sociales que toute autre personne.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut notamment recevoir des aides de la Caisse d'allocations familiales telles que :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F12006" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Aide personnalisée au logement</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/droits-et-aides/article/le-revenu-de-solidarite-active-rsa">Revenu de solidarité active (RSA)</LienExterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienExterne URL="https://www.caf.fr/allocataires/aides-et-demarches/droits-et-prestations/vie-personnelle/l-allocation-de-soutien-familial-asf">Allocation de soutien familial</LienExterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F12242" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Allocation adulte handicapé</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Cependant, le versement de ces prestations répond à des <LienExterne URL="https://www.caf.fr/allocataires/caf-de-la-charente-maritime/offre-de-service/accident-de-vie/vous-etes-incarcere">conditions particulières lorsque la personne est incarcérée</LienExterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour percevoir ces aides, le détenu doit signaler son incarcération à la <LienInterne LienPublication="R24582" type="Acronyme">Caf</LienInterne>. S'il ne le fait pas, il peut lui être demandé de rembourser les sommes qui lui ont été versées durant son emprisonnement.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les détenus affiliés à la <LienExterne URL="https://www.msa.fr/lfy/accueil">Mutualité sociale agricole (MSA)</LienExterne> doivent également signaler leur entrée en prison à cet organisme.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Pour accomplir les démarches nécessaires, le détenu condamné peut <MiseEnEvidence>demander de l'aide à son <LienInterne LienPublication="R70420" type="Acronyme">CPIP</LienInterne>.</MiseEnEvidence></Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les <LienInterne LienPublication="F14153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">détenus qui travaillent en prison</LienInterne> ont également des droits sociaux (assurance maladie, retraite, etc.). Pour cette raison, ils doivent payer des cotisations sociales.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Aides attribuées par l'administration pénitentiaire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu qui n'a pas de ressource financière peut bénéficier de différentes aides attribuées par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Avant de verser ces aides, l'administration pénitentiaire examine les sommes que la personne détenue a reçues de la part de ses proches ou de tout organisme public (exemple : la <LienInterne LienPublication="R24582" type="Acronyme">Caf</LienInterne>).</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Aide en nature (fournitures gratuites)</Paragraphe><Paragraphe>Si le détenu n'a pas les ressources financières suffisantes pour subvenir à ses besoins, l'administration pénitentiaire peut notamment lui fournir :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Des produits d’hygiène de base (savon, dentifrice, papier toilette, etc.)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Des vêtements de rechange</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Du matériel pour écrire (papier, stylo, enveloppes, timbres)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Des produits alimentaires de base.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R71942" type="Définition de glossaire">part disponible</LienIntra> de son <LienInterne LienPublication="F14149" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">compte nominatif</LienInterne> pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à <Valeur>100 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à <Valeur>100 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à <Valeur>100 €</Valeur>.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Nous sommes en février 2025. En janvier 2025, la personne détenue avait <Valeur>47 €</Valeur> sur son compte nominatif. Ce mois-ci, elle a reçu un virement de la part de sa famille d'un montant de <Valeur>50 €</Valeur>. Les 2 premières conditions sont remplies. Le 15 février, elle fait 2 achats à la cantine pour un montant total de <Valeur>30 €</Valeur>. Elle peut donc bénéficier de l'aide en nature de l'administration pénitentiaire.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Aide financière</Paragraphe><Paragraphe>Si le détenu n'a pas d'argent, l'administration pénitentiaire peut lui verser une aide financière dont le montant s'élève à :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><Valeur>20 €</Valeur> lors de son entrée en prison</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><Valeur>30 €</Valeur> par mois durant sa détention.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Un détenu est considéré comme démuni lorsque les 3 conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R71942" type="Définition de glossaire">part disponible</LienIntra> de son compte nominatif pendant le mois précédant le mois en cours est inférieure à <Valeur>60 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La part disponible du compte nominatif pendant le mois courant est inférieure à <Valeur>60 €</Valeur></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le montant cumulé de ses dépenses, pendant le mois en cours, est inférieur à <Valeur>60 €</Valeur>.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Nous sommes en février 2025. En janvier 2025, la personne détenue avait <Valeur>27 €</Valeur> sur son compte nominatif. Ce mois-ci, elle a reçu un virement de la part de sa famille d'un montant de <Valeur>30 €</Valeur>. Les 2 premières conditions sont remplies. Le 20 février, elle fait 2 achats à la cantine pour un montant total de <Valeur>30 €</Valeur>. Elle peut donc bénéficier de l'aide financière de l'administration pénitentiaire.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droit à la santé d'une personne en détention provisoire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra> (ou un <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">accusé</LienIntra>) peut obtenir des soins lorsqu'il est malade. Ses frais de santé sont pris en charge par l'Assurance maladie.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Accès aux soins</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Au sein de chaque établissement pénitentiaire, il existe une unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP).</Paragraphe><Paragraphe>Cette unité travaille avec les hôpitaux publics. Elle est composée de médecins généralistes, de spécialistes (exemple : gynécologues), de dentistes, de psychologues, d'infirmiers, etc.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu'une personne entre en prison, une visite médicale est organisée. À ce moment, la personne peut indiquer les problèmes de santé qu'elle rencontre et/ou les traitements qu'elle suit.</Paragraphe><Paragraphe>Par la suite, la personne détenue peut prendre un rendez-vous médical en adressant un courrier au personnel de l'USMP. Une boîte aux lettres dédiée est placée dans chaque établissement pénitentiaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les courriers sont uniquement lus par le personnel soignant. Il est tenu au secret médical.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Les consultations avec le personnel de l'USMP sont gratuites et les médicaments nécessaires sont fournis par l'administration pénitentiaire.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Il est possible de demander un rendez-vous médical avec <MiseEnEvidence>son médecin traitant ou un spécialiste non désigné par l'administration pénitentiaire (exemple : gynécologue). </MiseEnEvidence>Pour cela, le détenu doit avoir obtenu l'autorisation du directeur interrégional des services pénitentiaires. La consultation sera à la charge du détenu.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le règlement intérieur de chaque prison indique les horaires d'ouverture de l'USMP. La personne détenue doit respecter les horaires des rendez-vous médicaux qui lui sont fixés.</Paragraphe><Paragraphe>Si son état le nécessite, elle peut être conduite à l'hôpital public dont dépend l'USMP.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Prise en charge des frais de santé</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un détenu est rattaché au régime général de la sécurité sociale. Il bénéficie donc d'une prise en charge de ses frais de santé à partir du moment où il est <LienIntra LienID="R71985" type="Définition de glossaire">écroué</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le détenu n'a pas de démarche à effectuer auprès de l'Assurance Maladie. C'est l'établissement pénitentiaire qui effectue les formalités nécessaires à partir des éléments qui lui ont été communiqués lors de la mise sous écrou.</Paragraphe><Paragraphe>La personne écrouée bénéficie du <LienInterne LienPublication="F167" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">tiers-payant</LienInterne> : elle n'a donc aucun frais de santé à avancer.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut demander à bénéficier de la <LienInterne LienPublication="F10027" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">complémentaire santé solidaire (CSS)</LienInterne>.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F14153" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Si elle exerce une activité professionnelle en prison</LienInterne>, cette prise en charge est assurée par le régime d'assurance maladie dont relève cette activité.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Droit de vote de la personne en détention provisoire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un prévenu peut <LienInterne LienPublication="F1227" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">voter par procuration ou par correspondance</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Pour cela, il doit être inscrit sur les listes électorales.</Paragraphe></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F14149" audience="Particuliers"><Titre>Vie en prison : droit de visite, accès au téléphone, réception d'argent, etc.</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F14153" audience="Particuliers"><Titre>Travail en prison</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F38829" audience="Particuliers"><Titre>Vie en prison : règles à suivre par les personnes détenues</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><OuSAdresser ID="R17018" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip)</Titre><Complement>Pour obtenir des informations sur les différents droits des détenus</Complement><PivotLocal>spip</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-services-penitentiaires-dinsertion-et-de-probation-21786.html"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R30" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</Titre><Complement>Pour obtenir des informations relatives aux demandes à transmettre à un magistrat</Complement><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><OuSAdresser ID="R37857" sve="non" type="Centre de contact"><Titre>Défenseur des droits</Titre><Complement>Pour obtenir une défense en cas de violation des droits des détenus</Complement><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par courrier (depuis la France, gratuit et sans affranchissement)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Défenseur des droits</Paragraphe><Paragraphe>Libre réponse 71120</Paragraphe><Paragraphe>75342 Paris cedex 07</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Attention :</MiseEnEvidence> joindre à votre courrier les photocopies des pièces relatives à votre saisine.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Par messagerie électronique</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Accès au <LienExterne URL="https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/code/afficher.php?ETAPE=accueil_2016">formulaire de contact</LienExterne></Paragraphe></Chapitre></Texte></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000045492529/" ID="R38260"><Titre>Code pénitentiaire : article D343-1</Titre><Complement>Mariage et Pacs</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045488382/#LEGISCTA000045493396" ID="R62560"><Titre>Code pénitentiaire : articles D216-21 à D216-24</Titre><Complement>Protection de la mère et de l'enfant</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045492778" ID="R38264"><Titre>Code pénitentiaire : article R322-34</Titre><Complement>Protection de la mère et de l'enfant</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000045476241/LEGISCTA000045489660/" ID="R34965"><Titre>Code pénitentiaire : articles D424-22 à D424-30</Titre><Complement>Permissions de sortir</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000033121930" ID="R51674"><Titre>Code de procédure pénale : article D147</Titre><Complement>Principe de l'autorisation de sortie sous escorte</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006578009" ID="R38261"><Titre>Code de procédure pénale : article 723-6</Titre><Complement>Autorisation de sortie sous escorte pour une personne condamnée</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038312176" ID="R38262"><Titre>Code de procédure pénale : article 148-5</Titre><Complement>Autorisation de sortie sous escorte pour une personne en détention provisoire</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045282209/" ID="R61934"><Titre>Code pénitentiaire : articles D333-1 à D333-3</Titre><Complement>Aide en nature et aide financière aux détenus dépourvus de ressources suffisantes</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045492760" ID="R38263"><Titre>Code pénitentiaire : article R324-1</Titre><Complement>Protection sociale des détenus</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041409417" ID="R72004"><Titre>Code électoral : article L12-1</Titre><Complement>Exercice du droit de vote</Complement></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R22766" URL="https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2024-07/dap_guide_je_suis_en_detention.pdf" audience="Particuliers" format="application/pdf" poids="3.4 MB"><Titre>Guide du détenu arrivant</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R71997" URL="https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/2024-11/ddd_guide_faire-respecter-les-droits-en-prison_20241106.pdf" audience="Particuliers"><Titre>Faire respecter mes droits en prison</Titre><Source ID="R30631">Défenseur des droits</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R52097"><Titre>Prévenu</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un délit ou une contravention et poursuivie devant le tribunal de police ou devant le tribunal correctionnel</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52098"><Titre>Accusé</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un crime et qui attend d'être jugée devant la cour criminelle, la cour d'assises ou la cour d’assises des mineurs</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67846"><Titre>Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)</Titre><Texte><Paragraphe>Service départemental de l'administration pénitentiaire qui assure le contrôle et le suivi des peines exécutées au sein d'un établissement pénitentiaire ou en milieu ouvert</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70910"><Titre>Partie (à un acte)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui a conclu l'acte/le contrat (exemple : les parties à un acte de mariage sont les personnes qui ont signé le contrat de mariage)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68534"><Titre>Centre de détention</Titre><Texte><Paragraphe>Établissement pénitentiaire qui reçoit les personnes condamnées à une peine supérieure à 2 ans de prison</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70414"><Titre>Aménagement de peine</Titre><Texte><Paragraphe>Mode d'exécution d'une peine de prison ferme qui permet à la personne condamnée d’effectuer tout ou partie de sa peine en dehors d’une prison (détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté, placement à l'extérieur, libération conditionnelle, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68535"><Titre>Juge de l'application des peines</Titre><Texte><Paragraphe>Juge compétent pour superviser la manière dont la peine va être appliquée à une personne condamnée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70393"><Titre>Chambre de l'application des peines</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction qui dépend de la cour d'appel et qui a pour rôle d'examiner les recours contre les décisions relatives à l'exécution des peines</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31350"><Titre>Officier de l'état civil</Titre><Texte><Paragraphe>Personne (en France, en mairie ou consulat) qui établit les actes d'état civil (naissance, mariage, décès...), les conserve et en délivre copies ou extraits</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136100" ID="R16226"><Titre>Code civil : articles 34 à 54</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R12506"><Titre>Autorité parentale</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents ou à une tierce personne sur décision du juge, jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant. Elle sert à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68345"><Titre>Personne mise en cause</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir participé à la commission d'une infraction (crime, délit, contravention)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68955"><Titre>Juge aux affaires familiales</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat chargé du règlement des litiges dans les procédures relatives au couple (divorce, violences, etc.) ou à propos de l'exercice de l'autorité parentale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67904"><Titre>Retrait de l'exercice de l'autorité parentale</Titre><Texte><Paragraphe>Perte du droit de prendre les décisions concernant la vie de l’enfant, sauf décision contraire du juge.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65185"><Titre>Juge d'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). </Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67913"><Titre>Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation</Titre><Texte><Paragraphe>Professionnel qui intervient en prison auprès de personnes détenues et en milieu ouvert ou de personnes soumises à un contrôle judiciaire, une surveillance électronique, une libération conditionnelle ou un sursis probatoire. Il a pour mission d'accompagner ces personnes durant l'exécution de leur peine.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R10272"><Titre>Infraction</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et passible de sanctions pénales</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12542"><Titre>Requête</Titre><Texte><Paragraphe>Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71942"><Titre>Part disponible - compte nominatif détenu</Titre><Texte><Paragraphe>Portion du compte nominatif que le détenu peut utiliser librement pour subvenir à ses besoins courants en prison (nourriture, affaires de toilette, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71980"><Titre>Logement adapté</Titre><Texte><Paragraphe>Logement semi-collectif comptant des espaces individuels (exemple : studio), pensé pour une personne ayant des difficultés d’insertion</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71985"><Titre>Mise sous écrou</Titre><Texte><Paragraphe>Acte administratif par lequel une personne est physiquement incarcérée dans un établissement pénitentiaire, en raison d'une détention provisoire ou à la suite d'une condamnation à une peine de prison. Cet acte marque le début de l'exécution de la peine ou de la mesure de détention provisoire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68457"><Titre>Chambre de l'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction relevant de la cour d'appel dont le rôle est de garantir la bonne marche de la justice pénale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R72074"><Titre>Déclaration d'appel</Titre><Texte><Paragraphe>Acte écrit permettant de contester la décision d'une juridiction du premier degré (tribunal judiciaire, juge d'instruction, etc.). Cet acte doit contenir des mentions spécifiques (exemple : juridiction qui a rendu la décision attaqué, date du jugement, objet de la demande, identité complète des parties à l'audience, etc.).</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R45368" type="Sigle"><Titre>Pacs</Titre><Texte><Paragraphe>Pacte civil de solidarité</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R46090" type="Acronyme"><Titre>RAR</Titre><Texte><Paragraphe>Recommandé avec avis de réception</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R65648" type="Sigle"><Titre>Jap</Titre><Texte><Paragraphe>Juge d'application des peines</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R24582" type="Acronyme"><Titre>Caf</Titre><Texte><Paragraphe>Caisse d'allocations familiales</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R70420" type="Acronyme"><Titre>CPIP</Titre><Texte><Paragraphe>Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1227" audience="Particuliers">Une personne détenue en prison a-t-elle le droit de voter ?</QuestionReponse><QuestionReponse ID="F31832" audience="Particuliers">Peut-on percevoir des allocations après sa sortie de prison ?</QuestionReponse></Publication>